dimanche 22 février 2015

« Dans le creux de ta main » de Michèle Reiser

Résumé :

Marie dirige l’institut des sciences philosophiques, morales et politiques. Baptiste est un chef d’orchestre mondialement connu. Ils aiment se retrouver dans des chambres d’hôtel et entament une relation amoureuse en s’écrivant via leurs téléphones.







Mon avis :

Dès les premières pages de ce court roman, j’ai craint de découvrir un ouvrage très niais, plat et inintéressant.
Je n’irais pas jusqu’à écrire que c’est au contraire tout l’inverse que j’ai su apprécier, mais au fil des pages, l’intrigue a présenté un intérêt qui a légèrement dépassé mes espérances.
Le dénouement plutôt noir ne m’a pas déplu, chose plutôt curieuse pour un roman de littérature blanche.


Lu en : 1 jour.

« Satan était un ange » de Karine Giébel

Résumé :

François Davin est un avocat brillant. Atteint d’une maladie quasiment incurable, il prend la fuite. Il fait alors la rencontre de Paul, jeune homme poursuivi par des trafiquants de drogue. Ils prennent la route, sans trop savoir où aller, mais avec le besoin d’être ensemble.







Mon avis :

Il me tardait de lire le nouvel opus de Karine Giébel et comme d’habitude, je ne suis pas déçue par cette auteure dont j’apprécie énormément le talent.
Karine Giébel délaisse les histoires d’amour impossibles et les meurtres sanglants pour relater une belle histoire d’amitié entre deux hommes qu’a priori tout oppose et qui finissent par être, chacun dans leur style, attachants.
Karine Giébel laisse peu de place aux femmes, ce qui est plutôt étonnant.
Si à quelques moments, les « je t’aime moi non plus » m’ont un peu agacée car répétitifs, j’ai néanmoins beaucoup apprécié le rythme du roman, le style toujours aussi percutant et l’originalité de l’intrigue.
Quant à l’épilogue, il est vraiment très bon. Au risque de me répéter : comme d’habitude !


Lu en : 2 jours.

« La femme du monstre » de Jacques Expert

Résumé :

Lorsqu’elle a épousé Simon Darget, elle n’avait que 22 ans. Seize ans plus tard, il est accusé du viol et de l’assassinat d’une mineure. Celle qui a côtoyé le monstre ignorait-elle vraiment tout de son époux ?








Mon avis :

La narratrice du livre a épousé un monstre à qui elle a été dévouée pendant de nombreuses années et pour qui elle a sacrifié beaucoup, de sa dignité à sa carrière professionnelle.
Son point de vue est narré avec brio par un auteur masculin qui doit très bien connaître les femmes.
Le récit est caractérisé par un réalisme impressionnant. C’est celui d’un couple de classe moyenne, à l’histoire banale, tout du moins en apparence.
Derrière les apparences, le lecteur découvre au fur et à mesure la personnalité d’un homme pervers, obsédé et vulgaire. Beaucoup de passages sont très crus, ce que je n’ai pas particulièrement apprécié. Peut-être étaient-ils nécessaires pour bien faire comprendre au lecteur qui est l’homme jugé au cours d’un procès auquel l’on assiste.
Car en effet, le récit se déroule à plusieurs niveaux dans le temps : la narratrice raconte la première rencontre avec Simon, le mariage, les multiples déménagements du couple, la venue au monde des enfants mais ces passages sont entrecoupés du procès de son époux.
Ce roman n’a d’intérêt que si la personnalité de l’épouse est abordée. En effet, l’on se doute bien que celle-ci joue un rôle qu’elle ne dévoile pas. Je regrette un peu que le dénouement arrive si vite et ne soit pas aussi bien creusé que le reste du livre que j’ai dévoré par ailleurs.


Lu en : 3 jours.

samedi 14 février 2015

« 12, rue Meckert » de Didier Daeninckx

Résumé :

Maxime Lisbonne est journaliste. En terminant son enquête sur les disparues de Châteauroux, il apprend que deux journalistes avec qui il collaborait il y a dix ans sont assassinés. Craignant pour sa propre vie, Max décide de comprendre pourquoi ces deux décès si proches ont eu lieu.







Mon avis :

Le scénario est très bien construit et l’intrigue vraiment bien menée. J’aurais aimé qu’elle prenne un chemin un peu différent avec une enquête plus en lien avec les fameuses disparues de Châteauroux mais la voie choisie par Didier Daeninckx reste intéressante.
Si je reconnais la qualité de l’écriture et de la construction du roman, paradoxalement, je n’ai pas beaucoup accroché avec l’ouvrage. Difficile d’expliquer pourquoi, peut-être que ce livre nécessite une concentration que je n’avais pas lorsque je l’ai lu.
Par rapport aux autres romans de Didier Daeninckx, j’ai trouvé celui-ci plus élaboré.
Aucun coup de cœur, mais une qualité que je me dois de souligner.


Lu en : 5 jours.

« Le loup dans la bergerie » de Gunnar Staalesen

Résumé :

Varg Veum est devenu détective privé après avoir été évincé de son poste à la protection de l’enfance. Un avocat renommé lui demande de suivre son épouse qu’il soupçonne infidèle. Varg refuse. Le lendemain, un homme souhaite retrouver sa sœur, qui est l’épouse de l’avocat rencontré la veille. Varg accepte la mission. Quelques jours plus tard, la jeune femme est retrouvée assassinée. La police interroge Varg et le soupçonne d’avoir éliminé la victime.




Mon avis :

Je découvre avec un grand plaisir la première enquête de Varg Veum, écrite par un auteur norvégien dans les années 70. Le premier roman de cette série m’a beaucoup plu. Dans un style très moderne, l’auteur met en scène un personnage principal porté sur la boisson, ayant beaucoup d’humour et de caractère et plutôt futé.
Le scénario reste assez classique mais comme pour beaucoup de livres ayant des personnages principaux forts, il se lit plus pour le contexte que pour l’enquête, au demeurant très intéressante.
Je suis ravie d’avoir découvert Gunnar Staalesen et je lirai avec beaucoup de plaisir les autres enquêtes de Varg Veum, détective privé très attachant.


Lu en : 2 jours.

« La nostalgie heureuse » d’Amélie Nothomb

Résumé :

Après le succès rencontré avec « Stupeur et tremblements » et ses autres romans, Amélie Nothomb retourne au Japon suivie d’une équipe de télévision. Elle retrouve sa nounou, Nishio-san et Rinri, son grand amour.








Mon avis :

J’ai trouvé le scénario de ce roman un peu trop facilement trouvé pour Amélie Nothomb qui retourne au Japon revoir les personnages de ses premiers romans à succès. Lors de ces rencontres, un peu d’émotion, l’auteure se questionne sur elle-même, mais je n’ai pas retrouvé l’humour présent dans ses précédents ouvrages et le cynisme dont elle peut faire preuve.
Si le moment de lecture est tout de même loin d’être désagréable, il n’est pas inoubliable.


Lu en : 1 jour.

« Le mystère par excellence » d’Amélie Nothomb

Résumé :

Jacques est le meilleur ami de Manuel depuis plusieurs années. Lorsque celui-ci lui présente sa dulcinée, Hélène, Jacques s’attend à rencontrer une femme étourdissante, vu le portrait dressé par Manuel. Le jour de leur rencontre, Jacques est effectivement très surpris.







Mon avis :

Une nouvelle agréable à lire d’une auteure que j’aime beaucoup. Le scénario se veut original. Le narrateur n’est pas particulièrement attachant mais le lecteur peut éprouver de la compréhension à son égard.
Le moment de lecture est sympathique sans être exceptionnel.


Lu en : 1 jour.

« Je suis Pilgrim » de Terry Hayes

Résumé :

Pilgrim est un agent secret à la poursuite du Sarrasin. Il doit l’empêcher de diffuser le virus de la variole aux Etats-Unis. Le temps est compté.









Mon avis :

Lorsque j’ai refermé « Je suis Pilgrim », un mot m’est venu à l’esprit : whaouh ! Quel travail remarquable !
Pourtant, avant de commencer la lecture de ce livre, je n’avais aucun enthousiasme et c’est à reculons que je me suis lancée dans ce pavé de plus de 600 pages.
Au fur et à mesure des premiers chapitres, j’ai beaucoup apprécié la qualité de l’écriture, simple et efficace. Les passages faisant référence au passé, nécessaires pour bien situer l’histoire et instaurer un rythme moins linéaire, sont à lire avec attention. Ils finissent par devenir moins nombreux, pour plonger le lecteur dans le présent.
Je n’ai regretté aucune longueur dans ce roman où l’action est omniprésente. Elle se déroule à différents endroits du globe, notamment à Bodrum, ce qui m’a rappelé des souvenirs de voyage (un peu plus calmes que ce que vit le narrateur) et m’a fait apprécier encore un peu plus ce livre.
L’histoire personnelle du Sarrasin est extrêmement intéressante à lire, de même que ses motivations à vouloir diffuser la variole en Amérique.
Passer à côté de « Je suis Pilgrim » serait vraiment dommage, je ne peux qu’en conseiller la lecture.


Lu en : 12 jours.

dimanche 1 février 2015

« Le grand vol de la banque de Taos » de Tony Hillerman

Résumé :

Ce recueil de nouvelles a pour thèmes notamment le grand vol (raté) de la banque de Taos et l’échappée des voleurs, l’histoire du peuple navajo, l’histoire de la Mort noire (peste bubonique) ou encore celle d’un nigérian à Santa Fe.







Mon avis :

Voilà un recueil de nouvelles que je n’ai pas du tout apprécié. Hormis la première nouvelle qui pourrait de loin s’apparenter à un polar, le reste n’avait à mon sens pas sa place dans un recueil de nouvelles noires.
Il s’agit plutôt de petits essais ou de documentaires sur différentes thématiques telles que l’anthropologie ou l’histoire d’un peuple.
Il semblerait que ces nouvelles et articles aient servi de sources à Tony Hillerman pour construire les romans mettant en scène deux héros, Jim Chee et Joe Leaphorn. Seule ma curiosité m’incitera à lire Tony Hillerman, mais sûrement pas ce recueil que j’ai été contente de terminer pour pouvoir passer à autre chose.


Lu en : 2 jours.

vendredi 30 janvier 2015

« La moisson de glace » de Scott Phillips

Résumé :

En plein cœur du Kansas, la veille de Noël, en 1979, l’avocat Charles Arglist cherche à quitter Wichita pour profiter de l’argent qu’il a détourné depuis plusieurs années. En effet, en plus d’être avocat, Charlie est également gérant de boîtes de nuit. En cette veille de Noël, il fait le tour des établissements, jusqu’au moment où rien ne se passe comme prévu et les cadavres apparaissent.





Mon avis :

Ce roman noir de la Série noire n’est pas désagréable à lire. Assez courte, l’intrigue n’en est pas moins très riche et comporte à la fois de l’action et des rebondissements, autour d’un personnage principal bien plus profond qu’il n’en a l’air.
L’auteur prend du temps à planter le décor et à présenter les personnages qui finissent par avoir tous un lien entre eux à la fin.
Il faut malgré tout bien retenir le rôle de chacun car entre trahison et vengeance, les retournements de situation peuvent prendre de court et gâcher l’intérêt du livre.
J’ai apprécié le final, plutôt cynique.


Lu en : 2 jours.

« L’enfant perdu » de John Hart

Résumé :

Cela fait un an maintenant que la sœur jumelle de Johnny Merrimon, Alyssa, a disparu. Cela fait aussi un an que le jeune Johnny, douze ans, arpente les rues de leur petite ville de Caroline du Nord, à sa recherche. Personne n’a oublié Alyssa ; ni sa mère devenue dépressive, ni son père qui les a quittés il y a peu, ni l’inspecteur Clyde Hunt obnubilé par sa disparition. Et pourtant, Johnny se sent terriblement seul dans l’enquête qu’il a décidé de mener. Jusqu’au jour où une seconde fillette disparaît.




Mon avis :

Ce très bon livre de John Hart est bien plus qu’un roman policier. L’ambiance créée par l’auteur autour du jeune Johnny est lourde, noire et très mélancolique.
Faire d’un jeune garçon de douze ans le personnage principal d’un livre de 500 pages était risqué et pourtant, John Hart y parvient avec succès. Difficile de ne pas ressentir de compassion envers Johnny qui soutient sa mère désespérée comme il peut, qui ne comprend pas pourquoi son père est parti, qui en veut à l’inspecteur Clyde Hunt de ne pas avoir tenu sa promesse de retrouver sa sœur et qui a comme seul ami Jack, un jeune garçon déjà alcoolique, au bras atrophié et battu par son père. L’environnement de Johnny n’a rien de gai et l’auteur le décrit parfaitement bien.
Mais Johnny n’est pas le seul personnage à être bouleversé par le drame. L’inspecteur Hunt prend l’enquête très à cœur et reste déterminé à trouver la vérité, quitte à sacrifier les liens avec son fils qu’il ne voit jamais.
Dans cette quête désespérée, Johnny et Hunt rencontrent de multiples obstacles : pour l’un, son nouveau beau-père et pour l’autre, sa hiérarchie.
L’auteur prend du temps à camper le décor, ce que j’ai trouvé parfois un peu long. Mais l’enquête est relancée quand une seconde fillette disparaît, relançant ainsi paradoxalement l’espoir pour Johnny.
Au final, malgré quelques longueurs, le dénouement s’accélère et s’il n’est pas très original, je dois reconnaître que je n’y avais pas pensé.


Lu en : 6 jours.

« Le vent t’emportera » de Jean-Marc Souvira

Résumé :

En pleine canicule, en août 2003, les cadavres de trois femmes sont retrouvés affreusement mutilés à Paris.
A peine remis de sa dernière enquête, le commissaire Mistral mène l’enquête avec son équipe. Celle-ci se complexifie alors que les policiers se rendent compte que les meurtres sont en tous points similaires à trois autres commis dans l’Oise, mais pour lesquels l’auteur a déjà été arrêté.





Mon avis :

J’avais gardé de très bons souvenirs du premier roman de Jean-Marc Souvira, « Le magicien », j’étais donc très contente de retrouver le commissaire Mistral dans une seconde enquête qui m’a également beaucoup plu.
Une grande partie du livre, surtout au début, est axée sur le meurtrier, un peu au détriment de l’enquête. Le talent de l’auteur tient à ce que l’on pense avoir identifié ce meurtrier jusqu’au moment où le doute s’installe.
Ce livre est très agréable à lire car la dose d’action est bien présente, les personnages ne sont pas particulièrement attachants, mais ils sont bien construits.
L’auteur connaît le milieu, ce qui rend la lecture d’autant plus intéressante.
Par moments, ce livre m’a rappelé Crimes de Seine, de Danielle Thiéry, qui elle aussi connaît le milieu et a accordé beaucoup d’importance au contexte de la crue de la Seine. Ici, Jean-Marc Souvira a pris comme décor la canicule de 2003.
J’espère lire prochainement la suite des enquêtes du commissaire Mistral, si suite il y a, ce que je souhaite.


Lu en : 3 jours.

mardi 20 janvier 2015

« Sa vie dans les yeux d’une poupée » de Ingrid Desjours

Résumé :

Depuis le grave accident qui a coûté la vie de son épouse et qui l’a handicapé, le capitaine Marc Percolès est sur les nerfs. Amené à croiser la route de la douce Barbara dans le cadre d’une enquête, celle qu’il soupçonnait au début va lui faire revoir sa position.







Mon avis :

Il est des livres qui, une fois commencés, ne se lâchent plus. « Sa vie dans les yeux d’une poupée » en fait partie.
Le style d’écriture est très agréable, très fluide, réaliste. Les personnages sont bien creusés, durs, complexes et très attachants. Certains passages du livre sont crus et difficiles à lire, l’auteur appuie là où ça fait mal.
L’aspect psychologique des personnages est vraiment intéressant à lire. L’enquête est haletante et même si l’on croit démêler certains fils, la fin n’en est pas moins très surprenante.
Ingrid Desjours réussit là un thriller psychologique de très grande qualité, qui peut marquer les esprits.


Lu en : 1 jour.

dimanche 18 janvier 2015

« Coup de rouge en Touraine » de Robert Reumont

Résumé :

Le docteur Hubert Bréhémont est retrouvé assassiné, à la surprise générale. Cet homme apprécié de tous, amateur de vins, menait une vie paisible en Touraine. Le commissaire Boistôt mène l’enquête, aidé par une jeune et jolie stagiaire, Wyvine Denier. Il lui fait découvrir le métier mais aussi les plaisirs du bon vin.






Mon avis :

Je découvre avec plaisir un auteur belge que je ne connaissais pas du tout, Robert Reumont. « Coup de rouge en Touraine » n’est pas son premier roman. Il s’agit d’un polar dont l’enquête est plutôt banale, mais l’auteur accorde une grande importance à l’univers du vin. C’est assurément ce qui distingue ce livre d’un autre polar.
Le personnage principal de « Coup de rouge en Touraine » est le commissaire Placide Boistôt, grand amateur de vin et adepte des citations de Rabelais. Il mène l’enquête à sa manière, assisté d’une stagiaire, Wyvine Denier qui, sous des aspects superficiels, permet néanmoins à l’intrigue d’avancer avec intelligence.
J’ai eu un peu de mal au début à m’adapter au style d’écriture très original, mais au bout de quelques pages, ce fut un vrai plaisir.
Les personnages sont très attachants. Les descriptions de la Touraine m’ont enthousiasmée et m’ont donné envie d’y passer un week-end gastronomique.
J’ai trouvé que l’auteur avait beaucoup de talent et je lirai avec grand plaisir la suite des aventures du commissaire Boistôt et de Wyvine.


Lu en : 5 jours.

« L’homme d’à côté » de Mary Higgins Clark

Résumé :

August Mensch est un voisin dangereux. Bien que timide et effacé, il va faire la rencontre de la jolie Bree Matthews, sa voisine, dans des circonstances qu’elle ne pourra pas oublier.








Mon avis :

Ce livre est constitué d’une nouvelle qui se lit à une vitesse fulgurante.
L’intrigue est aussitôt mise en place qu’elle se termine. Malgré tout, l’auteur prend le temps de développer la psychologie du personnage principal, August Mensch, homme à l’enfance perturbée. Dans ces 78 pages, il existe tout de même du suspense, ce que j’ai apprécié.
Globalement, le moment de lecture est plaisant, sans être inoubliable.


Lu en : 1 jour.

« Force majeure » de CJ Box

Résumé :

Nate Romanowski, maître fauconnier et ami de longue date du garde-chasse Joe Pickett, est en danger. Son passé le rattrape. Celui qui le traque est prêt à tout pour le tuer. Déterminé à l’abattre, il ne recule devant rien et n’hésitera pas à s’en prendre à la famille de son ami.







Mon avis :

Une fois n’est pas coutume ; dans cette douzième enquête du garde-chasse Joe Pickett, CJ Box donne un coup de projecteur à Nate Romanowski. Ce personnage rencontré dans plusieurs romans précédents est un maître fauconnier très solitaire, au passé mystérieux. Ami de Joe Pickett, il en est curieusement très différent mais lui a toujours été fidèle.
La quasi-totalité du roman se déroule selon le point de vue de Nate dont nous apprenons beaucoup d’éléments sur son passé longtemps tenu secret.
Personnage éminemment solitaire, déterminé et très courageux, il devient attachant au fur et à mesure que l’on en sait plus sur lui.
Comme d’habitude, CJ Box parvient à décrire avec brio l’environnement du Wyoming en plein hiver, où se déroule une enquête pas comme les autres.
J’ai beaucoup aimé ce livre qui s’apprécie d’autant plus en ayant lu les précédentes enquêtes de Joe Pickett.
Par ailleurs, c’est avec beaucoup de fierté que je vous annonce une grande nouvelle : Destination polar figure en 4ème de couverture de ce livre :



Lu en : 6 jours.

samedi 17 janvier 2015

« 400 coups de ciseaux » de Thierry Jonquet

Résumé :

Ce recueil de nouvelles aborde le monde des sans-abris, une expérience médicale qui tourne mal, met en scène une femme qui engage un tueur pour tuer son mari qui l’a rendue dépendante à l’alcool, et bien d’autres thèmes de la vie.







Mon avis :

Ce recueil de 20 nouvelles publiées dans différents journaux débute par une sorte de biographie de l’auteur. Cette description est intéressante dans la mesure où ayant exercé divers métiers dans le secteur hospitalier ou encore l’enseignement, Thierry Jonquet a une approche réaliste des thèmes sur lesquels il écrit.
Les nouvelles sont très différentes les unes des autres, ma préférence se porte sur celle qui porte le titre du recueil.
Si les sujets sont différents, j’ai trouvé que la qualité était différente d’une nouvelle à l’autre.
Les nouvelles se lisent globalement bien, mais très peu m’ont marquée. Je suis un peu déçue par ce recueil.


Lu en : 4 jours.

« Traces » de François Boulay

Résumé :

Lorenz Vallero sème la terreur en Italie où il assassine des femmes et des hommes de manière particulièrement cruelle, sans être démasqué. Mais plusieurs personnes le soupçonnent, notamment la journaliste Cynthia Grubner, qui en fait le combat de sa vie.






Mon avis :

J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce livre qui met en scène un psychopathe sur plusieurs années, qui persécute son épouse et son entourage.
La construction du roman est originale, tout comme le traitement du scénario très noir et qui comporte une bonne dose de suspense.
Le style de l’auteur est très agréable à lire car très fluide.
J’ai beaucoup apprécié que le roman se déroule en Italie, plus particulièrement en Toscane. J’ai aimé ce voyage, certes un peu sanglant.
Je ne suis pas étonnée que ce roman ait remporté le prix Quais du polar 2007, récompense amplement méritée.


Lu en : 2 jours.

« Le duel » de Arnaldur Indridason

Résumé :

Pendant l’été 1972, le championnat du monde d’échecs opposant l’américain Fischer au russe Spassky passionne le monde, y compris les islandais puisque ce championnat se déroule à Reykjavik. Au même moment, un jeune homme est poignardé dans une salle de cinéma alors qu’il enregistrait le film sur son magnétophone, lequel a disparu.
La commissaire Marion Briem doit faire équipe avec Albert, son collègue, pour retrouver la trace des spectateurs et remonter la piste du tueur.




Mon avis :

Arnaldur Indridason est un auteur qui confirme son talent à chaque livre qu’il écrit. Délaissant son personnage récurrent, Erlendur, il met en lumière la commissaire Marion Briem, qui deviendra le mentor d’Erlendur.
Ce personnage n’a pas grand-chose d’attachant et d’humain. Arnaldur Indridason aime mélanger les époques et à ce titre, dévoile l’enfance de Marion. Excellente enquêtrice, elle a toutefois du mal à travailler en équipe.
Elle mène pourtant avec brio cette enquête qui nous plonge dans l’Islande des années 70. Le contexte politique est bien abordé et se trouve profondément lié à cette enquête intéressante.
Une lecture attentive est nécessaire pour bien appréhender l’avancement de l’intrigue.
Le livre est de grande qualité.


Lu en : 7 jours.

mardi 30 décembre 2014

« Jeudi noir » de Michaël Mention

Résumé :

Le match de football France-RFA lors de la demi-finale de la coupe du monde de 1982 a marqué les esprits. Le voici retracé, minute par minute.









Mon avis :

Le thème choisi par Michaël Mention est risqué : retracer un match de football, du point de vue d’un joueur fictif, instant par instant. Risqué mais aussi ambitieux.
L’auteur relève le défi avec succès. Les lecteurs amateurs de football seront peut-être plus rapidement conquis par le livre que ceux qui, comme moi, y sont indifférents. Mais force est de reconnaître que ce roman est très bien écrit, qu’il se lit avec beaucoup de plaisir et que le traitement original qui est fait du thème est de grande qualité.
Tous les sentiments sont évoqués à travers la vision d’un joueur : l’angoisse, le stress, la tension, la haine, mais aussi la joie et l’espoir.
Comme d’habitude avec Michaël Mention, le scénario est bien intégré à un contexte économique, historique et social très bien décrit.
Je suis moins enthousiasmée par « Jeudi noir » que par les deux premiers tomes de la trilogie anglaise de l’auteur, qui s’inscrivent dans une optique très différente. Mais le moment de lecture est néanmoins plaisant.


Lu en : 1 jour.

dimanche 28 décembre 2014

« Le secret » de Francis Ryck

Résumé :

En 1971, Julia et David vivent seuls dans une maison dans les Cévennes. Ils hébergent Thomas, qui leur dit être en cavale et détenir un secret le mettant en danger. Enhardis par cette aventure, Julia, David et Thomas décident de passer la frontière pour échapper à ceux qui traquent Thomas. S’ensuite une traque aux poursuivants, que Julia supporte de plus en plus mal.






Mon avis :

Ce roman noir a la particularité d’être un roman d’action qui se déroule quasiment à huis-clos, puisque les trois personnages principaux occupent la quasi-totalité du roman.
Julia et David, un couple plutôt isolé, vivent l’immixtion dans leur vie de Thomas, un homme qu’ils trouvent plutôt sympathique qui leur raconte être poursuivi.
Sans mettre en doute sa parole, ils acceptent de l’héberger et de le suivre lorsque Thomas leur dit être en danger et devoir s’enfuir.
Cette absence de doute envers un inconnu m’a semblé étrange et assez irréaliste.
L’écriture est de qualité, les actions sont détaillées. Certains passages sont un peu longs mais le livre étant relativement court, l’ensemble est tout à fait correct.
Le dénouement n’est pas stupéfiant mais là encore, il reste correct.


Lu en : 2 jours.

« Voleurs à la douzaine » de Donald Westlake

Résumé :

John Dortmunder est un cambrioleur aguerri. Ces douze nouvelles en témoignent.









Mon avis :

John Dortmunder est un personnage récurrent des romans de Donald Westlake, auteur que je découvre avec ce recueil de nouvelles.
Personnage astucieux, futé, audacieux, les nouvelles dans lesquelles il prend place se lisent presque comme un roman, découpé en chapitres.
Qu’il s’agisse d’organiser le prêt d’un cheval, le vol d’une statue ou de récupérer le butin d’autres malfrats, Dortmunder se sort de beaucoup de situations rocambolesques, bien écrites et agréables à suivre.
Ce recueil sera toutefois peut-être plus apprécié par les connaisseurs de Dortmunder et de son environnement.


Lu en : 3 jours.

« N’oublier jamais » de Michel Bussi

Résumé :

Alors que Jamal s’entraîne à courir sur une falaise, il aperçoit une jeune femme prête à sauter. Il lui tend une écharpe rouge pour la rattraper, mais celle-ci saute.
Quelques secondes après, il la retrouve morte sur les galets de la plage. Deux témoins sont à ses côtés. Mais la police ne semble pas croire à la version des faits de Jamal.





Mon avis :

J’ai énormément apprécié ce roman de Michel Bussi, que j’ai dévoré.
Le style est très fluide, l’histoire est extrêmement bien construite. Les personnages ne sont pas particulièrement attachants, j’ai ressenti peu d’émotions, mais les rebondissements et retournements de situation qu’ils vivent et font vivre sont très agréables à suivre.
Jusqu’au bout, le suspense est présent. Les pièces du puzzle se mettent parfaitement en place lors du dénouement, la construction est impeccable.
« N’oublier jamais » est certainement l’un des meilleurs romans de Michel Bussi que j’ai lus jusqu’à présent.


Lu en : 5 jours.

samedi 27 décembre 2014

« La proie du chat » de Patricia Highsmith

Résumé :

Un chat qui ramène un doigt de sa promenade, un groupe d’amis partageant de manière bien particulière le sens de l’amitié, un couple adoptant un autre couple de personnes âgés ou encore un homme qui a du mal à choisir entre ses deux maîtresses, telles sont notamment les grandes lignes des nouvelles de ce recueil.






Mon avis :

Les nouvelles de ce recueil sont variées, mais très décevantes. Pourtant, les idées sont bonnes et il y a du potentiel, qui reste inexploité à mon goût. Les personnages manquent d’envergure et de caractère. Je ne m’attendais pas à des personnages particulièrement marquants, mais j’espérais tout de même un peu plus de relief.
Les dénouements ne sont pas étonnants. C’est dommage car l’intérêt d’une nouvelle, me semble-t-il, est d’avoir une fin retentissante, ce qui n’est pas le cas de la majorité des nouvelles de l’ouvrage.


Lu en : 2 jours.

samedi 20 décembre 2014

« Devina » de Alain Gordon-Gentil

Résumé :

Sur l’île Maurice, le corps de Rébecca, riche héritière, est retrouvé dans sa baignoire. Sa servante hindoue, Devina, veut savoir ce qui s’est passé. Cet assassinat divise l’île, des tentatives ont lieu pour étouffer l’affaire. Mais Devina veut tenir bon pour trouver la vérité.







Mon avis :

Je suis un peu déçue par la lecture de ce livre dans la mesure où j’attendais un rôle actif plus important joué par le personnage principal, Devina. Sans pour autant la percevoir comme une Miss Marple qui mène l’enquête, je pensais que ce personnage serait plus interventionniste et moins passif que ce qui se produit dans le livre.
Ce que l’auteur évoque de l’histoire de l’île Maurice reste accessible, l’inverse aurait tout à fait pu être possible et ce d’autant plus que la trame de fond est très liée à l’histoire de l’île.
La lecture est simple, fluide, rapide. Le roman est toutefois loin d’être inoubliable.


Lu en : 1 jour.

« La mort des neiges » de Brigitte Aubert

Résumé :

Elise Andrioli, aveugle, muette et tétraplégique, part quelques jours à la montagne avec Yvette, qui continue à s’occuper d’elle. Elles font la connaissance de Francine Atchouel, directrice d’un centre pour handicapés, qui invite Elise à parler de ses exploits aux pensionnaires. Elise accepte. Au même moment, un meurtre horrible se produit dans la région.






Mon avis :

Ce roman est la suite de La mort des bois. J’ai préféré ce second tome au premier. Si je ne l’ai pas trouvé passionnant, je me suis surprise tout de même à m’interroger réellement sur l’identité de l’assassin et à suivre le raisonnement d’Elise avec beaucoup d’attention.
Le dernier tiers de l’ouvrage, où s’amorce le dénouement, est assez curieux et j’ai eu un peu de mal à y croire.
Au final, l’ensemble me paraît satisfaisant, la lecture est loin d’être désagréable. Celle-ci se fait du point de vue d’Elise, personnage qui parvient à être drôle par moments. Je ne suis pas adepte de ce personnage principal, mais il reste plaisant.


Lu en : 2 jours.