lundi 11 juillet 2016

« Imogène est de retour » de Charles Exbrayat

Résumé :

Les morts s’enchaînent à Callander autour de Miss McCarthery depuis qu’elle est revenue dans son village natal. Elle qui déchaîne les passions va devoir affronter un ennemi qui veut l’accuser des pires maux.








Mon avis :

Le personnage d’Imogène McCarthery étant bien campé, l’auteur peut laisser évoluer les habitants du village natal d’Imogène, Callander.
Cela laisse place à des dialogues savoureux, des scènes cocasses, qui s’inscrivent dans une intrigue agréable à suivre.
Les ficelles du dénouement sont assez similaires à celles du tome précédent de la série. Mais ce manque d’originalité ne gâche pas la lecture de ce roman qui donne le sourire.


Lu en : 5 jours.

« Ne vous fâchez pas, Imogène ! » de Charles Exbrayat

Résumé :

Imogène se voit confier une mission de la plus haute importance : apporter les plans d’un avion de l’Amirauté à Callander, son village natal écossais. Le moins que l’on puisse dire, c’est que son retour sur sa terre d’origine n’est pas du goût de tout le monde.







Mon avis :

Je découvre la terrible Imogène Mc Carthery avec le premier tome de cette série, que je regrette de ne pas avoir lue plus tôt.
Quel personnage !
Imogène fait le roman à elle toute seule. Dotée d’un caractère très fort et d’un tempérament bien trempé, elle se révèle pourtant pleine de contradictions aussi drôles les unes que les autres. A la fois naïve et courageuse, elle s’embarque dans des aventures rocambolesques et humoristiques.
Exbrayat entoure Imogène d’une galerie de personnages à découvrir. Je vais m’empresser de lire la suite.


Lu en : 1 jour.

dimanche 10 avril 2016

« Celle qui en savait trop » de Linwood Barclay

Résumé :

Keisha Ceylon est chercheuse d’âmes perdues. Spécialisée dans les disparitions, elle prétend aider des familles dans le besoin. Elle se débrouille alors pour prendre contact avec le mari d’une femme disparue sans raison, Ellie Garfield. Les choses se compliquent lorsqu’elle s’approche de la vérité.







Mon avis :

Le scénario de ce roman est particulièrement original et plutôt drôle. Sous cette noble et altruiste dénomination de chercheuse d’âmes perdues, Keisha Ceylon est en réalité une arnaqueuse tellement convaincante qu’elle croirait presque elle-même à ses pouvoirs de divination. Ceux-ci ne laissent pas dupe son compagnon ainsi qu’un complice, qui entendent bien profiter du prétendu altruisme de Keisha.
Il s’agit là du premier roman de Linwood Barclay que je lis et j’en apprécie beaucoup la fluidité du style. Il n’y a pas de temps mort. Les scènes d’action sont suffisamment présentes pour donner un rythme soutenu tout au long du roman.
L’auteur a campé des personnages intéressants voire attachants.
Il ne s’agit pas du roman du siècle mais j’en garde un bon souvenir.


Lu en : 3 jours.

« La fille électrique » de Giampaolo Simi

Résumé :

Rosa, jeune policière, a pour mission de protéger Daniele Mastronero, dit Cochise, jeune caïd, afin qu’il mène la police à un chef de clan en fuite depuis plusieurs années. Des liens forts se nouent entre Rosa et Cochise.








Mon avis :

Moi qui aime tant les polars italiens, me voilà particulièrement déçue après avoir lu cet ouvrage.
J’ai trouvé l’histoire difficile à suivre en raison des nombreuses trahisons et stratégies mises en place.
Il y a certes beaucoup d’action mais j’ai trouvé l’ensemble assez long. De plus, je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages.
Globalement, je n’ai pas aimé ce livre, mais j’aimerais découvrir d’autres ouvrages de l’auteur pour ne pas rester sur une mauvaise impression.


Lu en : 9 jours.

« Ardoise » de Philippe Djian

Résumé :

De Céline à Hemingway, de Melville à Salinger entre autres, Philippe Djian évoque les auteurs qui l’ont marqué depuis son adolescence.









Mon avis :

Pour ceux qui ont lu leurs classiques, ce recueil est intéressant et permet en quelque sorte de partager avec l’auteur des impressions et souvenirs de lecture profondément évocateurs.
Pour ceux qui ne les ont pas lus, Philippe Djian donne envie de les découvrir.
Pour mieux apprécier ce livre, il reste préférable d’avoir une culture littéraire assez solide.


Lu en : 1 jour.

« Le toutamoi » d’Andrea Camilleri

Résumé :

Arianna et Giulio forment un couple aux mœurs assez curieuses. Impuissant, pour satisfaire son épouse, Giulio recrute de jeunes hommes qui ne rencontrent Arianna que deux fois. Mais un jour, Mario, jeune recrue, s’éprend d’Arianna et fait tout pour la revoir.







Mon avis :

Le scénario de ce roman est très original et le traitement qui en est fait peut parfois mettre mal à l’aise le lecteur.
Le livre est court, j’ai trouvé dommage que l’histoire d’Arianna ne soit pas plus développée. Dès les premières pages, l’on devine qu’Arianna est un personnage vraiment particulier, au passé trouble et à la psychologie légèrement dérangée. Cet aspect-là m’a beaucoup plu, d’où un final que j’ai particulièrement apprécié.
Découvrir Andrea Camilleri avec ce roman n’est peut-être pas le meilleur moyen de se faire une idée de l’œuvre de l’auteur.
Quoi qu’il en soit, ce livre est très noir, il devrait plaire aux amateurs de personnages tordus.


Lu en : 2 jours.

« Les enfants de l’eau noire » de Joe R. Lansdale

Résumé :

May Linn, une jolie adolescente qui rêve d’aller à Hollywood, est retrouvée tuée dans le fleuve la Sabine. Ses amis, Sue Ellen, Jinx et Terry, décident de l’incinérer et de réaliser son rêve : l’amener au pays des stars.
Pour cela, ils se construisent un radeau et prennent avec eux le magot d’un hold-up. Cet argent intéresse l’agent de police Sy, mais aussi l’oncle de Sue Ellen et Skunk, un monstre dont on ne sait pas bien s’il s’agit d’une légende ou non.




Mon avis :

Indéniablement, l’auteur a beaucoup de talent. L’écriture est belle. Avec simplicité et sobriété, Lansdale dépeint des personnages profonds, humains et attachants.
Le groupe d’amis que forment Sue Ellen, Jinx et Terry se donne pour objectif de réaliser le rêve de leur amie, malgré leur dénuement et les obstacles qu’ils vont rencontrer.
Cette jolie histoire d’amitié n’empêche pas d’imprimer au récit un rythme parfois soutenu et de contenir des dialogues souvent drôles. L’intrigue avance au fur et à mesure de l’avancée des amis sur le fleuve.
Au final, même si je m’attendais à une enquête un peu plus poussée, j’ai trouvé que le roman était de grande qualité.


Lu en : 7 jours.

« … Et justice pour tous » de Michaël Mention

Résumé :

Le superintendant Mark Burstyn, exclu de la police, vit désormais à Paris. Alcoolique et seul, seule la fille de son ami Clarence Cooper lui donne le sourire. Amené à revenir en Angleterre, il retrouve Clarence, chargé d’une enquête sur des viols commis dans un orphelinat.







Mon avis :

Comme d’habitude avec Michaël Mention, difficile d’être déçu.
Ce roman vient clôturer sa trilogie anglaise et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur nous aura fait traverser plusieurs épreuves !
C’est noir, c’est cru, c’est réaliste. Le style est incisif, précis, chaque mot est bien choisi.
La structure du roman est solide. On ne peut que deviner et apprécier la réflexion de l’auteur et son intelligence.
Le contexte économique et social est bien ancré.
L’auteur ne passe aucun détail sur le délabrement du personnage principal qu’est Mark Burstyn. C’en serait presque dérangeant.
Mais qu’importe, cette trilogie ne s’oublie pas.


Lu en : 2 jours.

samedi 9 avril 2016

« Mort à tous les étages » de Duane Swierczynski

Résumé :

Un samedi matin en août, David Murphy, patron d’une entreprise, a convoqué plusieurs employés pour une réunion. Il leur explique que les sorties sont condamnées au gaz sarin, que les ascenseurs ne fonctionnent plus et qu’ils ont la possibilité, soit de boire le jus d’orange empoisonné, soit de se laisser abattre. Mais son assistante s’y oppose et le tue.






Mon avis :

Quelle déception !
Beaucoup trop d’actions invraisemblables, de mouvements incohérents et de rebondissements inintéressants dans ce roman qui démarrait pourtant bien. En effet, une fois les portraits des personnages bien plantés, l’action et le mystère sont vite présents et l’intrigue commence. Une fois démarré, le scénario devient du grand n’importe quoi. Il y a sûrement des amateurs du genre mais je n’en fais pas partie, si bien que malgré la maigre épaisseur du livre, j’ai pris du temps à en venir à bout.
Malgré tout, j’ai bien aimé les citations en début de chapitre, souvent inspirées de l’environnement managérial. Voici ma favorite, de Walt Disney : «  La meilleure façon de se mettre au travail, c’est d’arrêter de parler et de commencer à agir ».


Lu en : 6 jours.

« La ferme du crime » d’Andrea Maria Schenkel

Résumé :

Une famille entière est retrouvée assassinée dans une ferme de Bavière dans les années 50. Si les habitants du village ne sont pas particulièrement attristés par ce drame compte tenu de la personnalité des victimes, ils s’interrogent néanmoins sur l’auteur de ces meurtres qui ont traumatisé les personnes ayant découvert les victimes.






Mon avis :

La ferme de Tannöd est un lieu qui a connu un drame particulièrement tragique. Andrea Maria Schenkel s’inspire de ce fait divers réel pour retracer les meurtres et ses suites.
C’est ainsi que témoignent chacun à tour de rôle les habitants du village, les langues se délient et au fur et à mesure, l’on en apprend un peu plus sur les victimes et leur entourage.
Le fait que le roman soit inspiré d’une histoire vraie instaure peut-être plus facilement du suspense. Quoi qu’il en soit, j’ai beaucoup aimé cette alternance de témoignages et le dénouement de l’histoire.


Lu en : 3 jours.

« Adieu aux espadrilles » d’Arnaud Le Guern

Résumé :

Mado et le narrateur sont en vacances près du lac Léman. C’est l’été, les souvenirs remontent.









Mon avis :

J’ai aussi vite oublié ce livre que je l’ai lu. Me reviennent vaguement des souvenirs de mélancolie, de tristesse.
Difficile d’en dire plus dans la mesure où bien que le style m’ait plu, ce roman n’a pas marqué mon esprit.


Lu en : 1 jour.

lundi 4 avril 2016

« Surtout ne mens pas » d’Elena Sender

Résumé :

Laura est une violoniste reconnue internationalement. Erik, son mari, est un chercheur islandais spécialisé dans l’étude du cerveau. Ils forment un couple idéal mais lors de la soirée d’anniversaire d’Erik, celui-ci est retrouvé pendu à un fil barbelé. Personne ne comprend son acte suicidaire, d’autant plus qu’il venait de découvrir une molécule permettant de lutter contre la maladie d’Alzheimer. Laura cherche à expliquer son geste, de même que le capitaine Raphaël Ruis et le lieutenant Marie Richer.




Mon avis :

J’avais déjà lu un roman d’Elena Sander qui m’avait pleinement convaincue. Le résumé de cet ouvrage m’attirait beaucoup et j’ai eu plaisir à le lire.
L’auteure a des références scientifiques assumées qui n’alourdissent pas le récit, ce qui n’était pas évident.
J’ai eu un peu plus de mal à m’attacher aux personnages trop lisses et trop parfaits à qui il arrive soudainement beaucoup de malheurs. Les personnages des policiers m'ont semblé en revanche insignifiants.
Mis à part cela, le suspense est bien présent et le livre se lit plutôt vite.


Lu en : 4 jours.

lundi 28 mars 2016

« Diables au paradis » de Franco Di Mare

Résumé :

Carmine Cacciapuoti est un brillant universitaire napolitain qui est devenu tueur à gages après avoir été trahi par son professeur, ce que Lena, sa fiancée, ignore. Le journaliste Marco di Matteo enquête sur ces meurtres signés mais non revendiqués.







Mon avis :

La littérature policière italienne est vraiment de grande qualité, ce que vient confirmer cet ouvrage écrit par un auteur que je découvre.
J’ai beaucoup aimé l’histoire personnelle de Carmine Cacciapuoti qui devient tueur à gages après avoir été déçu par le milieu universitaire au sein duquel il aspirait à évoluer. Ce changement radical de vie est brillamment décrit par Franco Di Mare.
Les liens entre le mafieux et le journaliste arrivent un peu tard dans le roman, je m'attendais à une relation plus profonde mais cela n'entache en rien l'intérêt pour l'intrigue.
L’auteur, journaliste, aime profondément la ville de Naples et en fait un véritable personnage dans son roman. De manière subtile, il fait partager son savoir sur l’histoire, la mafia, le contexte social et économique. Non seulement c’est très instructif mais c’est aussi abordé finement et avec intelligence.
Les amateurs de littérature italienne apprécieront cet ouvrage de très bonne facture. Une réussite.


Lu en : 2 jours.

« Châtié par le feu » de Jeffery Deaver

Résumé :

Cuchillo, dit « le couteau », est un parrain particulièrement redouté. Visé par un contrat, il n’a qu’une seule faiblesse : les livres, ce que les deux agents chargés de le tuer ont bien compris.








Mon avis :

Le résumé du livre ne m’attirait pas plus que ça et pourtant, j’aurais eu tort de me limiter à cette lecture de la 4ème de couverture.
En effet, cette nouvelle est agréable à lire. La thématique du collectionneur de livres est abordée de telle façon que le passionné de lecture s’y retrouve.
Le dénouement est intéressant.


Lu en : 1 jour.

« Tu tueras le Père » de Sandrone Dazieri

Résumé :

Dante Torre a vécu plusieurs années dans un silo, séquestré par celui qu’il appelle le Père. Lorsque le corps d’une femme est retrouvé et que son fils a disparu, la commissaire Colomba Caselli est appelée sur les lieux par un de ses collègues, qui lui conseille de faire appel à Dante, devenu expert en disparition de personnes. Dante est persuadé que le Père se cache derrière la disparition de l’enfant.





Mon avis :

Bien que j’aie mis une bonne dizaine de jours à lire ce livre, j’ai paradoxalement trouvé qu’il se lisait assez vite, grâce à un style particulièrement efficace.
L’auteur est en effet scénariste pour la télévision et sa manière d’écrire s’en ressent complètement, ce que j’ai beaucoup apprécié.
Ce roman palpitant se caractérise par une double originalité : celle de l’intrigue et celle de ses personnages principaux.
Le scénario est très prenant, rempli d’action et de rebondissements.
Quant aux deux personnages principaux que sont Colomba et Dante, ils sont tous les deux très attachants, très humains par les phobies dont ils souffrent et par leur volonté de les surmonter.
Je n’avais pas du tout vu venir le dénouement qui est vraiment top.
Les avis sur ce livre sont assez unanimes et élogieux. Je ne peux que les rejoindre et saluer le talent de l’auteur.


Lu en : 14 jours.

dimanche 13 mars 2016

« Oh, my dear ! » de T.J. Middleton

Résumé :

Al Greenwood est un quinquagénaire qui exerce la profession de taxi dans un petit village côtier d’Angleterre. En partant se promener, il décide de pousser sa femme Audrey du haut d’une falaise. Lorsqu’il revient de sa promenade, il se retrouve nez à nez dans son salon avec son épouse. Décidé à déterminer l’identité de celle qu’il a tuée, Al va devoir affronter quelques secrets.





Mon avis :

Le résumé du livre m’ayant vraiment plu, j’étais très motivée par cette lecture et j’admets que j’espérais, d’une certaine manière, voyager un peu en Angleterre…
Dès le départ, le style m’a interpellée. Beaucoup de phrases sont inutilement vulgaires et pas du tout à propos, ce que j’aurais à la limite pu concevoir dans un roman très noir. Je ne sais pas pourquoi l’auteur s’est lâché à ce point, si c’est pour paraître moderne, c’est raté. J’ai d’autant moins compris ce style que bizarrement, l’auteur semble en changer à la seconde moitié du livre (ce que j’ai apprécié).
L’intrigue est étonnante et attire la curiosité du lecteur. Là aussi, pas mal de déception dans son traitement qui manquait de fluidité. Al Greenwood n’est pas à proprement parler un enquêteur, mais la vérité qu’il cherche à atteindre semble plutôt avoir pour but d’atténuer sa culpabilité que d’assumer son erreur fatale.
Ce personnage principal est plutôt antipathique mais certaines de ses remarques sont assez drôles.
Quant au dénouement, il n’a rien d’extraordinaire.
J’avais déjà lu quelques avis d’après lesquels cette lecture était décevante, je ne peux que les rejoindre.


Lu en : 8 jours.

« Cry father » de Benjamin Whitmer

Résumé :

Patterson Wells a perdu son fils. Depuis sa mort, il parcourt le fin fond de l’Amérique. Il fait la rencontre de Junior, un dealer un peu violent, avec qui il se lie d’amitié.








Mon avis :

Autant j’avais apprécié Pike, le premier roman de Benjamin Whitmer, autant je suis déçue par Cry father.
Je reconnais à l’auteur une qualité d’écriture très importante. Avec des éléments un peu clichés comme la violence, la meth, la pauvreté, il parvient à rendre son écriture unique et à s’approprier un style particulier.
Je n’ai pas vraiment accroché au scénario, aux relations imbriquées entre les personnages. Les passages qui rendent hommage à la relation père-fils sont, il est vrai, très bien écrits, mais je trouve que globalement, il manque une certaine fluidité et une bonne dose de simplicité.


Lu en : 11 jours.

dimanche 21 février 2016

« Mes homicides – un procureur face au crime » de Jacques Dallest

Résumé :

Jacques Dallest est procureur général de la cour d’appel de Chambéry. Avant d’occuper ce poste prestigieux, il a été juge d’instruction et procureur, en Corse, à Marseille, à Roanne notamment.








Mon avis :

Lorsqu’un procureur général encore en fonction relate les affaires criminelles qui l’ont le plus marqué durant sa carrière, cela donne un livre d’une épaisseur importante et dont la lecture laisse un sentiment de noirceur quant à l’espèce humaine.
Passée l’impression de lire un catalogue, pas toujours approfondi, de faits divers plus ou moins sanglants, une fois le livre fini, je ne peux que regretter ce nombre incalculable de vies gâchées par la violence, la jalousie, l’alcool ou encore la bêtise et l’ennui.
Ce témoignage est intéressant mais il est un peu désespérant.


Lu en : 10 jours.

« Doggy bag - saison 2 » de Philippe Djian

Résumé :

La fille d’Edith, Sonia, a enfin rencontré son père : Marc. Celui-ci n’a pas vraiment la fibre paternelle, il se montre bien plus intéressé par la mère que par la fille. Son frère, David, s’apprête à courir un marathon, ce qui déstabilise quelque peu sa vie, marquée par la grossesse de sa nouvelle compagne dont il a indirectement tué le fils. Quant à leur mère, Irène, elle se fait enlever par un menuisier complètement psychopathe.





Mon avis :

La saga de cette famille se lit plutôt bien. J’ai trouvé ce deuxième tome plus étoffé que le premier, qui campait le décor.
Le final me laisse penser que le troisième épisode comportera une dose d’action intéressante.
Les personnages ont une histoire personnelle qui ne cache pas leurs défauts et leurs failles. Cette vérité dans la narration est abordée sans fioritures. Sans être noir, ce n’est pas toujours très joyeux.
Je lirai la suite j’espère prochainement.


Lu en : 1 jour.

« N’oublie pas mon petit soulier » de Gabriel Katz

Résumé :

Lorsque Benjamin Varenne accepte un job de Père Noël aux grands magasins, il ne se doute pas qu’il va avoir un coup de foudre pour Victoire. Épouse d’un mafieux albanais, elle est amenée à s’enfuir après que la grand-mère de son époux est tuée. Benjamin part à sa recherche, mais il n’est pas tout seul.







Mon avis :

Ce roman divertissant m’a beaucoup rappelé ceux d’Olivier Gay, par son style frais et efficace.
Si le scénario est plutôt bien trouvé, les scènes d’action agrémentent les chapitres et impriment un rythme très dynamique au roman.
Il ne s’agit nullement de grande littérature mais il y a plutôt de quoi passer quelques heures de lecture sympathiques grâce à quelques scènes et quelques passages assez drôles.


Lu en : 1 jour.

« Dissonances » de Carin Gerhardsen

Résumé :

L’équipe de Conny Sjöberg enquête sur le viol d’une jeune fille retrouvée nue et mutique devant un immeuble. Dans cet immeuble, vit un réparateur de pianos, John Gideon, accusé de pédophilie par son voisinage. Celui-ci devient rapidement le suspect idéal.







Mon avis :

J’ai retrouvé l’équipe de Conny Sjöberg avec grand plaisir dans cette enquête encore une fois parfaitement menée.
Carin Gerhardsen se perfectionne de livre en livre. L’intrigue est d’une fluidité exemplaire, les chapitres s’enchaînent ni trop lentement ni trop vite. L’auteure parvient à avoir le tempo idéal dans cette enquête difficile, où les apparences sont trompeuses.
Quant à la galerie de personnages que forment les enquêteurs réunis autour du commissaire Conny Sjöberg, que dire de plus à part qu’ils sont toujours aussi attachants, compétents et humains ?
Je suis vraiment ravie d’avoir pu découvrir cette auteure que j’affectionne particulièrement.


Lu en : 7 jours.

« Une âme de trop » de Brigitte Aubert

Résumé :

Elvira travaillait dans un hôpital avant d’être en arrêt de travail à cause de son agoraphobie. Elle a néanmoins gardé contact avec ses collègues, dont Steven, son propriétaire. Au fur et à mesure que de terribles meurtres se produisent, elle se rend compte que les victimes lui ressemblent. Persuadée d’être la prochaine victime, elle fait tout pour alerter les policiers qu’elle connaît bien, le capitaine Alvarez et le lieutenant Spellman. Ceux-ci ont du mal à la croire et pourtant, l’étau se resserre autour d’elle.




Mon avis :

Je retrouve enfin le style que j’aime tant chez Brigitte Aubert et surtout sa faculté à aboutir à un dénouement auquel je ne m’attendais pas du tout.
Le scénario est original et l’ambiance instaurée très réaliste. Il y a beaucoup d’action, l’histoire avance vite, jusqu’à ce final très surprenant.
Même si les personnages ne sont pas très attachants, cela ne m’a pas vraiment dérangé. Le scénario est presque plus important qu’eux.


Lu en : 2 jours.

« Des garcons bien élevés » de Tony Parsons

Résumé :

Sept étudiants d’une grande université anglaise forment une bande d’amis inséparable. Vingt ans plus tard, ils sont retrouvés assassinés les uns après les autres. Max Wolfe, enquêteur insomniaque et passionné par les chiens, se lance dans cette enquête.







Mon avis :

J’ai démarré l’année 2016 avec une lecture de très grande qualité.
Le scénario est assez classique mais le traitement qui en est fait est très bien mené.
L’enquêteur principal, Max Wolfe, est bien campé et travaillé. Rapidement, on ne peut qu’espérer une suite à ses enquêtes, il en a l’étoffe.
Quant au déroulement de l’intrigue, il donne envie d’en connaître la fin tant le style est fluide et l’écriture claire.
Le roman est assez épais, les doses d’action sont les bienvenues. Elles redonnent du rythme, si besoin en est, et sont plutôt crédibles.
Il serait dommage de passer à côté de cette lecture qui laisse présager une suite très alléchante.


Lu en : 2 jours.

dimanche 10 janvier 2016

« Vengeances » de Bernhard Aichner

Résumé :

Brünhilde s’est mariée avec l’homme qui l’a aidée à se sortir de la mort de ses parents, Mark, policier. Le couple a eu deux adorables fillettes et mène une vie heureuse, jusqu’à ce que Mark soit percuté par une voiture devant chez lui. Son épouse, qui se fait appeler Blum, décide de venger la mort de son mari et de reprendre l’enquête qu’il menait sur un réseau de trafic humain.





Mon avis :

A la lecture de livre, je dois reconnaître que son titre est particulièrement bien choisi. Il est rare que je me fasse cette réflexion mais là, difficile de penser autre chose.
Depuis la mort de son mari dont elle est sûre qu’il s’agit d’un assassinat, Blum ne vit plus que pour une chose : le venger.
Elle sombre dans une violence incroyable, elle qui a des connaissances étendues du corps humain, puisqu’elle a repris l’entreprise familiale de pompes funèbres. Ce climat très particulier des pompes funèbres est abordé de manière à susciter l’intérêt du lecteur et à éveiller une curiosité envers ce monde professionnel si méconnu.
L’intrigue est violente, à l’image de ce personnage principal dont on devine le passé tumultueux et pas toujours innocent. Malgré tout, le drame vécu par Blum et la résilience dont elle fait preuve la rendent plutôt attachante.
J’ai apprécié ce scénario plutôt original et le traitement final, bien amené et assez noir. L’auteur a su conjuguer une dose importante de violence avec une trame de fond, liée au trafic d’êtres humains, bien construite. Cette association est réussie.
Le style de l’auteur est fluide, efficace, si bien que le livre peut se lire vraiment très rapidement.


Lu en : 1 jour.

dimanche 3 janvier 2016

« Midi noir » de Patrick Valandrin

Résumé :

Dans un village de Provence, Albert, ouvrier agricole, s’accuse du meurtre de celui que tout le monde appelle l’Arabe. Sauf que personne ne retrouve son cadavre. Quelques jours plus tard, c’est au tour d’Albert d’être retrouvé mort.
Le commissaire Jean-Yves Grenier, qui se débat avec son alcoolisme, mène l’enquête avec Marjolaine Pamier, son assistante.




Mon avis :

Pour un premier roman, l’auteur a fait un réel effort pour construire une intrigue solide et ancrer ses personnages dans une atmosphère bien décrite, qui m’a beaucoup fait penser à Coup de rouge en Touraine, même si l’action ne se déroule pas dans la même région.
J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui règne autour du vin.
Quant à l’enquête, qui se déroule sur un fond de corruption, d’élections et de chantage, j’ai aussi apprécié les quelques rebondissements qui parsèment son avancée.
Le personnage du commissaire Grenier se veut tourmenté. Au départ, j’ai trouvé ses traits de caractère excessifs. J’avais l’impression que l’auteur voulait faire de son personnage l’anti-flic un peu cliché. De manière assez surprenante, l’auteur s’en sort plutôt bien.
J’espère qu’il y aura une suite aux enquêtes de ce commissaire et de son assistante.


Lu en : 2 jours.

« Le mystère Dyatlov » d’Anna Matveeva

Résumé :

En février 1959, neuf brillants étudiants partent randonner dans l’Oural. Expérimentés et très entraînés, ils sont pourtant retrouvés morts.
Quarante ans plus tard, Ania, écrivain, décide de mener l’enquête en retrouvant des documents ayant appartenu à son ancien voisin.







Mon avis :

L’idée même de ce roman m’avait beaucoup séduite mais malheureusement, ma satisfaction n’est pas à la hauteur de mes attentes.
Pourtant, le livre démarre bien avec un style efficace, une alternance entre la reproduction de documents réels et les réflexions de l’auteur. J’ai moins aimé les passages à la limite du surnaturel.
Vient ensuite un lexique d’une quarantaine de pages qui alourdit beaucoup la lecture. Il est vrai que l’accumulation de noms russes ne la facilite pas, mais si l’idée de reproduire ce lexique pouvait être bonne, peut-être aurait-il fallu éviter de l’incorporer en un bloc.
Je dois reconnaître que dynamiser une véritable enquête qui a sûrement duré plusieurs années est particulièrement difficile.
Toutefois, je suis déçue du traitement qui en a été fait.
L’auteur aborde à la fin différentes hypothèses pour élucider le mystère Dyatlov, dont certaines sont complètement farfelues. Je m’interroge sur l’opportunité de les avoir mentionnées.
Si le livre se lit relativement vite, je n’en garderai pas un souvenir extraordinaire.


Lu en : 5 jours.

« La fille du train » de Paula Hawkins

Résumé :

Rachel prend le train deux fois par jour pour rejoindre Londres. Chaque jour, elle observe les mêmes personnes et notamment une maison proche de la voie ferrée dont elle aperçoit les habitants, un couple modèle à ses yeux. Un jour, elle aperçoit la femme embrasser un autre homme. Le lendemain, elle est déclarée disparue. Rachel essaie alors de percer le mystère de cette disparition.





Mon avis :

Je suis très déçue par cette lecture dont j’attendais beaucoup, vu le nombre impressionnant de critiques élogieuses.
Je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage principal, alcoolique et complètement paumée et qui, à défaut de se souvenir de sa propre vie, imagine celle d’un couple qu’elle voit à travers une vitre tous les matins.
J’attendais un peu plus d’action. L’action n’arrive qu’à la fin du roman, lors de passages très prenants.
L’auteur laisse la place à d’autres personnages du roman pour exprimer leur point de vue, donnant ainsi une vision globale de l’intrigue au lecteur.
Le dénouement n’est pas vraiment étonnant dans la mesure où, au fil du livre, le lecteur peut se faire une idée plus précise de l’identité du tueur.
Globalement, je ressors de cette lecture avec une grande déception.


Lu en : 5 jours.

vendredi 1 janvier 2016

« Le doute » de S. K. Tremayne

Résumé :

Angus et Sarah Moorcroft ont vécu le drame que tout parent redoute : la mort de l’une de leurs jumelles, Lydia. Un an après son décès, ils décident de partir de Londres pour s’installer sur une petite île écossaise, dont Angus a hérité. Lorsque Kristie, leur fille survivante, commence à affirmer qu’elle est Lydia, Sarah décide de se replonger dans le passé pour savoir ce qu’il s’est réellement passé le jour du drame.





Mon avis :

Voilà un livre très bien écrit, qui fait beaucoup penser à celui de Gillian Flynn, Les apparences ou encore à celui de Karen Perry, pour la construction du scénario, Les mensonges.
Le roman part vite, avec des pages qui se tournent rapidement et une intrigue bien ancrée.
Tout au long du livre, l’on ne peut que se demander qui est l’enfant survivant. Lorsque les mensonges du couple commencent à apparaître, l’innocence affichée d’Angus et Sarah s’effrite. Le final met du temps à arriver et j’ai regretté qu’il soit aussi vite terminé. J’ai tout de même apprécié le fait que je ne m’y attendais pas du tout. De la même manière, l’auteur met en place quelques scènes d’action agréables à suivre.
Je ne connaissais pas cet auteur, que j'aimerais bien découvrir un peu plus.


Lu en : 4 jours.

« La lune dans le caniveau » de David Goodis

Résumé :

La sœur de Bill Kerrigan s’est suicidée après avoir été violée. Bill ne s’est jamais remis de cette mort. Il arpente son quartier sordide et surtout Vernon Street pour la venger. Il fait alors la rencontre de Loretta Channing, une jeune femme venue des beaux quartiers, qui veut le sortir de cet enfer.







Mon avis :

Je m’attendais à lire un livre si ce n’est policier, avec du moins une enquête menée par un civil, à la recherche de la vérité concernant le viol de sa sœur.
Or, l’aspect énigme apparaît au début de l’ouvrage et à la fin, mais entre deux, c’est surtout l’histoire personnelle du frère, personnage principal du roman, qui est relatée.
Cette histoire est noire, abordée avec réalisme et franchise. L’écriture est moderne et de grande qualité. Les sentiments et émotions des personnages sont très bien retranscrits.
Même si l’aspect enquête est peu abordé, l’auteur ne l’a pas oublié puisque le final est très étonnant.


Lu en : 2 jours.