jeudi 14 juillet 2016

« Derrière les panneaux il y a des hommes » de Joseph Incardona

Résumé :

Depuis la disparition de sa fille Lucie, Pierre Castan vit sur une aire d’autoroute, dans sa voiture, là où le drame de sa vie s’est produit il y a six mois.
Le week-end du 15 août, la petite Marie disparaît. La capitaine Julie Martinez mène l’enquête. Pierre traque également celui dont il est persuadé qu’il est à l’origine de plusieurs disparitions d’enfants.





Mon avis :

Je suis très déçue par cette lecture qui s’annonçait pourtant plutôt agréable puisque j’avais déjà lu quelques livres de Joseph Incardona qui m’avaient bien plu.
Je n’ai pas du tout aimé le style de l’auteur, les phrases courtes, sèches et parfois crues. Si le but était de donner du rythme au récit, c’est raté.
Je n’ai pas trouvé le personnage principal attachant, ni les enquêteurs. Le scénario ne m’a pas paru particulièrement captivant, d'autant plus que l'on connaît rapidement l'identité du coupable.
Terminer ce livre a été laborieux, c’est dommage.


Lu en : 14 jours.

mardi 12 juillet 2016

« Incidences » de Philippe Djian

Résumé :

Marc est un quinquagénaire qui entretient plusieurs relations avec ses étudiantes. Un soir, l’une d’elles, Barbara, meurt alors qu’il la raccompagne. Il fait alors la connaissance de Myriam, la belle-mère de Barbara avec qui il entame une liaison.







Mon avis :

Le livre démarrait bien, avec une intrigue au goût de polar, malheureusement, le reste de l’ouvrage est plutôt ennuyeux.
Les états d’âme de Marc ne m’ont pas passionnée, la relation qu’il entretient avec la belle-mère de la jeune femme disparue est plutôt ambiguë, alors qu’il repousse les avances d’une autre étudiante et que sa sœur, Marianne, avec qui la relation est assez particulière, a elle-même une liaison avec le supérieur hiérarchique de Marc.
Toutes ces relations sont enchevêtrées et peu crédibles.
Le style est certes de qualité, mais cela n’a pas suffi à me faire accrocher à l’intrigue.
En revanche, le final est déroutant et assez stupéfiant. Il redonne de la noirceur à l’ensemble.


Lu en : 1 jour.

« Les sirènes noires » de Jean-Marc Souvira

Résumé :

Alors que l’équipe de Ludovic Mistral vient d’arrêter le violeur et tueur Serge Notto, des meurtres d’albinos sont commis en plein Paris. Pendant ce temps, au Nigéria, une cérémonie a lieu afin que Margaret soit protégée par un sorcier avant de partir en France.







Mon avis :

Jean-Marc Souvira connaît parfaitement le monde policier, ce qui rend la lecture de son troisième ouvrage aussi intéressante que réaliste.
L’enquête menée par le talentueux commissaire Mistral a une dimension un peu plus internationale que dans les autres ouvrages de l’auteur. Contre toute attente, j’ai bien aimé cet aspect.
Le personnage principal m’a semblé moins caricatural qu’auparavant. L’équipe qui l’entoure est plutôt sympathique.
De manière générale, j’ai bien apprécié cette lecture. J’espère que Jean-Marc Souvira ne s’arrêtera pas en si bon chemin.


Lu en : 8 jours.

lundi 11 juillet 2016

« A ce stade de la nuit » de Maylis de Kerangal

Résumé :

Une nuit d’octobre 2013, une femme entend le nom de Lampedusa à la radio. Ce nom lui fait immédiatement penser à Burt Lancaster. Les souvenirs s’enchaînent alors que le naufrage d’un bateau de migrants vient d’avoir lieu.







Mon avis :

Que d’ennui dans ce livre inutile et sans intérêt.
Je ne développerai pas plus sur cet ouvrage dont on peut se passer facilement de le lire.


Lu en : 1 jour.

« Block 46 » de Johana Gustawsson

Résumé :

A Falkenberg, en Suède, le cadavre de Linnéa Blix est découvert mutilé. Linnéa était attendue à Londres par ses proches qui rejoignent alors la Suède. Parmi ses amis, Alexis Castells, écrivain spécialisé dans les tueurs en série. Participe à l’enquête Emily Roy, profileuse renommée. Une série de meurtres d’enfants est mise à jour. Le lien avec la mort de Linnéa devient flagrant.





Mon avis :

Le livre contient des passages vraiment très difficiles sur les camps de concentration, ce qui donne un côté tout de suite moins divertissant aux polars habituels que je peux lire. Ces chapitres sont pourtant nécessaires pour faire le lien entre le passé et le présent où un duo d’enquêtrices est à la recherche d’un tueur dont les meurtres sont particulièrement sordides.
J’ai aimé le fait d’avoir l’impression de connaître l’identité du tueur alors qu’un retournement de situation final vient ébranler les convictions du lecteur.
Je n’ai pas trouvé les personnages principaux particulièrement attachants, mais l’enquête est plutôt bien menée et la construction de l’intrigue est solide.
Ce premier roman de l’auteure révèle un travail en amont très riche. Je suis curieuse de lire d’autres ouvrages de Johana Gustawsson.


Lu en : 7 jours.

« La fille de nulle part » de Fredric Brown

Résumé :

George Weaver est un agent immobilier qui part s’installer dans un coin perdu du Nouveau-Mexique pour soigner sa dépression et son alcoolisme. Eloigné de sa femme et de ses filles, il se cherche une occupation pour combler sa solitude. Il retrouve un certain intérêt à la vie lorsqu’il apprend que dans la maison qu’il loue, a eu lieu un meurtre jamais élucidé huit ans auparavant, celui de Jenny Ames.





Mon avis :

Fredric Brown est décidément un auteur qu’il me plaît de découvrir. Tout au long du roman, le rythme est assez lent. Les pistes que suit George Weaver dans sa quête de la vérité se révèlent vite être des impasses. Dans cette lenteur, l’on partage la recherche du sens de la vie du personnage principal, jusqu’à ce que le rythme s’accélère dans les dernières pages pour aboutir à un dénouement que je qualifierais de génial.
Rien que pour ces quelques pages, la lecture de « La fille de nulle part » n’est pas un moment de perdu.


Lu en : 2 jours.

« Doggy bag - saison 3 » de Philippe Djian

Résumé :

Alors que leur ville est en pleine inondation, Marc et David Sollens entretiennent des relations de plus en plus compliquées avec leur père qui les a trahis. La séquestration de leur mère Irène ne les soude pas dans l’épreuve.







Mon avis :

Dans cette saison 3, la famille Sollens connaît des drames particulièrement difficiles à vivre. Qu’il s’agisse de crime, de trahison ou de mensonges, rien n’est épargné à cette famille dont le moral n’est pas au beau fixe.
Malgré la noirceur des aventures vécues par les personnages, cette saga se lit bien et avec un intérêt grandissant.


Lu en : 3 jours.

« Le fil rouge » de Paola Barbato

Résumé :

Antonio Lavezzi ne s’est jamais remis du viol et de l’assassinat de sa fille de treize ans, Michela, alors qu’il s’était absenté de sa maison en la laissant seule. Son meurtrier n’a jamais été retrouvé. La culpabilité le hante. Un jour, Antonio est contacté par un homme, l’Assassin, qui lui demande d’exécuter des criminels ayant échappé à la justice. Antonio se lance dans ces meurtres, dans le but de parvenir à venger sa fille.





Mon avis :

Tout au long de la lecture de ce livre, une impression curieuse s’en dégage. Le partage d’un sentiment de culpabilité peut difficilement laisser indifférent, la sensation de deuil également.
Pour ne pas perdre complètement l’esprit, Antonio Lavezzi décide de venger sa fille et retrouve ainsi un objectif dans sa vie particulièrement vide de sens.
Si j’ai pu regretter quelques longueurs, je ne peux que reconnaître l’imagination de l’auteur et la qualité d’écriture.
Il ne s’agit pas pour moi d’un chef d’œuvre, loin de là, mais c’est tout de même un très bon roman psychologique.


Lu en : 9 jours.

« Imogène est de retour » de Charles Exbrayat

Résumé :

Les morts s’enchaînent à Callander autour de Miss McCarthery depuis qu’elle est revenue dans son village natal. Elle qui déchaîne les passions va devoir affronter un ennemi qui veut l’accuser des pires maux.








Mon avis :

Le personnage d’Imogène McCarthery étant bien campé, l’auteur peut laisser évoluer les habitants du village natal d’Imogène, Callander.
Cela laisse place à des dialogues savoureux, des scènes cocasses, qui s’inscrivent dans une intrigue agréable à suivre.
Les ficelles du dénouement sont assez similaires à celles du tome précédent de la série. Mais ce manque d’originalité ne gâche pas la lecture de ce roman qui donne le sourire.


Lu en : 5 jours.

« Ne vous fâchez pas, Imogène ! » de Charles Exbrayat

Résumé :

Imogène se voit confier une mission de la plus haute importance : apporter les plans d’un avion de l’Amirauté à Callander, son village natal écossais. Le moins que l’on puisse dire, c’est que son retour sur sa terre d’origine n’est pas du goût de tout le monde.







Mon avis :

Je découvre la terrible Imogène Mc Carthery avec le premier tome de cette série, que je regrette de ne pas avoir lue plus tôt.
Quel personnage !
Imogène fait le roman à elle toute seule. Dotée d’un caractère très fort et d’un tempérament bien trempé, elle se révèle pourtant pleine de contradictions aussi drôles les unes que les autres. A la fois naïve et courageuse, elle s’embarque dans des aventures rocambolesques et humoristiques.
Exbrayat entoure Imogène d’une galerie de personnages à découvrir. Je vais m’empresser de lire la suite.


Lu en : 1 jour.

dimanche 10 avril 2016

« Celle qui en savait trop » de Linwood Barclay

Résumé :

Keisha Ceylon est chercheuse d’âmes perdues. Spécialisée dans les disparitions, elle prétend aider des familles dans le besoin. Elle se débrouille alors pour prendre contact avec le mari d’une femme disparue sans raison, Ellie Garfield. Les choses se compliquent lorsqu’elle s’approche de la vérité.







Mon avis :

Le scénario de ce roman est particulièrement original et plutôt drôle. Sous cette noble et altruiste dénomination de chercheuse d’âmes perdues, Keisha Ceylon est en réalité une arnaqueuse tellement convaincante qu’elle croirait presque elle-même à ses pouvoirs de divination. Ceux-ci ne laissent pas dupe son compagnon ainsi qu’un complice, qui entendent bien profiter du prétendu altruisme de Keisha.
Il s’agit là du premier roman de Linwood Barclay que je lis et j’en apprécie beaucoup la fluidité du style. Il n’y a pas de temps mort. Les scènes d’action sont suffisamment présentes pour donner un rythme soutenu tout au long du roman.
L’auteur a campé des personnages intéressants voire attachants.
Il ne s’agit pas du roman du siècle mais j’en garde un bon souvenir.


Lu en : 3 jours.

« La fille électrique » de Giampaolo Simi

Résumé :

Rosa, jeune policière, a pour mission de protéger Daniele Mastronero, dit Cochise, jeune caïd, afin qu’il mène la police à un chef de clan en fuite depuis plusieurs années. Des liens forts se nouent entre Rosa et Cochise.








Mon avis :

Moi qui aime tant les polars italiens, me voilà particulièrement déçue après avoir lu cet ouvrage.
J’ai trouvé l’histoire difficile à suivre en raison des nombreuses trahisons et stratégies mises en place.
Il y a certes beaucoup d’action mais j’ai trouvé l’ensemble assez long. De plus, je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages.
Globalement, je n’ai pas aimé ce livre, mais j’aimerais découvrir d’autres ouvrages de l’auteur pour ne pas rester sur une mauvaise impression.


Lu en : 9 jours.

« Ardoise » de Philippe Djian

Résumé :

De Céline à Hemingway, de Melville à Salinger entre autres, Philippe Djian évoque les auteurs qui l’ont marqué depuis son adolescence.









Mon avis :

Pour ceux qui ont lu leurs classiques, ce recueil est intéressant et permet en quelque sorte de partager avec l’auteur des impressions et souvenirs de lecture profondément évocateurs.
Pour ceux qui ne les ont pas lus, Philippe Djian donne envie de les découvrir.
Pour mieux apprécier ce livre, il reste préférable d’avoir une culture littéraire assez solide.


Lu en : 1 jour.

« Le toutamoi » d’Andrea Camilleri

Résumé :

Arianna et Giulio forment un couple aux mœurs assez curieuses. Impuissant, pour satisfaire son épouse, Giulio recrute de jeunes hommes qui ne rencontrent Arianna que deux fois. Mais un jour, Mario, jeune recrue, s’éprend d’Arianna et fait tout pour la revoir.







Mon avis :

Le scénario de ce roman est très original et le traitement qui en est fait peut parfois mettre mal à l’aise le lecteur.
Le livre est court, j’ai trouvé dommage que l’histoire d’Arianna ne soit pas plus développée. Dès les premières pages, l’on devine qu’Arianna est un personnage vraiment particulier, au passé trouble et à la psychologie légèrement dérangée. Cet aspect-là m’a beaucoup plu, d’où un final que j’ai particulièrement apprécié.
Découvrir Andrea Camilleri avec ce roman n’est peut-être pas le meilleur moyen de se faire une idée de l’œuvre de l’auteur.
Quoi qu’il en soit, ce livre est très noir, il devrait plaire aux amateurs de personnages tordus.


Lu en : 2 jours.

« Les enfants de l’eau noire » de Joe R. Lansdale

Résumé :

May Linn, une jolie adolescente qui rêve d’aller à Hollywood, est retrouvée tuée dans le fleuve la Sabine. Ses amis, Sue Ellen, Jinx et Terry, décident de l’incinérer et de réaliser son rêve : l’amener au pays des stars.
Pour cela, ils se construisent un radeau et prennent avec eux le magot d’un hold-up. Cet argent intéresse l’agent de police Sy, mais aussi l’oncle de Sue Ellen et Skunk, un monstre dont on ne sait pas bien s’il s’agit d’une légende ou non.




Mon avis :

Indéniablement, l’auteur a beaucoup de talent. L’écriture est belle. Avec simplicité et sobriété, Lansdale dépeint des personnages profonds, humains et attachants.
Le groupe d’amis que forment Sue Ellen, Jinx et Terry se donne pour objectif de réaliser le rêve de leur amie, malgré leur dénuement et les obstacles qu’ils vont rencontrer.
Cette jolie histoire d’amitié n’empêche pas d’imprimer au récit un rythme parfois soutenu et de contenir des dialogues souvent drôles. L’intrigue avance au fur et à mesure de l’avancée des amis sur le fleuve.
Au final, même si je m’attendais à une enquête un peu plus poussée, j’ai trouvé que le roman était de grande qualité.


Lu en : 7 jours.

« … Et justice pour tous » de Michaël Mention

Résumé :

Le superintendant Mark Burstyn, exclu de la police, vit désormais à Paris. Alcoolique et seul, seule la fille de son ami Clarence Cooper lui donne le sourire. Amené à revenir en Angleterre, il retrouve Clarence, chargé d’une enquête sur des viols commis dans un orphelinat.







Mon avis :

Comme d’habitude avec Michaël Mention, difficile d’être déçu.
Ce roman vient clôturer sa trilogie anglaise et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur nous aura fait traverser plusieurs épreuves !
C’est noir, c’est cru, c’est réaliste. Le style est incisif, précis, chaque mot est bien choisi.
La structure du roman est solide. On ne peut que deviner et apprécier la réflexion de l’auteur et son intelligence.
Le contexte économique et social est bien ancré.
L’auteur ne passe aucun détail sur le délabrement du personnage principal qu’est Mark Burstyn. C’en serait presque dérangeant.
Mais qu’importe, cette trilogie ne s’oublie pas.


Lu en : 2 jours.

samedi 9 avril 2016

« Mort à tous les étages » de Duane Swierczynski

Résumé :

Un samedi matin en août, David Murphy, patron d’une entreprise, a convoqué plusieurs employés pour une réunion. Il leur explique que les sorties sont condamnées au gaz sarin, que les ascenseurs ne fonctionnent plus et qu’ils ont la possibilité, soit de boire le jus d’orange empoisonné, soit de se laisser abattre. Mais son assistante s’y oppose et le tue.






Mon avis :

Quelle déception !
Beaucoup trop d’actions invraisemblables, de mouvements incohérents et de rebondissements inintéressants dans ce roman qui démarrait pourtant bien. En effet, une fois les portraits des personnages bien plantés, l’action et le mystère sont vite présents et l’intrigue commence. Une fois démarré, le scénario devient du grand n’importe quoi. Il y a sûrement des amateurs du genre mais je n’en fais pas partie, si bien que malgré la maigre épaisseur du livre, j’ai pris du temps à en venir à bout.
Malgré tout, j’ai bien aimé les citations en début de chapitre, souvent inspirées de l’environnement managérial. Voici ma favorite, de Walt Disney : «  La meilleure façon de se mettre au travail, c’est d’arrêter de parler et de commencer à agir ».


Lu en : 6 jours.

« La ferme du crime » d’Andrea Maria Schenkel

Résumé :

Une famille entière est retrouvée assassinée dans une ferme de Bavière dans les années 50. Si les habitants du village ne sont pas particulièrement attristés par ce drame compte tenu de la personnalité des victimes, ils s’interrogent néanmoins sur l’auteur de ces meurtres qui ont traumatisé les personnes ayant découvert les victimes.






Mon avis :

La ferme de Tannöd est un lieu qui a connu un drame particulièrement tragique. Andrea Maria Schenkel s’inspire de ce fait divers réel pour retracer les meurtres et ses suites.
C’est ainsi que témoignent chacun à tour de rôle les habitants du village, les langues se délient et au fur et à mesure, l’on en apprend un peu plus sur les victimes et leur entourage.
Le fait que le roman soit inspiré d’une histoire vraie instaure peut-être plus facilement du suspense. Quoi qu’il en soit, j’ai beaucoup aimé cette alternance de témoignages et le dénouement de l’histoire.


Lu en : 3 jours.

« Adieu aux espadrilles » d’Arnaud Le Guern

Résumé :

Mado et le narrateur sont en vacances près du lac Léman. C’est l’été, les souvenirs remontent.









Mon avis :

J’ai aussi vite oublié ce livre que je l’ai lu. Me reviennent vaguement des souvenirs de mélancolie, de tristesse.
Difficile d’en dire plus dans la mesure où bien que le style m’ait plu, ce roman n’a pas marqué mon esprit.


Lu en : 1 jour.

lundi 4 avril 2016

« Surtout ne mens pas » d’Elena Sender

Résumé :

Laura est une violoniste reconnue internationalement. Erik, son mari, est un chercheur islandais spécialisé dans l’étude du cerveau. Ils forment un couple idéal mais lors de la soirée d’anniversaire d’Erik, celui-ci est retrouvé pendu à un fil barbelé. Personne ne comprend son acte suicidaire, d’autant plus qu’il venait de découvrir une molécule permettant de lutter contre la maladie d’Alzheimer. Laura cherche à expliquer son geste, de même que le capitaine Raphaël Ruis et le lieutenant Marie Richer.




Mon avis :

J’avais déjà lu un roman d’Elena Sander qui m’avait pleinement convaincue. Le résumé de cet ouvrage m’attirait beaucoup et j’ai eu plaisir à le lire.
L’auteure a des références scientifiques assumées qui n’alourdissent pas le récit, ce qui n’était pas évident.
J’ai eu un peu plus de mal à m’attacher aux personnages trop lisses et trop parfaits à qui il arrive soudainement beaucoup de malheurs. Les personnages des policiers m'ont semblé en revanche insignifiants.
Mis à part cela, le suspense est bien présent et le livre se lit plutôt vite.


Lu en : 4 jours.

lundi 28 mars 2016

« Diables au paradis » de Franco Di Mare

Résumé :

Carmine Cacciapuoti est un brillant universitaire napolitain qui est devenu tueur à gages après avoir été trahi par son professeur, ce que Lena, sa fiancée, ignore. Le journaliste Marco di Matteo enquête sur ces meurtres signés mais non revendiqués.







Mon avis :

La littérature policière italienne est vraiment de grande qualité, ce que vient confirmer cet ouvrage écrit par un auteur que je découvre.
J’ai beaucoup aimé l’histoire personnelle de Carmine Cacciapuoti qui devient tueur à gages après avoir été déçu par le milieu universitaire au sein duquel il aspirait à évoluer. Ce changement radical de vie est brillamment décrit par Franco Di Mare.
Les liens entre le mafieux et le journaliste arrivent un peu tard dans le roman, je m'attendais à une relation plus profonde mais cela n'entache en rien l'intérêt pour l'intrigue.
L’auteur, journaliste, aime profondément la ville de Naples et en fait un véritable personnage dans son roman. De manière subtile, il fait partager son savoir sur l’histoire, la mafia, le contexte social et économique. Non seulement c’est très instructif mais c’est aussi abordé finement et avec intelligence.
Les amateurs de littérature italienne apprécieront cet ouvrage de très bonne facture. Une réussite.


Lu en : 2 jours.

« Châtié par le feu » de Jeffery Deaver

Résumé :

Cuchillo, dit « le couteau », est un parrain particulièrement redouté. Visé par un contrat, il n’a qu’une seule faiblesse : les livres, ce que les deux agents chargés de le tuer ont bien compris.








Mon avis :

Le résumé du livre ne m’attirait pas plus que ça et pourtant, j’aurais eu tort de me limiter à cette lecture de la 4ème de couverture.
En effet, cette nouvelle est agréable à lire. La thématique du collectionneur de livres est abordée de telle façon que le passionné de lecture s’y retrouve.
Le dénouement est intéressant.


Lu en : 1 jour.

« Tu tueras le Père » de Sandrone Dazieri

Résumé :

Dante Torre a vécu plusieurs années dans un silo, séquestré par celui qu’il appelle le Père. Lorsque le corps d’une femme est retrouvé et que son fils a disparu, la commissaire Colomba Caselli est appelée sur les lieux par un de ses collègues, qui lui conseille de faire appel à Dante, devenu expert en disparition de personnes. Dante est persuadé que le Père se cache derrière la disparition de l’enfant.





Mon avis :

Bien que j’aie mis une bonne dizaine de jours à lire ce livre, j’ai paradoxalement trouvé qu’il se lisait assez vite, grâce à un style particulièrement efficace.
L’auteur est en effet scénariste pour la télévision et sa manière d’écrire s’en ressent complètement, ce que j’ai beaucoup apprécié.
Ce roman palpitant se caractérise par une double originalité : celle de l’intrigue et celle de ses personnages principaux.
Le scénario est très prenant, rempli d’action et de rebondissements.
Quant aux deux personnages principaux que sont Colomba et Dante, ils sont tous les deux très attachants, très humains par les phobies dont ils souffrent et par leur volonté de les surmonter.
Je n’avais pas du tout vu venir le dénouement qui est vraiment top.
Les avis sur ce livre sont assez unanimes et élogieux. Je ne peux que les rejoindre et saluer le talent de l’auteur.


Lu en : 14 jours.

dimanche 13 mars 2016

« Oh, my dear ! » de T.J. Middleton

Résumé :

Al Greenwood est un quinquagénaire qui exerce la profession de taxi dans un petit village côtier d’Angleterre. En partant se promener, il décide de pousser sa femme Audrey du haut d’une falaise. Lorsqu’il revient de sa promenade, il se retrouve nez à nez dans son salon avec son épouse. Décidé à déterminer l’identité de celle qu’il a tuée, Al va devoir affronter quelques secrets.





Mon avis :

Le résumé du livre m’ayant vraiment plu, j’étais très motivée par cette lecture et j’admets que j’espérais, d’une certaine manière, voyager un peu en Angleterre…
Dès le départ, le style m’a interpellée. Beaucoup de phrases sont inutilement vulgaires et pas du tout à propos, ce que j’aurais à la limite pu concevoir dans un roman très noir. Je ne sais pas pourquoi l’auteur s’est lâché à ce point, si c’est pour paraître moderne, c’est raté. J’ai d’autant moins compris ce style que bizarrement, l’auteur semble en changer à la seconde moitié du livre (ce que j’ai apprécié).
L’intrigue est étonnante et attire la curiosité du lecteur. Là aussi, pas mal de déception dans son traitement qui manquait de fluidité. Al Greenwood n’est pas à proprement parler un enquêteur, mais la vérité qu’il cherche à atteindre semble plutôt avoir pour but d’atténuer sa culpabilité que d’assumer son erreur fatale.
Ce personnage principal est plutôt antipathique mais certaines de ses remarques sont assez drôles.
Quant au dénouement, il n’a rien d’extraordinaire.
J’avais déjà lu quelques avis d’après lesquels cette lecture était décevante, je ne peux que les rejoindre.


Lu en : 8 jours.

« Cry father » de Benjamin Whitmer

Résumé :

Patterson Wells a perdu son fils. Depuis sa mort, il parcourt le fin fond de l’Amérique. Il fait la rencontre de Junior, un dealer un peu violent, avec qui il se lie d’amitié.








Mon avis :

Autant j’avais apprécié Pike, le premier roman de Benjamin Whitmer, autant je suis déçue par Cry father.
Je reconnais à l’auteur une qualité d’écriture très importante. Avec des éléments un peu clichés comme la violence, la meth, la pauvreté, il parvient à rendre son écriture unique et à s’approprier un style particulier.
Je n’ai pas vraiment accroché au scénario, aux relations imbriquées entre les personnages. Les passages qui rendent hommage à la relation père-fils sont, il est vrai, très bien écrits, mais je trouve que globalement, il manque une certaine fluidité et une bonne dose de simplicité.


Lu en : 11 jours.

dimanche 21 février 2016

« Mes homicides – un procureur face au crime » de Jacques Dallest

Résumé :

Jacques Dallest est procureur général de la cour d’appel de Chambéry. Avant d’occuper ce poste prestigieux, il a été juge d’instruction et procureur, en Corse, à Marseille, à Roanne notamment.








Mon avis :

Lorsqu’un procureur général encore en fonction relate les affaires criminelles qui l’ont le plus marqué durant sa carrière, cela donne un livre d’une épaisseur importante et dont la lecture laisse un sentiment de noirceur quant à l’espèce humaine.
Passée l’impression de lire un catalogue, pas toujours approfondi, de faits divers plus ou moins sanglants, une fois le livre fini, je ne peux que regretter ce nombre incalculable de vies gâchées par la violence, la jalousie, l’alcool ou encore la bêtise et l’ennui.
Ce témoignage est intéressant mais il est un peu désespérant.


Lu en : 10 jours.

« Doggy bag - saison 2 » de Philippe Djian

Résumé :

La fille d’Edith, Sonia, a enfin rencontré son père : Marc. Celui-ci n’a pas vraiment la fibre paternelle, il se montre bien plus intéressé par la mère que par la fille. Son frère, David, s’apprête à courir un marathon, ce qui déstabilise quelque peu sa vie, marquée par la grossesse de sa nouvelle compagne dont il a indirectement tué le fils. Quant à leur mère, Irène, elle se fait enlever par un menuisier complètement psychopathe.





Mon avis :

La saga de cette famille se lit plutôt bien. J’ai trouvé ce deuxième tome plus étoffé que le premier, qui campait le décor.
Le final me laisse penser que le troisième épisode comportera une dose d’action intéressante.
Les personnages ont une histoire personnelle qui ne cache pas leurs défauts et leurs failles. Cette vérité dans la narration est abordée sans fioritures. Sans être noir, ce n’est pas toujours très joyeux.
Je lirai la suite j’espère prochainement.


Lu en : 1 jour.

« N’oublie pas mon petit soulier » de Gabriel Katz

Résumé :

Lorsque Benjamin Varenne accepte un job de Père Noël aux grands magasins, il ne se doute pas qu’il va avoir un coup de foudre pour Victoire. Épouse d’un mafieux albanais, elle est amenée à s’enfuir après que la grand-mère de son époux est tuée. Benjamin part à sa recherche, mais il n’est pas tout seul.







Mon avis :

Ce roman divertissant m’a beaucoup rappelé ceux d’Olivier Gay, par son style frais et efficace.
Si le scénario est plutôt bien trouvé, les scènes d’action agrémentent les chapitres et impriment un rythme très dynamique au roman.
Il ne s’agit nullement de grande littérature mais il y a plutôt de quoi passer quelques heures de lecture sympathiques grâce à quelques scènes et quelques passages assez drôles.


Lu en : 1 jour.

« Dissonances » de Carin Gerhardsen

Résumé :

L’équipe de Conny Sjöberg enquête sur le viol d’une jeune fille retrouvée nue et mutique devant un immeuble. Dans cet immeuble, vit un réparateur de pianos, John Gideon, accusé de pédophilie par son voisinage. Celui-ci devient rapidement le suspect idéal.







Mon avis :

J’ai retrouvé l’équipe de Conny Sjöberg avec grand plaisir dans cette enquête encore une fois parfaitement menée.
Carin Gerhardsen se perfectionne de livre en livre. L’intrigue est d’une fluidité exemplaire, les chapitres s’enchaînent ni trop lentement ni trop vite. L’auteure parvient à avoir le tempo idéal dans cette enquête difficile, où les apparences sont trompeuses.
Quant à la galerie de personnages que forment les enquêteurs réunis autour du commissaire Conny Sjöberg, que dire de plus à part qu’ils sont toujours aussi attachants, compétents et humains ?
Je suis vraiment ravie d’avoir pu découvrir cette auteure que j’affectionne particulièrement.


Lu en : 7 jours.

« Une âme de trop » de Brigitte Aubert

Résumé :

Elvira travaillait dans un hôpital avant d’être en arrêt de travail à cause de son agoraphobie. Elle a néanmoins gardé contact avec ses collègues, dont Steven, son propriétaire. Au fur et à mesure que de terribles meurtres se produisent, elle se rend compte que les victimes lui ressemblent. Persuadée d’être la prochaine victime, elle fait tout pour alerter les policiers qu’elle connaît bien, le capitaine Alvarez et le lieutenant Spellman. Ceux-ci ont du mal à la croire et pourtant, l’étau se resserre autour d’elle.




Mon avis :

Je retrouve enfin le style que j’aime tant chez Brigitte Aubert et surtout sa faculté à aboutir à un dénouement auquel je ne m’attendais pas du tout.
Le scénario est original et l’ambiance instaurée très réaliste. Il y a beaucoup d’action, l’histoire avance vite, jusqu’à ce final très surprenant.
Même si les personnages ne sont pas très attachants, cela ne m’a pas vraiment dérangé. Le scénario est presque plus important qu’eux.


Lu en : 2 jours.

« Des garcons bien élevés » de Tony Parsons

Résumé :

Sept étudiants d’une grande université anglaise forment une bande d’amis inséparable. Vingt ans plus tard, ils sont retrouvés assassinés les uns après les autres. Max Wolfe, enquêteur insomniaque et passionné par les chiens, se lance dans cette enquête.







Mon avis :

J’ai démarré l’année 2016 avec une lecture de très grande qualité.
Le scénario est assez classique mais le traitement qui en est fait est très bien mené.
L’enquêteur principal, Max Wolfe, est bien campé et travaillé. Rapidement, on ne peut qu’espérer une suite à ses enquêtes, il en a l’étoffe.
Quant au déroulement de l’intrigue, il donne envie d’en connaître la fin tant le style est fluide et l’écriture claire.
Le roman est assez épais, les doses d’action sont les bienvenues. Elles redonnent du rythme, si besoin en est, et sont plutôt crédibles.
Il serait dommage de passer à côté de cette lecture qui laisse présager une suite très alléchante.


Lu en : 2 jours.