samedi 22 février 2014

« Hanna était seule à la maison » de Carin Gerhardsen

Résumé :

Le corps d’une adolescente étranglée est découvert sur un ferry. En même temps, Petra Westman, inspectrice, découvre au milieu de buissons un nourrisson proche de la mort et le cadavre d’une femme.
L’équipe du commissaire Sjöberg doit faire vite avant que la presse ne s’empare des affaires.
Au même moment, la petite Hanna est seule chez elle. Sa mère vient de partir promener son petit frère malade et son père est au Japon. Elle s’ennuie et commence à trouver le temps long.


Mon avis :

Ce roman est le deuxième de la série des Conny Sjöberg et si j’avais déjà beaucoup aimé La maison en pain d’épices, je préfère de loin celui-ci. Les personnages sont déjà posés dans le premier roman, ce qui permet de lancer le deuxième tout de suite dans les enquêtes.
Sans temps mort, celles-ci sont bien rythmées, sans pour autant qu’il y ait trop d’action. Intéressantes, elles font s’interroger le lecteur en même temps que les enquêteurs.
Carin Gerhardsen réussit à introduire du suspense, surtout dans les passages où Hanna est seule chez elle et attend désespérément de l’aide.
Certains chapitres sont dérangeants vu les thèmes abordés, notamment celui de la pédophilie. A ce titre, le premier chapitre est terrifiant et l’on ne peut que compatir avec l’un des personnages, prisonnier psychologiquement de son foyer familial et de son histoire.
Dans La maison en pain d’épices, une histoire parallèle faisait intervenir Petra. Cette histoire continue lentement. Le commissaire Conny Sjöberg est recentré dans son rôle de personnage principal tout en n’étant pas le personnage exclusif du roman.
Carin Gerhardsen présente une Suède loin du cliché parfait que l’on peut s’imaginer. J’aime beaucoup.


Lu en : 5 jours.

dimanche 16 février 2014

« Baby leg » de Brian Evenson

Résumé :

Kraus se réveille un matin dans une cabane au milieu de la forêt, amputé d’une main. Ses rêves sont hantés par une femme qui tient une hache et qui a une jambe de bébé. Parvenant à s’échapper, il atteint une station-service où une affiche indique qu’il est recherché.







Mon avis :

Le seul intérêt de ce livre est qu’il ne comporte que 99 pages et qu’il se lit donc à une vitesse quasi-fulgurante.
La 4ème de couverture était plutôt alléchante, le contenu l’a beaucoup moins été.
Les chapitres oscillent entre rêve et réalité, sans que je ne sois parvenue à démêler le vrai du faux.
Au final, mes interrogations du début restent entières. Dommage, il y avait pourtant un bon scénario de départ.


Lu en : 1 jour.

« Du bois pour les cercueils » de Claude Ragon

Résumé :

Le directeur d’une usine traitant du bois est retrouvé mort dans son atelier, alors qu’il est enfermé de l’intérieur. Les gendarmes sont sur la piste de l’accident, mais ils reçoivent l’aide du commissaire Gradenne et du jeune lieutenant Bruchet, qui penchent plutôt pour la thèse du meurtre. D’autant plus que la victime n’était pas particulièrement appréciée de son entourage professionnel. L’enquête est menée au fin fond du Jura. Le jeune Bruchet parviendra-t-il à faire ses preuves ?




Mon avis :

Ce roman a remporté le Prix du Quai des Orfèvres en 2011.
Il est assez original dans la mesure où le lieu où se déroule l’action, une usine traitant le bois, est inédit.
L’auteur n’est pas spécialiste du fonctionnement de l’institution judiciaire et policière, d’où un certain étonnement au départ lorsque l’on constate que police et gendarmerie travaillent main dans la main, sans rapport de forces. Cette marque de naïveté me paraît assez étonnante au regard du fait que ce roman a été primé par un jury de spécialistes, particulièrement indulgent. C’est cette candeur dans le récit qui rend le scénario moins crédible et moins réaliste.
Ces bémols étant mis à part, l’enquête contient tout ce qu’il faut pour en faire un polar qui se lit vite et bien, avec malgré tout un peu de suspense et de rebondissements dans ce qui s’annonçait comme étant peut-être un peu lisse.


Lu en : 2 jours.

« Un long moment de silence » de Paul Colize

Résumé :

D’un côté, Stanislas part à la recherche de l’histoire de son père, tué dans un attentat au Caire en 1954.
D’un autre côté, Nathan, rescapé des camps, intègre une organisation chargée d’éliminer les nazis qui n’ont pas été condamnés.







Mon avis :

Je découvre Paul Colize avec ce roman qui, malgré l’intitulé de thriller sur la couverture, n’en est pas un et c’est vrai qu’il s’agit d’une belle découverte.
Sans partager l’enthousiasme de beaucoup de lecteurs qui l’ont qualifié de chef-d’œuvre, je dois reconnaître que la qualité d’écriture est indéniable. Chaque mot est savamment utilisé, donnant ainsi une fluidité dans la lecture particulièrement agréable.
Je n’ai par contre pas ressenti beaucoup d’émotions et les personnages ne m’ont pas touchée.
Le scénario est intéressant. Dès le départ, on se doute que les deux histoires vont se rejoindre et l’on suit avec intérêt la quête de Stanislas, tout en suivant la construction de la vie de Nathan. Il ne faut pas, à mon sens, rechercher de suspense dans ce livre, l’intérêt se situe autre part.
Un long moment de silence représente un vrai roman sur la construction personnelle et sur l’influence qu’a l’Histoire sur la vie d’une famille. Du haut de gamme.


Lu en : 6 jours.

« Ombre japonaise » de Viviane Moore

Résumé :

Erwan est un photographe installé au Japon. Il croise la route d’une femme tatouée qui l’envoûte complètement. Parti à sa recherche, il se trouve mêlé à une série d’attentats et à un déploiement de violence qui risque de se retourner contre lui.







Mon avis :

Ce roman noir a quelques allures de thriller. Pour les lecteurs amateurs du Japon, le cadre est parfait. Le scénario fait référence à l’histoire du pays et notamment aux irradiés, aux « vierges de la bombe A » et aux yakuza.
Il s’agit d’un roman dont le scénario est assez peu réaliste, à l’image des personnages et des retournements de situation. L’intervention d’enquêteurs japonais ancre un peu plus le roman dans la réalité.
Au final, un moment de lecture rapide mais sans grand intérêt.


Lu en : 1 jour.

« Le serment des limbes » de Jean-Christophe Grangé

Résumé :

Mathieu Durey travaille à la brigade criminelle. Son meilleur ami, Luc, vient de se suicider et est dans le coma. Mathieu a du mal à croire au suicide. Aussi, il décide de reprendre l’enquête que menait Luc sur une série de meurtres où des cadavres sont retrouvés à différents stades de décomposition.






Mon avis :

Il s’agit du deuxième roman de Jean-Christophe Grangé que je lis, après Les rivières pourpres, et sans surprise, cet auteur a indéniablement un grand talent.
Le style est précis, rien n’est laissé au hasard. La lecture doit donc être minutieuse et attentive pour en profiter pleinement et boucler la boucle au final.
Les descriptions précises des voyages (Italie, Pologne, Jura…) permettent de bien rentrer dans l’histoire et de visualiser les scènes, ce que j’ai beaucoup apprécié.
Le personnage principal est assez curieux : un flic épris de religion. Si j’ai trouvé cela assez peu crédible au départ, mes premières impressions ont fini par s’estomper.
Quant à l’enquête, elle est bien rythmée, bien menée et intéressante.


Lu en : 8 jours.

dimanche 2 février 2014

« Au pays des ombres » de Gilbert Gallerne

Résumé :

Lorsque le cadavre d’un garagiste receleur est découvert devant la maison de vacances du policier Vincent Brémont, avec son adresse dans la poche, il n’en faut pas moins pour que celui-ci soit accusé du meurtre. Devenu alcoolique suite au suicide inexpliqué de sa femme, seul à élever sa fille, ne pouvant compter que sur son ami et mentor flic, Michel, Vincent s’enfuie afin de prouver son innocence. Persuadé qu’il existe un lien entre la mort de son épouse et celle du voyou, il mène une enquête solitaire pour chasser ses démons et retrouver celui qui l’a plongé dans l’enfer.



Mon avis :

L’histoire de cette machination n’est finalement pas très originale et plutôt simplement construite mais elle se lit très bien et très vite.
Les personnages manquent sinon de crédibilité, du moins de réalisme dans leurs réactions et décisions, ce qui contraste avec les autres romans primés, marqués par leur rigueur et leur précision.
Il m’a semblé étonnant que ce roman ait reçu le Prix du Quai des Orfèvres 2010, mais il représente malgré tout un bon moment de lecture.


Lu en : 3 jours.

« Après la fin » de Barbara Abel

Résumé :

Tiphaine et Sylvain élèvent Milo depuis le décès de ses parents et de leur fils Maxime. Mais en moins de dix ans, depuis les drames qui se sont rapidement succédé, leur couple va de moins en moins bien. L’emménagement de leur nouvelle voisine, Nora, dans la maison où le père de Milo s’est suicidé, va raviver les blessures antérieures.






Mon avis :

Suite et fin de l’excellent Derrière la haine. Nous retrouvons les survivants de ce thriller. Quelques années ont passé et le traumatisme est pourtant toujours bien tenace. On a comme l’impression que le temps s’est arrêté et que les seuls souvenirs remontent à la mort des parents de Milo et du fils de Tiphaine et Maxime.
Les nouveaux personnages qui entrent en scène ne sont pas assez fouillés et pas assez forts pour prendre une part active à l’action.
Le roman se lit vite, un peu trop vite, il aurait été peut-être préférable de creuser un peu plus la psychologie des personnages, d’instaurer plus de rebondissements, pour faire durer l’intrigue.
D’un niveau en-dessous de Derrière la haine, l’auteur a manqué le coche. Il est vrai qu’il est difficile d’écrire la suite d’un thriller aussi palpitant.


Lu en : 4 jours.

« Délivrance » de Jussi Adler Olsen

Résumé :

Un message dans une bouteille jetée à la mer est retrouvé en Ecosse. Difficile à déchiffrer, il semble bien pourtant qu’il s’agisse d’un appel au secours lancé il y a plusieurs années par un jeune danois enlevé avec son frère. Carl Morck, Assad et Rose, ses deux assistants du département V, prennent ce message très au sérieux et essaient de remonter la piste, laquelle est encore malheureusement d’actualité.





Mon avis :

Encore un très bon roman de Jussi Adler Olsen, le troisième des enquêtes du département V.
Très bien écrit, cet opus permet d’en savoir un peu plus sur les membres du département V chargé de reprendre des affaires non résolues.
L’enquête est intéressante, les rebondissements restent réalistes et faciles à suivre. Une bonne dose d’action permet de bien rythmer l’intrigue.
Une originalité par rapport aux deux premiers romans (Miséricorde et Profanation) : l’enquête passée se prolonge en fait dans le présent.
Je ne regrette décidément pas d’avoir découvert cet auteur (à Quais du Polar).


Lu en : 8 jours.

« La maison en pain d’épices » de Carin Gerhardsen

Résumé :

Plusieurs meurtres particulièrement violents endeuillent la Suède. Les victimes ont un point commun : elles ont toutes 44 ans. De plus, le souffre-douleur de leur classe, Thomas Karlsson, est aperçu à chaque fois près des victimes avant leur mort. Mais Thomas s’obstine à clamer son innocence. Conny Sjöberg et son équipe mènent l’enquête. Difficile de se concentrer pour Petra, inspectrice, qui pense s’être fait agresser par un homme. Difficile également pour elle de retrouver la mémoire et les souvenirs de la soirée passée avec lui.



Mon avis :

Ce roman est le premier de la trilogie des enquêtes du commissaire Conny Sjöberg.
L’intrigue a du mal à se mettre en place car l’auteur prend du temps à poser les personnages et le contexte, éléments qui seront très certainement utiles pour la suite de la trilogie.
Dès le départ, le lecteur croit connaître l’identité du coupable tout en sachant que ce serait bien trop simple. Et effectivement, la vérité n’est pas aussi facile à découvrir.
J’ai trouvé qu’il y avait finalement peu de place pour l’enquête et que les talents des enquêteurs n’étaient pas véritablement exploités. Les faits se déroulent et se suivent, sans qu’il n’y ait l’empreinte des policiers.
L’histoire parallèle de Petra est presque plus intéressante que l’intrigue principale, à tel point que je me suis demandé si l’héroïne n’était pas plutôt Petra.
J’ai hâte de lire la suite qui me semble prometteuse.


Lu en : 3 jours.

dimanche 26 janvier 2014

« Compulsion » de Keith Ablow

Résumé :

Darwin Bishop est un milliardaire à qui tout réussit. Dur en affaires, il l’est aussi au sein de son foyer. Le jour où l’une de ses filles jumelles de cinq mois est assassinée dans sa résidence secondaire, son fils adoptif, Billy, est accusé du meurtre. Curieusement, Darwin ne fait pas grand-chose pour le défendre. Le chef de la police locale, North Anderson, convaincu de l’innocence de Billy, fait alors appel au psychiatre Franck Clevenger pour enquêter sur cette affaire.




Mon avis :

Ce thriller est l’un des premiers de la série des Frank Clevenger, série qu’il est préférable de lire dans l’ordre, contrairement à ce que j’ai fait.
Sans être sensationnel, il se lit bien, l’enquête est bien menée et reste intéressante. Quelques passages au début du livre sont un peu scolaires ; l’auteur étant psychiatre, il explique certaines données dans son domaine de prédilection sur un ton légèrement docte. Mais ces passages sont tout à fait résiduels par rapport au reste du livre.
Le personnage du docteur Clevenger n’est pour le moment pas très attachant, il le deviendra dans d’autres thrillers. Mais l’on devine qu’il est tourmenté et que ses démons vont le poursuivre.


Lu en : 5 jours.

« Purgatoire des innocents » de Karine Giébel

Résumé :

Raphaël est un braqueur expérimenté. Lorsqu’il entraîne son jeune frère William et deux complices dans le braquage d’une bijouterie place Vendôme, il ne s’attend pas à ce qu’il tourne mal et que son frère soit blessé. Il s’attend encore moins à être séquestré par Sandra, une étrange et charmante vétérinaire supposée soigner William. Les voici tous en enfer. Une seule question : jusqu’où seront-ils capables d’aller pour survivre ?





Mon avis :

Sans surprise, Karine Giébel signe là un excellent thriller où la violence est très présente.
Très bien écrit, comme d’habitude, certaines scènes sont presque insoutenables. L’auteur parvient à faire rentrer le lecteur dans l’histoire, au point de vouloir encourager les victimes qui, au départ, sont pourtant loin d’être des enfants de chœur.
Le roman fait s’interroger sur les notions de culpabilité et de victime. Le personnage de Sandra en est l’exemple type. Sans dévoiler toute l’histoire, l’auteur joue constamment sur l’ambiguïté de celle qui au départ est une victime pour devenir ensuite bourreau sans pour autant se départir de son statut de victime.
La tension psychologique est également prégnante ; le lien entre les deux frères est très fort, aussi fort que les violences qu’ils subissent à cause de chacun d’entre eux.
La qualité de ce roman est vraiment très grande. J’aime beaucoup.


Lu en : 3 jours.

« 22/11/63 » de Stephen King

Résumé :

Jake Epping mène une paisible vie de professeur d’anglais dans un lycée américain. Lorsque le restaurateur chez qui il dîne tous les jours lui annonce qu’il va bientôt mourir et qu’il a une mission à lui confier, Jake hésite. Il finit par accepter cette étrange proposition de voyager dans le temps et de revenir à l’année 1958. Son objectif : empêcher l’assassinat du président Kennedy. Le parcours de Jake est dès lors semé d’embûches.





Mon avis :

Déception n’est pas un terme assez fort pour exprimer ce que je ressens après avoir lu ce qui était présenté par un nombre impressionnant de lecteurs comme un des plus grands chef-d’œuvre littéraire de ces dernières années.
La longueur du livre et de certains chapitres le rend interminable (plus de 900 pages). L’action n’est présente qu’à la fin du roman et c’est seulement dans les 200 dernières pages que je ne me suis pas ennuyée.
Je dois toutefois reconnaître que Stephen King réussit, avec beaucoup de talent, à reconstruire l’univers des années 60. Il permet aussi de s'interroger sur ce que l'on changerait si nous avions la possibilité de remonter le temps.
Mais cette qualité dans l’écriture ne suffit pas pour, d’après moi, en faire un chef-d’œuvre.


Lu en : 8 jours.

« Les souris valseuses » de Ange Bastiani

Résumé :

Barbara est une jeune femme qui gagne sa vie en recevant des hommes chez elle. Lorsqu’elle découvre le cadavre d’un homme dans son appartement, elle n’a qu’une idée en tête : appeler son oncle à l’aide. Celui-ci arrive et le voilà embarqué dans une curieuse histoire où se mêlent argent, pouvoir et chantage. Sa nièce n’est peut-être pas celle qu’il croit être.





Mon avis :

Ce roman noir date de 1961 et l’écriture est pourtant assez moderne. Les férus d’argot sauront l’apprécier. Il s’agit d’un roman assez court qui comporte une bonne dose d’action. Il vaut mieux être bien attentif au déroulement des évènements et aux personnages pour bien comprendre les enjeux et la fin du livre.
Le seul bémol concerne l’édition du livre ; il n’y a pas de retour à la ligne. Les retours sont matérialisés par des croix entre les phrases, lesquelles ont donc une apparence très condensée. Cela gâche quelque peu le moment de lecture.


Lu en : 2 jours.

samedi 4 janvier 2014

« La fin de l’innocence » de Megan Abbott

Résumé :

Lizzie et sa voisine Evie, treize ans, sont comme deux sœurs. Elles vivent dans l’ombre de Dusty, la grande sœur d’Evie, et ont une admiration sans bornes pour M. Verver, le père d’Evie et Dusty. Mais un jour, Evie disparaît. Elle lance les policiers sur la piste de son voisin mais découvre peu à peu qu’Evie et elle s’étaient éloignées depuis quelques temps et qu’elle ignore certaines choses chez sa meilleure amie.





Mon avis :

Je n’ai pas accroché avec ce roman noir psychologique. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. Le narrateur est cette jeune fille de treize ans amie de la disparue mais elle manque de crédibilité et ses réflexions sont un peu dérangeantes lorsqu’elle évoque le père de son amie.
L’histoire avance lentement, il n’y a pas d’enquête puisque le roman est centré sur les pensées d’adolescentes confrontées pour la première fois à ce qui pourrait être de l’amour.
J’ai eu également du mal à déterminer l’époque de l’histoire, qui se situe dans les années 80.
Cela dit, cette lecture change des autres romans de Megan Abbott qui a l’habitude de situer son action dans les années 40 en s’inspirant de faits réels.


Lu en : 4 jours.

mercredi 1 janvier 2014

« Laura de Rimini » de Carlo Lucarelli

Résumé :

Laura n’aime pas les polars. Et pourtant, lorsqu’elle échange son sac à dos par erreur avec un sac rempli de cocaïne, sa vie se transforme en véritable polar au cours duquel elle est traquée, chassée, frappée et trompée par des dealers, des policiers et des mafieux.






Mon avis :

Les aventures de Laura sont agréables à suivre dans ce polar vivant, un peu burlesque, digne d’un film de Tarantino.
Bien que le roman soit court, le personnage de Laura est attachant et l’on se prend vite dans le jeu de cette jeune fille, étudiante sérieuse, qui se retrouve poursuivie par des mafieux, pas si antipathiques que cela, à cause d’un sac malencontreusement échangé et pourtant très recherché.
Un moment de lecture très sympathique.


Lu en : 3 jours.

« Illustre inconnu » de Barbara Abel

Résumé :

Lors du décès du célèbre acteur Pierre Vasseur, Violette apprend qu’il est son père. Stupéfaite, l’adolescente décide d’intégrer la vie de la famille Vasseur, afin de compenser le temps perdu. Mais la famille Vasseur ne l’entend pas de cette oreille. Et surtout pas la jolie veuve Leïla, habituée à tout diriger d’une main de fer.






Mon avis :

Encore un très très bon thriller psychologique de Barbara Abel. Le scénario est original et les personnages très réalistes.
L’écriture est de qualité, le roman se lit vite et il y a suffisamment de suspense pour avoir envie de dévorer ce livre alors qu’il n’y a pas d’enquête.
Barbara Abel a vraiment un style percutant auquel j’accroche beaucoup.
Comme pour les autres thrillers que j’ai lus d’elle, la fin est toutefois un peu décevante. Mais il est difficile d’avoir un dénouement aussi fort que le début de l’intrigue.


Lu en : 2 jours.

dimanche 29 décembre 2013

« Le sang de la trahison » de Hervé Jourdain

Résumé :

Zoé Dechaume vient d’intégrer la Crim’ lorsqu’un juge d’instruction est assassiné au sein du palais de justice de Paris. L’enquête débute, au sein d’une équipe qui est loin de l’accueillir chaleureusement, mais les meurtres s’enchaînent au tribunal et la Crim’ est en difficulté.







Mon avis :

Un prix du Quai des Orfèvres 2014 amplement mérité pour ce polar haletant et très bien rythmé que j’ai dévoré.
Nous sommes plongés au cœur du fameux 36 et c’est un régal de côtoyer des enquêteurs qui sont loin d’être des James Bond.
L’enquête est passionnante et il est impossible de deviner le nom du tueur, malgré les chapitres où celui-ci s’exprime, qui ont au contraire tendance à aiguiller sur de fausses pistes.
Ce roman comporte une bonne dose d’action. Très bien écrit, les pages se tournent toutes seules.
Les amateurs de l’architecture du palais de justice de Paris apprécieront les descriptions de ce bâtiment chargé d’histoire.
Une lecture vraiment captivante !


Lu en : 2 jours.

« Sur les nerfs » de Larry Fondation

Résumé :

Des nouvelles noires, dont l’action se déroule à Los Angeles, entre misère, drogue et violence.









Mon avis :

Je n’ai pas trouvé beaucoup d’intérêt à ce recueil de nouvelles, à part peut-être le fait que je l’ai lu en deux heures, ce qui m’a permis de rapidement passer à autre chose.
La structure des nouvelles est hachée, décousue et incohérente. Quant à leur contenu, il n’a vraiment rien d’inoubliable.


Lu en : 1 jour.

« Noces de soufre » de Jean Amila

Résumé :

Le cadavre d’André, employé de banque, est retrouvé carbonisé suite à un accident de voiture, avec à côté de lui des billets de banque brûlés. Problème : sur les 127 millions qu’il aurait dérobés, seulement une partie est brûlée, les autres ont disparu. Sa veuve Annette et sa maîtresse Thérèse ne croient pas à la thèse de l’accident. Elles trouvent au contraire très curieux que la police ait été si rapidement sur les lieux.





Mon avis :

Un polar intéressant à lire, aux dialogues vivants, sans temps mort.
Les personnages sont tous à un moment donné plus ou moins suspects. Qui manipule qui est une question récurrente.
Ce polar comporte une bonne dose d’action et de rebondissements. Pas étonnant qu’il ait fait l’objet d’une adaptation au cinéma en 1984 ; le dialogue, le thème et l’intrigue s’y prêtent bien.


Lu en : 2 jours.

vendredi 27 décembre 2013

« Chiens de sang » de Karine Giébel

Résumé :

Diane est photographe. Lorsqu’elle surprend des chasseurs en train de tuer un ermite, il s’ensuit une traque infernale dans la forêt.
Rémy est SDF. Lorsqu’un emploi de jardinier lui est proposé, il ne se doute pas qu’il va se transformer en gibier dans le cadre d’une chasse à l’homme infernale.






Mon avis :

Je suis un peu déçue par ce thriller qui n’est pas aussi haletant que les autres romans de Karine Giébel. Je n’ai pas réussi à me plonger dans l’histoire. Pourtant, le thème de la traque peut s’avérer captivant.
Les personnages ne sont pas aussi torturés que d’habitude et sont, de fait, assez peu attachants.
Il manque le côté policier de l’histoire qui m’aurait fait accrocher un peu plus.
Le dénouement final laisse un goût d’inachevé.


Lu en : 1 jour.

« Les morsures de l’ombre » de Karine Giébel

Résumé :

Le commandant de police Benoît Lorand a tout pour plaire : un métier qui le passionne, de nombreuses conquêtes féminines, un fils qu’il adore. Jusqu’au jour où voulant venir en aide à une magnifique jeune femme, Lydia, celle-ci le séquestre dans une cave. Son but : l’entendre avouer le meurtre d’une jeune fille quelques années auparavant puis le voir mourir lentement.





Mon avis :

Encore une fois, Karine Giébel réussit là un thriller excellent qui plonge le lecteur dans un huis-clos tellement bien construit qu’une fois le livre commencé, impossible de s’en détacher.
Et même si certains passages relatent l’enquête menée par les collègues de Benoît, nous restons tout de même plongés dans l’enfer que vit celui qui est accusé d’un crime qu’il persiste à nier.
Le style de Karine Giébel est toujours aussi bon, les pages se tournent à vitesse grand V. J’adore.


Lu en : 1 jour.

jeudi 26 décembre 2013

« Mygale » de Thierry Jonquet

Résumé :

D’un côté, Richard séquestre Ève qu’il prostitue. D’un autre côté, Mygale séquestre Vincent qu’il cajôle. Les deux proies sont brisées peu à peu psychologiquement. Que s’est-il passé pour en arriver là ?








Mon avis :

Difficile de rester indifférent après la lecture de ce roman très noir, qui comporte des passages difficiles à supporter ; le thème de la chirurgie étant abordé dans le détail.
Les deux histoires parallèles se rejoignent pour former un final dur et très bien mené, avec une touche policière, auquel je ne m’attendais pas.
Il s’agit d’huis-clos étouffants assez prenants.
Ce roman a été adapté au cinéma par Pedro Almodovar, le film s’intitule « La piel que habito ». Je ne suis pas certaine qu’il me plaise, tant certaines scènes étaient dures.


Lu en : 1 jour.

« Le jardin du Bossu » de Franz Bartelt

Résumé :

En voulant suivre un homme riche à la sortie d’un bar pour le cambrioler, un petit voyou, poète à ses heures perdues, se retrouve séquestré chez lui. Cette séquestration est toutefois curieuse puisque son ravisseur attache beaucoup d’importance à son bien-être, sans pour autant ôter à sa victime l’envie de s’enfuir.






Mon avis :

J’ai trouvé assez peu d’intérêt à ce roman noir, sauf peut-être à la fin, à laquelle je ne m’attendais pas. Le final est très bien trouvé.
Les chapitres relatant le déroulement de l’étrange séquestration du narrateur, dont nous ignorons l’identité, m’ont semblé trop longs, bien que le roman soit court. Un peu plus d’action aurait été salvateur.


Lu en : 2 jours.

« L’hermine était pourpre » de Pierre Borromée

Résumé :

Lorsque l’épouse d’un avocat est retrouvée assassinée à son domicile dans une paisible ville de province, c’est tout le milieu judiciaire qui est en émoi : le procureur s’inquiète pour ses statistiques, le bâtonnier pour le veuf et le commissaire pour sa demande de mutation. Le commissaire et le bâtonnier décident de s’allier pour identifier le meurtrier, d’autant plus que le meurtre ressemble étrangement à un autre commis sept ans auparavant.





Mon avis :

Excellent !
Ce roman policier a reçu le Prix du Quai des Orfèvres 2012 et c’est amplement mérité.
Les références au milieu judiciaire sont justes (l’auteur est avocat), l’enquête est solide et pleine de suspense. Les pages se tournent toutes seules.
Nous sommes vraiment plongés dans la vie d’un tribunal, avec le point de vue d’avocats. C’est intéressant, très bien écrit, réaliste et très agréable à lire.
Je recommande vivement la lecture de cet excellent polar.


Lu en : 2 jours.

lundi 23 décembre 2013

« Freaky fridays » de Brigitte Aubert

Résumé :

Alors qu’elle apporte un gâteau chez ses voisins, Mamie Hélène est témoin de la fusillade qui décime la famille. Pourchassée par les tueurs, la mafia et l’armée, elle est contrainte de se replonger dans son passé d’ex-épouse de tueuse à gages pour avoir la vie sauve.







Mon avis :

Je suis un peu déçue par ce roman de Brigitte Aubert, qui manque d’humour alors que le contexte d’une mamie tueuse s’y prêtait plutôt bien et que d’autres romans de l’auteur comportaient une bonne dose d’humour noir.
La lecture doit être attentive pour bien suivre le fil de l’histoire car outre l’action très rythmée, le roman s’apparente parfois à un roman d’espionnage.
En bref, un moment de lecture qui n’était pas désagréable mais tout de même un peu décevant.


Lu en : 2 jours.

dimanche 22 décembre 2013

« Disparu à jamais » de Harlan Coben

Résumé :

C’est lors du décès de sa mère que Will Klein découvre que son frère, accusé du meurtre de son ancienne petite amie, et qu’il croyait être mort, serait en réalité vivant. Quelques jours après, c’est sa petite amie qui disparaît en lui laissant un message. Will va de surprise en surprise lorsqu’il apprend que son frère et sa petite amie sont tous les deux recherchés par le FBI. Amené à creuser le passé de sa mystérieuse compagne, il va devoir lutter contre la mafia avec l’aide de son ami Carrex.




Mon avis :

De l’action, des rebondissements, une enquête solide, les ingrédients nécessaires pour faire de ce livre un roman de grande qualité.
Il s’agit du premier livre d’Harlan Coben que je lis. Je m’attendais à quelque chose d’exceptionnel, aussi, je ressens une légère pointe de déception. Mais pour essayer de rester tout de même objective, je dois reconnaître que le roman se lit très vite et très bien. Les multiples retournements de situation font que l’on ne s’ennuie pas. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire au début et je craignais d’oublier certains personnages apparaissant dans les histoires parallèles mais le tout est bien dosé et comme je l’ai lu rapidement, tout est cohérent.


Lu en : 2 jours.