samedi 30 juillet 2016

« Huis clos en Toscane » de Diana Lama

Résumé :

Sept anciennes camarades d’école se retrouvent vingt ans après une sortie scolaire dans la même maison qui les avait accueillies en Toscane. L’idée est de passer un week-end entre filles, coupées de tout.
Au fur et à mesure que les souvenirs resurgissent, certaines femmes du groupe disparaissent. Si au départ, les autres pensent qu’elles ont filé, le doute commence à s’installer.





Mon avis :

La construction du roman ne m’a pas beaucoup plu ; chaque personnage a un point de vue. Les personnages sont nombreux, il peut être assez difficile de suivre l’enchaînement de leurs visions.
L’auteure fait intervenir régulièrement le personnage à l’origine des disparitions. Là aussi, il y a tellement peu d’éléments qu’il est impossible d’en deviner l’identité. Il faudrait presque relire le livre pour mieux l’apprécier.
J’ai trouvé que l’histoire avait du mal à démarrer car un certain temps se passe avant que les disparitions n’étonnent les survivantes. Cela manque d’ailleurs de réalisme.
Le final est peu expliqué, la dimension psychologique est peu abordée voire pas du tout, c’est bien dommage car le dénouement reste bien trouvé.
J’ai en revanche énormément apprécié l’ambiance toscane et la description de la villa. Un vrai plus qui a rendu la lecture très agréable.


Lu en : 3 jours.

« Elvis Cadillac King from Charleroi » de Nadine Monfils

Résumé :

Elvis Cadillac est invité à chanter des chansons du King pour l’anniversaire d’une riche vieille dame dont la famille attend le décès avec impatience. Lorsque celle-ci meurt mystérieusement, le commissaire Cramique interroge ses proches ainsi qu’Elvis dont il est fan.







Mon avis :

Les romans de Nadine Monfils sont généralement déjantés, avec des personnages complètement loufoques. Celui-ci ne fait pas exception à la règle.
J’aime toujours ce style mais je commence à m’en lasser dans la mesure où l’auteure se renouvelle assez peu.
Je trouve également dommage qu’il y ait peu d’aspect policier, cela aurait peut-être permis au livre de gagner en intérêt.
Si la lecture est rapide et tout de même agréable, cet ouvrage n’a rien de mémorable.


Lu en : 3 jours.

« Les initiés » de Thomas Bronnec

Résumé :

Alors qu’une crise bancaire s’annonce, Christophe Demory, haut fonctionnaire à Bercy se retrouve plongé dans son histoire personnelle. Il est en effet amené à revivre le suicide de son ancienne compagne, alors qu’elle enquêtait en tant qu’inspectrice des finances sur un plan de sauvetage des banques. Il va se retrouver confronté aux grands patrons, à la Direction du Trésor et au ministre de gauche, Isabelle Colson.





Mon avis :

L’environnement de Bercy est décrit avec une précision et un réalisme impressionnants. Si le thème ne m’intéressait pas du tout de prime abord, écouter l’auteur lors d’une conférence m’a donné envie de découvrir son roman.
Je ne suis pas du tout déçue de cette lecture instructive, qui dépeint un monde complexe, subtil et technique. Le travail de recherche de l’auteur est considérable.
Le Ministère des Finances est comme un paquebot à diriger avec finesse et doigté.
Outre le contexte politique brillamment dépeint avec les rouages de l’administration qui contribuent à le qualifier de difficile, l’auteur a construit chacun de ses personnages avec intelligence et profondeur. L'intrigue est bien présente, dans la mesure où il ne s'agit pas du tout d'un documentaire mais bien d'un thriller.
Il serait vraiment dommage de passer à côté de cette lecture dont le thème peut rebuter.

Lu en : 7 jours.


« De force » de Karine Giébel

Résumé :

Alors que la jeune Maud se fait agresser, elle est sauvée par Luc qui fait fuir son agresseur. Son père, grand professeur, demande à Luc de devenir son garde du corps suite à des menaces reçues. Luc emménage donc dans la villa de cette famille menacée qui recèle beaucoup de secrets.







Mon avis :

Karine Giébel a le don de construire des histoires qui prennent aux tripes, ce qui est encore le cas avec « De force ».
Elle a cette faculté à façonner des personnages masculins d’une profondeur impressionnante, son talent est immense.
Dans cet ouvrage, qui se lit avec une rapidité comme seule sait le faire Karine Giébel, le suspense est très présent. Comme toujours, la dose d’action est importante. Il y a moins de sang que dans les précédents ouvrages de l’auteur, ce qui n’est pas plus mal. Elle parvient à allier romance impossible à noirceur. Les personnages ont tous des failles qu’elle exploite subtilement.
Le style de l’auteur est unique. Elle sait faire adhérer le lecteur, je suis complètement fan.
Vivement le prochain !


Lu en : 2 jours.

« Amitiés mortelles » de Ben Elton

Résumé :

Une série de meurtres atroces a lieu à Londres depuis quelques temps. L’inspecteur Edward Newson et le brigadier Natasha Wilkie traquent le tueur qui semble s’en prendre à des victimes au passé douteux.








Mon avis :

J’ai passé un très bon moment grâce à ce livre qui réunit humour et meurtres sanglants. Les dialogues sont savoureux. L’inspecteur Newson, petit rouquin complexé, m’a beaucoup fait rire. Amoureux du brigadier sous ses ordres, il est amené à vivre certaines situations ridicules mais vraiment drôles.
Certains passages sont un peu crus, l’auteur prend quelques risques, mais cela n’est pas nécessairement déplaisant.
Quant à l’enquête, elle est jalonnée de meurtres particulièrement atroces. Très bien construite, elle comporte une dose de suspense qui n’est pas négligeable.
Un auteur à découvrir.


Lu en : 6 jours.

« Manhattan Grand-Angle » de Shannon Burke

Résumé :

Dans les années 90, Franck est ambulancier à Manhattan. Il n’exerce pas son métier comme ses collègues puisqu’il est aussi photographe. Lors d’une intervention, il fait la rencontre d’Emily, jeune escrimeuse séropositive. Bien que son entourage lui déconseille de la fréquenter, des liens forts se nouent entre eux.






Mon avis :

Il s’agit là d’une amorce de 911, roman qui m’avait plu. Curieuse de découvrir les débuts de cet auteur, je suis déçue par ma lecture du fait des trop nombreuses ressemblances avec « 911 ». Ce roman m’a semblé être un brouillon du suivant. Logiquement, je ne peux pas regretter l’absence d’imagination de l’auteur puisque cet ouvrage a été écrit avant « 911 », mais je reste sur ma faim.
Sans la dévoiler, la fin très triste laisse un goût particulier et fait de cet ouvrage un roman particulièrement noir.


Lu en : 1jour.

« Le commissaire Bordelli » de Marco Vichi

Résumé :

Pendant la canicule de l’été 1963 à Florence, le commissaire Bordelli enquête sur la mort d’une veille femme particulièrement riche. Aidé d’une jeune recrue, Piras, il a rapidement des doutes sur la cause de la mort et soupçonne notamment les neveux de la victime, qui ont pourtant de solides alibis.






Mon avis :

Une nouvelle fois avec un polar italien, je suis conquise par l’ambiance italienne qui imprègne l’histoire et qui donne complètement envie d’y aller. Ici, l’auteur dépeint la ville de Florence avec tant de talent que l’on s’y croirait presque. La ville est un personnage à part entière, qui n’évince pourtant pas l’intrigue.
Si l’enquête est assez classique, elle n’en reste pas moins intéressante à suivre, avec un cercle de personnages très différents mais très bien construits.
En effet, si le commissaire Bordelli est nostalgique et seul, il aime aussi la bonne chère et partage par exemple ses repas avec ceux qui gravitent autour de lui, tels que Rosa, prostituée qu’il aime et qui l’aime, Botta, voleur et grand cuisinier, mais aussi Diotivede, médecin légiste et Dante, frère de la victime et scientifique.
Cette galerie de personnages a une part importante dans la réussite du roman qui pourrait être banal s’ils n’imprégnaient pas autant l’intrigue.
L’auteur a écrit une suite aux enquêtes du commissaire Bordelli. Si le second opus est aussi bon, cela promet des moments sympathiques à passer.


Lu en : 2 jours.

jeudi 14 juillet 2016

« Vengeances » de Philippe Djian

Résumé :

Après le suicide de son fils adolescent, Marc fait la rencontre par hasard de Gloria, son ancienne petite amie. Il l’héberge chez elle, ce qui n’est pas du goût d’Anne et Michel, ses meilleurs amis.








Mon avis :

Je ne suis pas du tout convaincue par cette lecture. Le deuil de Marc est abordé d’une manière assez particulière. Le livre comporte beaucoup de personnages écorchés vifs, auxquels je ne me suis pas du tout attachée.
J’ai trouvé l’intrigue assez plate alors qu’elle pouvait être prometteuse.
Je continuerai de lire des livres de Philippe Djian mais je suis un peu déçue.


Lu en : 1 jour.

« Plateau » de Franck Bouysse

Résumé :

En fuyant l’homme qui la battait, Cory rejoint sa tante et son oncle, Judith et Virgile, qui vivent sur le Plateau. Ils ont élevé Georges, qui va héberger Cory dans sa caravane. Cet évènement vient perturber la vie paisible et monotone des habitants du Plateau, alors que les histoires et secrets de famille resurgissent.






Mon avis :

Franck Bouysse démontre une nouvelle fois tout son talent avec ce roman au style magnifique. L’humanité des personnages est immense. Le lecteur ne peut qu’éprouver à leur égard une immense empathie.
Chaque phrase est bien placée, bien écrite, située comme il faut dans le récit.
L’auteur allie l’humanité à la noirceur, comme le prouve le dénouement.
Bien qu’il y ait peu d’action, j’ai trouvé l’ouvrage très correctement rythmé.
Encore une belle réussite de Franck Bouysse !


Lu en : 3 jours.

« 59, passage Sainte-Anne » de Frédérique Volot

Résumé :

Lorsque le détective Achille Bonefond découvre un message étrange dans la doublure de la robe de la comédienne Mimi Pattes-Maigres, il commence à douter de son suicide. Lorsqu’il reçoit lui-même un message curieux d’un informateur retrouvé assassiné, il n’a plus de toutes. Le voici amené à appréhender le milieu du spiritisme, grâce à Allan Kardec, spécialiste du genre. Les esprits maléfiques leur donnent du fil à retordre.





Mon avis :

Au début du livre, j’ai eu un peu de mal à adhérer aux personnages et aux dialogues caricaturaux et prétendument visionnaires.
La naïveté du contenu et le ridicule m’ont déplu voire agacée mais de manière assez surprenante, je me suis laissé prendre au jeu en me concentrant sur l’histoire, dont l’intérêt principal est la découverte du milieu du spiritisme.
J’ai trouvé ce thème très intéressant ; les recherches de l’auteure sont poussées, elle réussit à intégrer facilement à l’intrigue quelques connaissances historiques.
Le personnage d’Achille Bonnefond est présent dans d’autres livres de l’auteure. Je ne me précipiterai pas pour les lire mais si j’ai l’occasion de me procurer certains ouvrages, pourquoi pas.


Lu en : 2 jours.

« La nuit du Jabberwock » de Fredric Brown

Résumé :

Doc Stoeger possède un journal dans une petite ville où il ne se passe jamais rien. Tous les jeudis soirs, il attend le scoop qui n’arrive pas pour boucler son journal. Ce jeudi soir, il fait la rencontre d’un homme qui lui propose d’intégrer une société secrète dont les membres sont, comme lui, admirateurs de Lewis Carroll. Rien ne va se passer comme prévu.






Mon avis :

La nuit constitue l’espace temps de ce livre et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est plutôt bien remplie !
Le scénario est bien rythmé, la dose d’action est bien calibrée.
A la fin du livre, le lecteur a l’impression que la boucle est bouclée et que la nuit qui vient de s’écouler est comme une parenthèse fantastique. Je ne suis pas adepte du fantastique mais cet univers est très bien abordé.
Je ne dirais pas qu’il s’agit d’un chef d’œuvre de littérature, toutefois, je dois reconnaître que l’auteur a de l’imagination. Il a su construire une intrigue solide qu’il mène avec talent.


Lu en : 3 jours.

« Derrière les panneaux il y a des hommes » de Joseph Incardona

Résumé :

Depuis la disparition de sa fille Lucie, Pierre Castan vit sur une aire d’autoroute, dans sa voiture, là où le drame de sa vie s’est produit il y a six mois.
Le week-end du 15 août, la petite Marie disparaît. La capitaine Julie Martinez mène l’enquête. Pierre traque également celui dont il est persuadé qu’il est à l’origine de plusieurs disparitions d’enfants.





Mon avis :

Je suis très déçue par cette lecture qui s’annonçait pourtant plutôt agréable puisque j’avais déjà lu quelques livres de Joseph Incardona qui m’avaient bien plu.
Je n’ai pas du tout aimé le style de l’auteur, les phrases courtes, sèches et parfois crues. Si le but était de donner du rythme au récit, c’est raté.
Je n’ai pas trouvé le personnage principal attachant, ni les enquêteurs. Le scénario ne m’a pas paru particulièrement captivant, d'autant plus que l'on connaît rapidement l'identité du coupable.
Terminer ce livre a été laborieux, c’est dommage.


Lu en : 14 jours.

mardi 12 juillet 2016

« Incidences » de Philippe Djian

Résumé :

Marc est un quinquagénaire qui entretient plusieurs relations avec ses étudiantes. Un soir, l’une d’elles, Barbara, meurt alors qu’il la raccompagne. Il fait alors la connaissance de Myriam, la belle-mère de Barbara avec qui il entame une liaison.







Mon avis :

Le livre démarrait bien, avec une intrigue au goût de polar, malheureusement, le reste de l’ouvrage est plutôt ennuyeux.
Les états d’âme de Marc ne m’ont pas passionnée, la relation qu’il entretient avec la belle-mère de la jeune femme disparue est plutôt ambiguë, alors qu’il repousse les avances d’une autre étudiante et que sa sœur, Marianne, avec qui la relation est assez particulière, a elle-même une liaison avec le supérieur hiérarchique de Marc.
Toutes ces relations sont enchevêtrées et peu crédibles.
Le style est certes de qualité, mais cela n’a pas suffi à me faire accrocher à l’intrigue.
En revanche, le final est déroutant et assez stupéfiant. Il redonne de la noirceur à l’ensemble.


Lu en : 1 jour.

« Les sirènes noires » de Jean-Marc Souvira

Résumé :

Alors que l’équipe de Ludovic Mistral vient d’arrêter le violeur et tueur Serge Notto, des meurtres d’albinos sont commis en plein Paris. Pendant ce temps, au Nigéria, une cérémonie a lieu afin que Margaret soit protégée par un sorcier avant de partir en France.







Mon avis :

Jean-Marc Souvira connaît parfaitement le monde policier, ce qui rend la lecture de son troisième ouvrage aussi intéressante que réaliste.
L’enquête menée par le talentueux commissaire Mistral a une dimension un peu plus internationale que dans les autres ouvrages de l’auteur. Contre toute attente, j’ai bien aimé cet aspect.
Le personnage principal m’a semblé moins caricatural qu’auparavant. L’équipe qui l’entoure est plutôt sympathique.
De manière générale, j’ai bien apprécié cette lecture. J’espère que Jean-Marc Souvira ne s’arrêtera pas en si bon chemin.


Lu en : 8 jours.

lundi 11 juillet 2016

« A ce stade de la nuit » de Maylis de Kerangal

Résumé :

Une nuit d’octobre 2013, une femme entend le nom de Lampedusa à la radio. Ce nom lui fait immédiatement penser à Burt Lancaster. Les souvenirs s’enchaînent alors que le naufrage d’un bateau de migrants vient d’avoir lieu.







Mon avis :

Que d’ennui dans ce livre inutile et sans intérêt.
Je ne développerai pas plus sur cet ouvrage dont on peut se passer facilement de le lire.


Lu en : 1 jour.

« Block 46 » de Johana Gustawsson

Résumé :

A Falkenberg, en Suède, le cadavre de Linnéa Blix est découvert mutilé. Linnéa était attendue à Londres par ses proches qui rejoignent alors la Suède. Parmi ses amis, Alexis Castells, écrivain spécialisé dans les tueurs en série. Participe à l’enquête Emily Roy, profileuse renommée. Une série de meurtres d’enfants est mise à jour. Le lien avec la mort de Linnéa devient flagrant.





Mon avis :

Le livre contient des passages vraiment très difficiles sur les camps de concentration, ce qui donne un côté tout de suite moins divertissant aux polars habituels que je peux lire. Ces chapitres sont pourtant nécessaires pour faire le lien entre le passé et le présent où un duo d’enquêtrices est à la recherche d’un tueur dont les meurtres sont particulièrement sordides.
J’ai aimé le fait d’avoir l’impression de connaître l’identité du tueur alors qu’un retournement de situation final vient ébranler les convictions du lecteur.
Je n’ai pas trouvé les personnages principaux particulièrement attachants, mais l’enquête est plutôt bien menée et la construction de l’intrigue est solide.
Ce premier roman de l’auteure révèle un travail en amont très riche. Je suis curieuse de lire d’autres ouvrages de Johana Gustawsson.


Lu en : 7 jours.

« La fille de nulle part » de Fredric Brown

Résumé :

George Weaver est un agent immobilier qui part s’installer dans un coin perdu du Nouveau-Mexique pour soigner sa dépression et son alcoolisme. Eloigné de sa femme et de ses filles, il se cherche une occupation pour combler sa solitude. Il retrouve un certain intérêt à la vie lorsqu’il apprend que dans la maison qu’il loue, a eu lieu un meurtre jamais élucidé huit ans auparavant, celui de Jenny Ames.





Mon avis :

Fredric Brown est décidément un auteur qu’il me plaît de découvrir. Tout au long du roman, le rythme est assez lent. Les pistes que suit George Weaver dans sa quête de la vérité se révèlent vite être des impasses. Dans cette lenteur, l’on partage la recherche du sens de la vie du personnage principal, jusqu’à ce que le rythme s’accélère dans les dernières pages pour aboutir à un dénouement que je qualifierais de génial.
Rien que pour ces quelques pages, la lecture de « La fille de nulle part » n’est pas un moment de perdu.


Lu en : 2 jours.

« Doggy bag - saison 3 » de Philippe Djian

Résumé :

Alors que leur ville est en pleine inondation, Marc et David Sollens entretiennent des relations de plus en plus compliquées avec leur père qui les a trahis. La séquestration de leur mère Irène ne les soude pas dans l’épreuve.







Mon avis :

Dans cette saison 3, la famille Sollens connaît des drames particulièrement difficiles à vivre. Qu’il s’agisse de crime, de trahison ou de mensonges, rien n’est épargné à cette famille dont le moral n’est pas au beau fixe.
Malgré la noirceur des aventures vécues par les personnages, cette saga se lit bien et avec un intérêt grandissant.


Lu en : 3 jours.

« Le fil rouge » de Paola Barbato

Résumé :

Antonio Lavezzi ne s’est jamais remis du viol et de l’assassinat de sa fille de treize ans, Michela, alors qu’il s’était absenté de sa maison en la laissant seule. Son meurtrier n’a jamais été retrouvé. La culpabilité le hante. Un jour, Antonio est contacté par un homme, l’Assassin, qui lui demande d’exécuter des criminels ayant échappé à la justice. Antonio se lance dans ces meurtres, dans le but de parvenir à venger sa fille.





Mon avis :

Tout au long de la lecture de ce livre, une impression curieuse s’en dégage. Le partage d’un sentiment de culpabilité peut difficilement laisser indifférent, la sensation de deuil également.
Pour ne pas perdre complètement l’esprit, Antonio Lavezzi décide de venger sa fille et retrouve ainsi un objectif dans sa vie particulièrement vide de sens.
Si j’ai pu regretter quelques longueurs, je ne peux que reconnaître l’imagination de l’auteur et la qualité d’écriture.
Il ne s’agit pas pour moi d’un chef d’œuvre, loin de là, mais c’est tout de même un très bon roman psychologique.


Lu en : 9 jours.

« Imogène est de retour » de Charles Exbrayat

Résumé :

Les morts s’enchaînent à Callander autour de Miss McCarthery depuis qu’elle est revenue dans son village natal. Elle qui déchaîne les passions va devoir affronter un ennemi qui veut l’accuser des pires maux.








Mon avis :

Le personnage d’Imogène McCarthery étant bien campé, l’auteur peut laisser évoluer les habitants du village natal d’Imogène, Callander.
Cela laisse place à des dialogues savoureux, des scènes cocasses, qui s’inscrivent dans une intrigue agréable à suivre.
Les ficelles du dénouement sont assez similaires à celles du tome précédent de la série. Mais ce manque d’originalité ne gâche pas la lecture de ce roman qui donne le sourire.


Lu en : 5 jours.

« Ne vous fâchez pas, Imogène ! » de Charles Exbrayat

Résumé :

Imogène se voit confier une mission de la plus haute importance : apporter les plans d’un avion de l’Amirauté à Callander, son village natal écossais. Le moins que l’on puisse dire, c’est que son retour sur sa terre d’origine n’est pas du goût de tout le monde.







Mon avis :

Je découvre la terrible Imogène Mc Carthery avec le premier tome de cette série, que je regrette de ne pas avoir lue plus tôt.
Quel personnage !
Imogène fait le roman à elle toute seule. Dotée d’un caractère très fort et d’un tempérament bien trempé, elle se révèle pourtant pleine de contradictions aussi drôles les unes que les autres. A la fois naïve et courageuse, elle s’embarque dans des aventures rocambolesques et humoristiques.
Exbrayat entoure Imogène d’une galerie de personnages à découvrir. Je vais m’empresser de lire la suite.


Lu en : 1 jour.

dimanche 10 avril 2016

« Celle qui en savait trop » de Linwood Barclay

Résumé :

Keisha Ceylon est chercheuse d’âmes perdues. Spécialisée dans les disparitions, elle prétend aider des familles dans le besoin. Elle se débrouille alors pour prendre contact avec le mari d’une femme disparue sans raison, Ellie Garfield. Les choses se compliquent lorsqu’elle s’approche de la vérité.







Mon avis :

Le scénario de ce roman est particulièrement original et plutôt drôle. Sous cette noble et altruiste dénomination de chercheuse d’âmes perdues, Keisha Ceylon est en réalité une arnaqueuse tellement convaincante qu’elle croirait presque elle-même à ses pouvoirs de divination. Ceux-ci ne laissent pas dupe son compagnon ainsi qu’un complice, qui entendent bien profiter du prétendu altruisme de Keisha.
Il s’agit là du premier roman de Linwood Barclay que je lis et j’en apprécie beaucoup la fluidité du style. Il n’y a pas de temps mort. Les scènes d’action sont suffisamment présentes pour donner un rythme soutenu tout au long du roman.
L’auteur a campé des personnages intéressants voire attachants.
Il ne s’agit pas du roman du siècle mais j’en garde un bon souvenir.


Lu en : 3 jours.

« La fille électrique » de Giampaolo Simi

Résumé :

Rosa, jeune policière, a pour mission de protéger Daniele Mastronero, dit Cochise, jeune caïd, afin qu’il mène la police à un chef de clan en fuite depuis plusieurs années. Des liens forts se nouent entre Rosa et Cochise.








Mon avis :

Moi qui aime tant les polars italiens, me voilà particulièrement déçue après avoir lu cet ouvrage.
J’ai trouvé l’histoire difficile à suivre en raison des nombreuses trahisons et stratégies mises en place.
Il y a certes beaucoup d’action mais j’ai trouvé l’ensemble assez long. De plus, je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages.
Globalement, je n’ai pas aimé ce livre, mais j’aimerais découvrir d’autres ouvrages de l’auteur pour ne pas rester sur une mauvaise impression.


Lu en : 9 jours.

« Ardoise » de Philippe Djian

Résumé :

De Céline à Hemingway, de Melville à Salinger entre autres, Philippe Djian évoque les auteurs qui l’ont marqué depuis son adolescence.









Mon avis :

Pour ceux qui ont lu leurs classiques, ce recueil est intéressant et permet en quelque sorte de partager avec l’auteur des impressions et souvenirs de lecture profondément évocateurs.
Pour ceux qui ne les ont pas lus, Philippe Djian donne envie de les découvrir.
Pour mieux apprécier ce livre, il reste préférable d’avoir une culture littéraire assez solide.


Lu en : 1 jour.

« Le toutamoi » d’Andrea Camilleri

Résumé :

Arianna et Giulio forment un couple aux mœurs assez curieuses. Impuissant, pour satisfaire son épouse, Giulio recrute de jeunes hommes qui ne rencontrent Arianna que deux fois. Mais un jour, Mario, jeune recrue, s’éprend d’Arianna et fait tout pour la revoir.







Mon avis :

Le scénario de ce roman est très original et le traitement qui en est fait peut parfois mettre mal à l’aise le lecteur.
Le livre est court, j’ai trouvé dommage que l’histoire d’Arianna ne soit pas plus développée. Dès les premières pages, l’on devine qu’Arianna est un personnage vraiment particulier, au passé trouble et à la psychologie légèrement dérangée. Cet aspect-là m’a beaucoup plu, d’où un final que j’ai particulièrement apprécié.
Découvrir Andrea Camilleri avec ce roman n’est peut-être pas le meilleur moyen de se faire une idée de l’œuvre de l’auteur.
Quoi qu’il en soit, ce livre est très noir, il devrait plaire aux amateurs de personnages tordus.


Lu en : 2 jours.

« Les enfants de l’eau noire » de Joe R. Lansdale

Résumé :

May Linn, une jolie adolescente qui rêve d’aller à Hollywood, est retrouvée tuée dans le fleuve la Sabine. Ses amis, Sue Ellen, Jinx et Terry, décident de l’incinérer et de réaliser son rêve : l’amener au pays des stars.
Pour cela, ils se construisent un radeau et prennent avec eux le magot d’un hold-up. Cet argent intéresse l’agent de police Sy, mais aussi l’oncle de Sue Ellen et Skunk, un monstre dont on ne sait pas bien s’il s’agit d’une légende ou non.




Mon avis :

Indéniablement, l’auteur a beaucoup de talent. L’écriture est belle. Avec simplicité et sobriété, Lansdale dépeint des personnages profonds, humains et attachants.
Le groupe d’amis que forment Sue Ellen, Jinx et Terry se donne pour objectif de réaliser le rêve de leur amie, malgré leur dénuement et les obstacles qu’ils vont rencontrer.
Cette jolie histoire d’amitié n’empêche pas d’imprimer au récit un rythme parfois soutenu et de contenir des dialogues souvent drôles. L’intrigue avance au fur et à mesure de l’avancée des amis sur le fleuve.
Au final, même si je m’attendais à une enquête un peu plus poussée, j’ai trouvé que le roman était de grande qualité.


Lu en : 7 jours.

« … Et justice pour tous » de Michaël Mention

Résumé :

Le superintendant Mark Burstyn, exclu de la police, vit désormais à Paris. Alcoolique et seul, seule la fille de son ami Clarence Cooper lui donne le sourire. Amené à revenir en Angleterre, il retrouve Clarence, chargé d’une enquête sur des viols commis dans un orphelinat.







Mon avis :

Comme d’habitude avec Michaël Mention, difficile d’être déçu.
Ce roman vient clôturer sa trilogie anglaise et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur nous aura fait traverser plusieurs épreuves !
C’est noir, c’est cru, c’est réaliste. Le style est incisif, précis, chaque mot est bien choisi.
La structure du roman est solide. On ne peut que deviner et apprécier la réflexion de l’auteur et son intelligence.
Le contexte économique et social est bien ancré.
L’auteur ne passe aucun détail sur le délabrement du personnage principal qu’est Mark Burstyn. C’en serait presque dérangeant.
Mais qu’importe, cette trilogie ne s’oublie pas.


Lu en : 2 jours.

samedi 9 avril 2016

« Mort à tous les étages » de Duane Swierczynski

Résumé :

Un samedi matin en août, David Murphy, patron d’une entreprise, a convoqué plusieurs employés pour une réunion. Il leur explique que les sorties sont condamnées au gaz sarin, que les ascenseurs ne fonctionnent plus et qu’ils ont la possibilité, soit de boire le jus d’orange empoisonné, soit de se laisser abattre. Mais son assistante s’y oppose et le tue.






Mon avis :

Quelle déception !
Beaucoup trop d’actions invraisemblables, de mouvements incohérents et de rebondissements inintéressants dans ce roman qui démarrait pourtant bien. En effet, une fois les portraits des personnages bien plantés, l’action et le mystère sont vite présents et l’intrigue commence. Une fois démarré, le scénario devient du grand n’importe quoi. Il y a sûrement des amateurs du genre mais je n’en fais pas partie, si bien que malgré la maigre épaisseur du livre, j’ai pris du temps à en venir à bout.
Malgré tout, j’ai bien aimé les citations en début de chapitre, souvent inspirées de l’environnement managérial. Voici ma favorite, de Walt Disney : «  La meilleure façon de se mettre au travail, c’est d’arrêter de parler et de commencer à agir ».


Lu en : 6 jours.

« La ferme du crime » d’Andrea Maria Schenkel

Résumé :

Une famille entière est retrouvée assassinée dans une ferme de Bavière dans les années 50. Si les habitants du village ne sont pas particulièrement attristés par ce drame compte tenu de la personnalité des victimes, ils s’interrogent néanmoins sur l’auteur de ces meurtres qui ont traumatisé les personnes ayant découvert les victimes.






Mon avis :

La ferme de Tannöd est un lieu qui a connu un drame particulièrement tragique. Andrea Maria Schenkel s’inspire de ce fait divers réel pour retracer les meurtres et ses suites.
C’est ainsi que témoignent chacun à tour de rôle les habitants du village, les langues se délient et au fur et à mesure, l’on en apprend un peu plus sur les victimes et leur entourage.
Le fait que le roman soit inspiré d’une histoire vraie instaure peut-être plus facilement du suspense. Quoi qu’il en soit, j’ai beaucoup aimé cette alternance de témoignages et le dénouement de l’histoire.


Lu en : 3 jours.

« Adieu aux espadrilles » d’Arnaud Le Guern

Résumé :

Mado et le narrateur sont en vacances près du lac Léman. C’est l’été, les souvenirs remontent.









Mon avis :

J’ai aussi vite oublié ce livre que je l’ai lu. Me reviennent vaguement des souvenirs de mélancolie, de tristesse.
Difficile d’en dire plus dans la mesure où bien que le style m’ait plu, ce roman n’a pas marqué mon esprit.


Lu en : 1 jour.

lundi 4 avril 2016

« Surtout ne mens pas » d’Elena Sender

Résumé :

Laura est une violoniste reconnue internationalement. Erik, son mari, est un chercheur islandais spécialisé dans l’étude du cerveau. Ils forment un couple idéal mais lors de la soirée d’anniversaire d’Erik, celui-ci est retrouvé pendu à un fil barbelé. Personne ne comprend son acte suicidaire, d’autant plus qu’il venait de découvrir une molécule permettant de lutter contre la maladie d’Alzheimer. Laura cherche à expliquer son geste, de même que le capitaine Raphaël Ruis et le lieutenant Marie Richer.




Mon avis :

J’avais déjà lu un roman d’Elena Sander qui m’avait pleinement convaincue. Le résumé de cet ouvrage m’attirait beaucoup et j’ai eu plaisir à le lire.
L’auteure a des références scientifiques assumées qui n’alourdissent pas le récit, ce qui n’était pas évident.
J’ai eu un peu plus de mal à m’attacher aux personnages trop lisses et trop parfaits à qui il arrive soudainement beaucoup de malheurs. Les personnages des policiers m'ont semblé en revanche insignifiants.
Mis à part cela, le suspense est bien présent et le livre se lit plutôt vite.


Lu en : 4 jours.