dimanche 21 février 2016

« Mes homicides – un procureur face au crime » de Jacques Dallest

Résumé :

Jacques Dallest est procureur général de la cour d’appel de Chambéry. Avant d’occuper ce poste prestigieux, il a été juge d’instruction et procureur, en Corse, à Marseille, à Roanne notamment.








Mon avis :

Lorsqu’un procureur général encore en fonction relate les affaires criminelles qui l’ont le plus marqué durant sa carrière, cela donne un livre d’une épaisseur importante et dont la lecture laisse un sentiment de noirceur quant à l’espèce humaine.
Passée l’impression de lire un catalogue, pas toujours approfondi, de faits divers plus ou moins sanglants, une fois le livre fini, je ne peux que regretter ce nombre incalculable de vies gâchées par la violence, la jalousie, l’alcool ou encore la bêtise et l’ennui.
Ce témoignage est intéressant mais il est un peu désespérant.


Lu en : 10 jours.

« Doggy bag - saison 2 » de Philippe Djian

Résumé :

La fille d’Edith, Sonia, a enfin rencontré son père : Marc. Celui-ci n’a pas vraiment la fibre paternelle, il se montre bien plus intéressé par la mère que par la fille. Son frère, David, s’apprête à courir un marathon, ce qui déstabilise quelque peu sa vie, marquée par la grossesse de sa nouvelle compagne dont il a indirectement tué le fils. Quant à leur mère, Irène, elle se fait enlever par un menuisier complètement psychopathe.





Mon avis :

La saga de cette famille se lit plutôt bien. J’ai trouvé ce deuxième tome plus étoffé que le premier, qui campait le décor.
Le final me laisse penser que le troisième épisode comportera une dose d’action intéressante.
Les personnages ont une histoire personnelle qui ne cache pas leurs défauts et leurs failles. Cette vérité dans la narration est abordée sans fioritures. Sans être noir, ce n’est pas toujours très joyeux.
Je lirai la suite j’espère prochainement.


Lu en : 1 jour.

« N’oublie pas mon petit soulier » de Gabriel Katz

Résumé :

Lorsque Benjamin Varenne accepte un job de Père Noël aux grands magasins, il ne se doute pas qu’il va avoir un coup de foudre pour Victoire. Épouse d’un mafieux albanais, elle est amenée à s’enfuir après que la grand-mère de son époux est tuée. Benjamin part à sa recherche, mais il n’est pas tout seul.







Mon avis :

Ce roman divertissant m’a beaucoup rappelé ceux d’Olivier Gay, par son style frais et efficace.
Si le scénario est plutôt bien trouvé, les scènes d’action agrémentent les chapitres et impriment un rythme très dynamique au roman.
Il ne s’agit nullement de grande littérature mais il y a plutôt de quoi passer quelques heures de lecture sympathiques grâce à quelques scènes et quelques passages assez drôles.


Lu en : 1 jour.

« Dissonances » de Carin Gerhardsen

Résumé :

L’équipe de Conny Sjöberg enquête sur le viol d’une jeune fille retrouvée nue et mutique devant un immeuble. Dans cet immeuble, vit un réparateur de pianos, John Gideon, accusé de pédophilie par son voisinage. Celui-ci devient rapidement le suspect idéal.







Mon avis :

J’ai retrouvé l’équipe de Conny Sjöberg avec grand plaisir dans cette enquête encore une fois parfaitement menée.
Carin Gerhardsen se perfectionne de livre en livre. L’intrigue est d’une fluidité exemplaire, les chapitres s’enchaînent ni trop lentement ni trop vite. L’auteure parvient à avoir le tempo idéal dans cette enquête difficile, où les apparences sont trompeuses.
Quant à la galerie de personnages que forment les enquêteurs réunis autour du commissaire Conny Sjöberg, que dire de plus à part qu’ils sont toujours aussi attachants, compétents et humains ?
Je suis vraiment ravie d’avoir pu découvrir cette auteure que j’affectionne particulièrement.


Lu en : 7 jours.

« Une âme de trop » de Brigitte Aubert

Résumé :

Elvira travaillait dans un hôpital avant d’être en arrêt de travail à cause de son agoraphobie. Elle a néanmoins gardé contact avec ses collègues, dont Steven, son propriétaire. Au fur et à mesure que de terribles meurtres se produisent, elle se rend compte que les victimes lui ressemblent. Persuadée d’être la prochaine victime, elle fait tout pour alerter les policiers qu’elle connaît bien, le capitaine Alvarez et le lieutenant Spellman. Ceux-ci ont du mal à la croire et pourtant, l’étau se resserre autour d’elle.




Mon avis :

Je retrouve enfin le style que j’aime tant chez Brigitte Aubert et surtout sa faculté à aboutir à un dénouement auquel je ne m’attendais pas du tout.
Le scénario est original et l’ambiance instaurée très réaliste. Il y a beaucoup d’action, l’histoire avance vite, jusqu’à ce final très surprenant.
Même si les personnages ne sont pas très attachants, cela ne m’a pas vraiment dérangé. Le scénario est presque plus important qu’eux.


Lu en : 2 jours.

« Des garcons bien élevés » de Tony Parsons

Résumé :

Sept étudiants d’une grande université anglaise forment une bande d’amis inséparable. Vingt ans plus tard, ils sont retrouvés assassinés les uns après les autres. Max Wolfe, enquêteur insomniaque et passionné par les chiens, se lance dans cette enquête.







Mon avis :

J’ai démarré l’année 2016 avec une lecture de très grande qualité.
Le scénario est assez classique mais le traitement qui en est fait est très bien mené.
L’enquêteur principal, Max Wolfe, est bien campé et travaillé. Rapidement, on ne peut qu’espérer une suite à ses enquêtes, il en a l’étoffe.
Quant au déroulement de l’intrigue, il donne envie d’en connaître la fin tant le style est fluide et l’écriture claire.
Le roman est assez épais, les doses d’action sont les bienvenues. Elles redonnent du rythme, si besoin en est, et sont plutôt crédibles.
Il serait dommage de passer à côté de cette lecture qui laisse présager une suite très alléchante.


Lu en : 2 jours.

dimanche 10 janvier 2016

« Vengeances » de Bernhard Aichner

Résumé :

Brünhilde s’est mariée avec l’homme qui l’a aidée à se sortir de la mort de ses parents, Mark, policier. Le couple a eu deux adorables fillettes et mène une vie heureuse, jusqu’à ce que Mark soit percuté par une voiture devant chez lui. Son épouse, qui se fait appeler Blum, décide de venger la mort de son mari et de reprendre l’enquête qu’il menait sur un réseau de trafic humain.





Mon avis :

A la lecture de livre, je dois reconnaître que son titre est particulièrement bien choisi. Il est rare que je me fasse cette réflexion mais là, difficile de penser autre chose.
Depuis la mort de son mari dont elle est sûre qu’il s’agit d’un assassinat, Blum ne vit plus que pour une chose : le venger.
Elle sombre dans une violence incroyable, elle qui a des connaissances étendues du corps humain, puisqu’elle a repris l’entreprise familiale de pompes funèbres. Ce climat très particulier des pompes funèbres est abordé de manière à susciter l’intérêt du lecteur et à éveiller une curiosité envers ce monde professionnel si méconnu.
L’intrigue est violente, à l’image de ce personnage principal dont on devine le passé tumultueux et pas toujours innocent. Malgré tout, le drame vécu par Blum et la résilience dont elle fait preuve la rendent plutôt attachante.
J’ai apprécié ce scénario plutôt original et le traitement final, bien amené et assez noir. L’auteur a su conjuguer une dose importante de violence avec une trame de fond, liée au trafic d’êtres humains, bien construite. Cette association est réussie.
Le style de l’auteur est fluide, efficace, si bien que le livre peut se lire vraiment très rapidement.


Lu en : 1 jour.

dimanche 3 janvier 2016

« Midi noir » de Patrick Valandrin

Résumé :

Dans un village de Provence, Albert, ouvrier agricole, s’accuse du meurtre de celui que tout le monde appelle l’Arabe. Sauf que personne ne retrouve son cadavre. Quelques jours plus tard, c’est au tour d’Albert d’être retrouvé mort.
Le commissaire Jean-Yves Grenier, qui se débat avec son alcoolisme, mène l’enquête avec Marjolaine Pamier, son assistante.




Mon avis :

Pour un premier roman, l’auteur a fait un réel effort pour construire une intrigue solide et ancrer ses personnages dans une atmosphère bien décrite, qui m’a beaucoup fait penser à Coup de rouge en Touraine, même si l’action ne se déroule pas dans la même région.
J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui règne autour du vin.
Quant à l’enquête, qui se déroule sur un fond de corruption, d’élections et de chantage, j’ai aussi apprécié les quelques rebondissements qui parsèment son avancée.
Le personnage du commissaire Grenier se veut tourmenté. Au départ, j’ai trouvé ses traits de caractère excessifs. J’avais l’impression que l’auteur voulait faire de son personnage l’anti-flic un peu cliché. De manière assez surprenante, l’auteur s’en sort plutôt bien.
J’espère qu’il y aura une suite aux enquêtes de ce commissaire et de son assistante.


Lu en : 2 jours.

« Le mystère Dyatlov » d’Anna Matveeva

Résumé :

En février 1959, neuf brillants étudiants partent randonner dans l’Oural. Expérimentés et très entraînés, ils sont pourtant retrouvés morts.
Quarante ans plus tard, Ania, écrivain, décide de mener l’enquête en retrouvant des documents ayant appartenu à son ancien voisin.







Mon avis :

L’idée même de ce roman m’avait beaucoup séduite mais malheureusement, ma satisfaction n’est pas à la hauteur de mes attentes.
Pourtant, le livre démarre bien avec un style efficace, une alternance entre la reproduction de documents réels et les réflexions de l’auteur. J’ai moins aimé les passages à la limite du surnaturel.
Vient ensuite un lexique d’une quarantaine de pages qui alourdit beaucoup la lecture. Il est vrai que l’accumulation de noms russes ne la facilite pas, mais si l’idée de reproduire ce lexique pouvait être bonne, peut-être aurait-il fallu éviter de l’incorporer en un bloc.
Je dois reconnaître que dynamiser une véritable enquête qui a sûrement duré plusieurs années est particulièrement difficile.
Toutefois, je suis déçue du traitement qui en a été fait.
L’auteur aborde à la fin différentes hypothèses pour élucider le mystère Dyatlov, dont certaines sont complètement farfelues. Je m’interroge sur l’opportunité de les avoir mentionnées.
Si le livre se lit relativement vite, je n’en garderai pas un souvenir extraordinaire.


Lu en : 5 jours.

« La fille du train » de Paula Hawkins

Résumé :

Rachel prend le train deux fois par jour pour rejoindre Londres. Chaque jour, elle observe les mêmes personnes et notamment une maison proche de la voie ferrée dont elle aperçoit les habitants, un couple modèle à ses yeux. Un jour, elle aperçoit la femme embrasser un autre homme. Le lendemain, elle est déclarée disparue. Rachel essaie alors de percer le mystère de cette disparition.





Mon avis :

Je suis très déçue par cette lecture dont j’attendais beaucoup, vu le nombre impressionnant de critiques élogieuses.
Je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage principal, alcoolique et complètement paumée et qui, à défaut de se souvenir de sa propre vie, imagine celle d’un couple qu’elle voit à travers une vitre tous les matins.
J’attendais un peu plus d’action. L’action n’arrive qu’à la fin du roman, lors de passages très prenants.
L’auteur laisse la place à d’autres personnages du roman pour exprimer leur point de vue, donnant ainsi une vision globale de l’intrigue au lecteur.
Le dénouement n’est pas vraiment étonnant dans la mesure où, au fil du livre, le lecteur peut se faire une idée plus précise de l’identité du tueur.
Globalement, je ressors de cette lecture avec une grande déception.


Lu en : 5 jours.

vendredi 1 janvier 2016

« Le doute » de S. K. Tremayne

Résumé :

Angus et Sarah Moorcroft ont vécu le drame que tout parent redoute : la mort de l’une de leurs jumelles, Lydia. Un an après son décès, ils décident de partir de Londres pour s’installer sur une petite île écossaise, dont Angus a hérité. Lorsque Kristie, leur fille survivante, commence à affirmer qu’elle est Lydia, Sarah décide de se replonger dans le passé pour savoir ce qu’il s’est réellement passé le jour du drame.





Mon avis :

Voilà un livre très bien écrit, qui fait beaucoup penser à celui de Gillian Flynn, Les apparences ou encore à celui de Karen Perry, pour la construction du scénario, Les mensonges.
Le roman part vite, avec des pages qui se tournent rapidement et une intrigue bien ancrée.
Tout au long du livre, l’on ne peut que se demander qui est l’enfant survivant. Lorsque les mensonges du couple commencent à apparaître, l’innocence affichée d’Angus et Sarah s’effrite. Le final met du temps à arriver et j’ai regretté qu’il soit aussi vite terminé. J’ai tout de même apprécié le fait que je ne m’y attendais pas du tout. De la même manière, l’auteur met en place quelques scènes d’action agréables à suivre.
Je ne connaissais pas cet auteur, que j'aimerais bien découvrir un peu plus.


Lu en : 4 jours.

« La lune dans le caniveau » de David Goodis

Résumé :

La sœur de Bill Kerrigan s’est suicidée après avoir été violée. Bill ne s’est jamais remis de cette mort. Il arpente son quartier sordide et surtout Vernon Street pour la venger. Il fait alors la rencontre de Loretta Channing, une jeune femme venue des beaux quartiers, qui veut le sortir de cet enfer.







Mon avis :

Je m’attendais à lire un livre si ce n’est policier, avec du moins une enquête menée par un civil, à la recherche de la vérité concernant le viol de sa sœur.
Or, l’aspect énigme apparaît au début de l’ouvrage et à la fin, mais entre deux, c’est surtout l’histoire personnelle du frère, personnage principal du roman, qui est relatée.
Cette histoire est noire, abordée avec réalisme et franchise. L’écriture est moderne et de grande qualité. Les sentiments et émotions des personnages sont très bien retranscrits.
Même si l’aspect enquête est peu abordé, l’auteur ne l’a pas oublié puisque le final est très étonnant.


Lu en : 2 jours.

dimanche 20 décembre 2015

« L’oiseleur » de Max Bentow

Résumé :

De jolies jeunes femmes blondes sont retrouvées assassinées avec un oiseau mort dans le corps. L’inspecteur Nils Trojan est chargé de l’enquête. L’angoisse monte lorsqu’il réalise que la psychologue qu’il voit en secret, Jana Michels, correspond au profil type des victimes.







Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce thriller allemand, très bien écrit. Le style est efficace et fluide. Je renoue avec les enquêtes policières que j’affectionne particulièrement.
Si l’intrigue est somme toute assez classique, elle est pourtant rudement bien menée.
L’auteur, dont c’est le premier roman, dessine le personnage d’un flic plutôt sensible, qui n’assume pas ses crises d’angoisse, tout en étant pourtant excellent policier.
Le seul bémol du livre réside dans le fait que le final est vite arrivé et que les motivations du tueur ne sont pas assez creusées.
J’espère que la suite des enquêtes de l’inspecteur Trojan sortira rapidement car je pense devenir très vite fan de cet enquêteur et de l’auteur.


Lu en : 4 jours.

« Doggy bag – saison 1 » de Philippe Djian

Résumé :

Marc et David sont deux frères qui tiennent un garage. L’histoire familiale est marquée par Edith, qu’ils ont connue il y a plus de vingt ans et qui a bien failli faire voler en éclats la solidarité familiale qui les unissait. Vingt ans après, Edith rejoint Sonia, sa fille, dans la ville où vivent Marc et David, au grand dam de leur mère Irène.






Mon avis :

Ce premier tome inaugure une série écrite par Philippe Djian, auteur que j’ai découvert non pas grâce à ses talents d’écrivain mais à ceux de parolier.
Moins poétique que dans les chansons qu’il écrit, l’auteur a tout de même une facilité à enchaîner les phrases et à construire un environnement digne d’une série.
Il est un peu difficile au début de cerner les liens entre les personnages mais au fur et à mesure que les pages se tournent, certains points s’éclaircissent.
Lire cet ouvrage de manière isolée n’a pas véritablement de sens, j’enchaînerai donc avec le tome 2 rapidement.


Lu en : 2 jours.

« Les réponses » d’Elizabeth Little

Résumé :

La jeune Janie Jenkins a été condamnée pour le meurtre de sa mère, la riche Marion Elsinger. Dix ans après, Janie est libérée. Cette libération choque profondément l’Amérique et Janie décide alors de s’enfuir. N’ayant aucun souvenir de la nuit du meurtre, elle est déterminée à savoir ce qui s’est réellement passé et à comprendre les derniers mots prononcés par sa mère.





Mon avis :

Voilà un roman que j’ai beaucoup apprécié !
Le personnage principal, Janie, est bien campé. Riche héritière, elle est condamnée pour le meurtre de sa mère, ce qui contrarie légèrement ses projets d’avenir. Elle fait preuve d’un cynisme à plusieurs reprises que j’ai trouvé très drôle et d’une réflexion sur la société plutôt intéressante.
L’auteur instaure une telle dose d’action que les pages se tournent toutes seules. Pour comprendre le final, il faut avoir une lecture attentive, bien qu’en apparence, le livre se lise très facilement.
Il n’y a pas vraiment de violence, pas d’enquête policière, pas énormément de suspense et pourtant, la recette fonctionne impeccablement bien.
Je ne suis pas du tout déçue par ma lecture, bien au contraire.


Lu en : 2 jours.

« Le safari des bêtes à sang chaud et autres meurtres de sang-froid » de Nicholas Drayson

Résumé :

M. Malik est chargé de l’organisation d’un safari au Kenya pour son club, l’Asadi Club. Lorsque la mascotte du club disparaît, M. Malik se rend compte qu’il va falloir résoudre une vieille énigme, celle du meurtre de Lord Erroll, un riche Anglais.







Mon avis :

Je n’ai pas beaucoup apprécié cette lecture qui se veut être un polar sans l’être réellement.
La pseudo enquête de fond (à savoir élucider un vieux meurtre) est menée de manière hachée, ce qui est assez frustrant. Elle ne consiste en réalité qu’en échange de réflexions entre les personnages laissant ainsi peu de place à l’action.
L’ambiance du livre n’est pas particulièrement plaisante, les personnages ne se veulent ni attachants ni bien construits.
Le titre du livre est accrocheur mais c’est à peu près le seul intérêt du roman.


Lu en : 2 jours.

« Les gens du Balto » de Faïza Guène

Résumé :

Lorsque Jojo est retrouvé mort dans son bar, le Balto, sa clientèle est interrogée pour connaître l’identité du meurtrier.









Mon avis :

Voilà un roman qui apparaît comme se situant à mi-chemin entre la littérature blanche et le polar et qui, pourtant, est bien un polar.
Une galerie de personnages forts et drôles compose ce court ouvrage. On y trouve notamment Tanièl dit Quetur, adolescent qui se cherche et qui sort avec Magalie dite la blonde ou bien encore Yéva, la mère de Tanièl et Yeznig.
Chaque chapitre se place du point de vue de l’un des personnages, autant dire que le style est très drôle et les dialogues plutôt savoureux.
La trame de fond est bien trouvée et l’on s’interroge réellement sur l’identité du meurtrier de cette victime que finalement tout le monde déteste.
Je ne connaissais pas du tout cette auteure, mais cette lecture m’a donné envie d’en découvrir un peu plus sur son œuvre.


Lu en : 2 jours.

« Un bel âge pour mourir » de Barbara Abel

Résumé :

France a tué son mari pour pouvoir hériter d’une maison qu’elle a décidé de revendre afin d’acheter un tableau.
Sauf que cette maison est occupée par sa belle-fille, Marion, qui vit avec son fils de 5 ans, Ludo.
France entame un processus de destruction de la vie de Marion pour parvenir à ses fins.





Mon avis :

Moi qui aime tant le style réaliste et efficace de Barbara Abel, je suis très déçue par ce roman qui m’a paru très ennuyeux.
Je n’ai accroché avec aucun des personnages. La personnalité de la méchante belle-mère m’a semblé surjouée.
Quant à l’intrigue, elle n’a pas vraiment d’intérêt à mon sens puisqu’il n’y a pas d’enquête à proprement parler. Le secret de famille à découvrir manque d’originalité.
Le roman est long et décevant.


Lu en : 5 jours.

« Réparer les vivants » de Maylis de Kerangal

Résumé :

Simon Limbres, adolescent, a eu un grave accident de voiture. Ses parents s’accordent pour que son cœur soit greffé.









Mon avis :

D’après les critiques que j’avais lues de ce livre, il me semblait que c’était un incontournable de la rentrée littéraire.
Après l’avoir lu, je peux donc écrire qu’il est au contraire tout à fait contournable.
Je n’ai pas aimé le style ampoulé de l’auteur. L’intrigue ne m’a pas semblé particulièrement intéressante. Je dois juste reconnaître une chose qui m’a paru très positive : la facilité de l’auteur à passer du point de vue d’un personnage à un autre tout en faisant avancer l’histoire.
Pour le reste, c’est très moyen.


Lu en : 1 jour.

« Nous rêvions juste de liberté » de Henri Loevenbruck

Résumé :

Hugo, Freddy, Alex et Oscar ne rêvent que d’une chose : quitter Providence et partir sur les routes à moto. La bande d’adolescents décide un jour de partir. Pour le meilleur et pour le pire.







Mon avis :

J’avais lu beaucoup de bien de cet ouvrage et pour une raison que je ne m’explique pas vraiment, j’ai mis beaucoup de temps avant de le démarrer.
Je regrette une seule chose : ne pas l’avoir débuté avant.
Ce livre est tout simplement magnifique. La réussite de l’auteur est exceptionnelle.
Le thème principal de l’amitié est abordé avec beaucoup d’émotion et de subtilité. Ce n’est pas le seul axe du roman dont la richesse est grande, mais il est traité avec beaucoup de talent.
Les personnages sont très attachants, surtout Hugo, dont le lecteur suit le point de vue tout au long du livre.
On se prend à rêver d’une vie meilleure avec lui, alors qu’il parcourt les routes américaines sur sa moto.
Certains passages sont magnifiques, d’autres sont poignants, d’autres encore sont drôles. Le lecteur passe par toutes les émotions et au final, c’est un très grand roman. Un de mes gros coups de cœur de l'année.


Lu en : 2 jours.

« Julius Winsome » de Gerard Donovan

Résumé :

Julius Winsome est un quinquagénaire solitaire qui vit dans un chalet. Lorsque son chien, Hobbes, est tué d’un coup de fusil, sa violence qu’il déteste tant se déchaîne.








Mon avis :

J’ai énormément apprécié l’ambiance de fond de ce roman, un homme solitaire qui vit dans un chalet avec pour compagnie son chien, ses bouquins et son thé. Ce serait presque mon idéal de vie !
J’ai trouvé cette atmosphère décrite à la perfection.
De même que le titre de l’ouvrage le laisse supposer, l’intrigue tourne entièrement autour de Julius Winsome, dont le comportement se transforme au décès de son chien, tué par un chasseur.
Julius se met en tête de retrouver le coupable, quitte à rogner sur ses principes de vie pacifiques.
Les morts s’enchaînent autour de lui sans que la police ne le soupçonne. Tiraillé entre sa soif de vengeance qui l’amène à tuer des innocents et son éducation, Julius est en plein tourment.
L’écriture est belle, très belle. Le roman est vraiment bon et même si à un moment, j’ai trouvé le temps long, le reste est d’une telle qualité que j’oublie ce petit bémol.


Lu en : 2 jours.

samedi 19 décembre 2015

« Pike » de Benjamin Whitmer

Résumé :

Lorsque la fille de Douglas Pike, Sarah, est retrouvée morte d’une overdose, son père veut savoir pourquoi. Lui qui ne s’en est jamais occupé se retrouve avec une petite-fille sur les bras, Wendy. Accompagné de son ami Rory, il arpente Cincinnati pour comprendre.







Mon avis :

Benjamin Whitmer met en scène un père repenti qui prend conscience, au décès de sa fille, de tout ce qu’il a raté.
Comme pour se faire pardonner, il décide alors d’identifier les personnes qui l’ont conduite à faire une overdose.
Le roman est noir, très noir. Le style est particulièrement efficace. Les personnages sont bien construits, certains pourraient dire pas assez creusés, mais je n’ai pas ressenti ce manque de profondeur. Une mention spéciale pour le personnage de Wendy, la petite-fille de Pike, aux remarques acerbes et très drôles pour son jeune âge.
Ce livre plaira aux amateurs de noir pur. L’ambiance est glauque (drogue, pauvreté, violence), sans excès.
J’avais découvert cet auteur à Quais du Polar et je suis très contente d’avoir pu lire son premier ouvrage. Il semblerait que ce livre soit en cours d’adaptation pour le cinéma, je suis curieuse de voir ce que cela peut donner.
« Cry father » est son second roman. Lecture prochainement.


Lu en : 2 jours.

« L’empreinte sanglante… » Ouvrage collectif

Résumé :

Une histoire d’amour un peu sanglante, une course d’orientation dangereuse, un tueur adepte des boucheries un peu trop proche des enquêtes ou encore un village abandonné habité par une seule personne, voilà autant de thèmes qui composent ce recueil de nouvelles.







Mon avis :

De nombreux auteurs connus et talentueux ont participé à ce recueil : Karine Giébel, Franck Thilliez ou Maxime Chattam, pour ne citer que les plus médiatisés.
Le risque de nouvelles de qualité inégale est déjà présent lorsqu’il s’agit de nouvelles d’un même auteur, il est encore plus fort lorsque plusieurs écrivains s’exercent à un style qu’ils ne pratiquent pas très souvent.
Dans ce recueil, que j’ai apprécié dans sa globalité, j’ai regretté cette différence de qualité entre chacune des nouvelles. Le suspense est plus ou moins présent, la violence aussi (celle de Maxime Chattam est clairement la plus sanglante).
Chaque nouvelle commence par la même phrase : « L’empreinte sanglante d’un pied nu, la suivre au long d’une rue… ». Pour certains auteurs, cette obligation m’a paru être ressentie comme une véritable contrainte car je n’ai pas tellement vu la cohérence dans la suite de l’histoire.
Cela étant dit, je reste toujours adepte des nouvelles.


Lu en : 4 jours.

lundi 14 décembre 2015

« Une putain d’histoire » de Bernard Minier

Résumé :

Sur une île au large de Seattle, vit un groupe d’adolescents qui prend le ferry. Au cours d’un trajet, Naomi, la petite amie d’Henry, disparaît. Son cadavre est retrouvé quelques jours après sur la plage. Très vite, Henry est suspecté. A l’aide de Charlie, son meilleur ami, il tente de mener l’enquête discrètement.






Mon avis :

Bernard Minier fait partie de mes auteurs favoris. Mes attentes étaient envers avec ce roman qui m’a un peu déçue. J’ai mis beaucoup de temps à rentrer dans l’histoire et à m’imprégner de l’ambiance.
Je n’ai pas trouvé les personnages très attachants, notamment Henry, le personnage principal.
Au fur et à mesure de l’enquête, le passé d’Henry se dévoile. Il est vrai que le final est bien trouvé et relève l’ensemble du livre en apportant une noirceur que j’aime, mais mon appréciation globale est nettement en-dessous de celles des autres romans de l’auteur.
En revanche, le style de Bernard Minier est toujours aussi fluide, ce que je continue d’apprécier.
Les amateurs de Michel Bussi devraient se pencher sur la lecture de livre, j'ai trouvé certaines similitudes de style et de construction d'intrigue qui ne sont pas inintéressantes.


Lu en : 8 jours.

« Le royaume des perches » de Martti Linna

Résumé :

La femme d’Ilpo Kauppinen a disparu alors qu’il pêchait sur le lac. Le capitaine Sundenmaa est chargé de l’enquête. Ilpo Kauppinen ne lui facilite pas la tâche puisqu’il a pour obsession de pêcher la plus grosse perche du lac.







Mon avis :

Voilà un court roman qui m’a paru bien long et bien ennuyeux.
Pourtant, j’apprécié d’habitude l’ambiance scandinave et les longueurs ne m’ennuient pas toujours mais dans ce roman, j’ai trouvé que les références à la pêche étaient beaucoup trop nombreuses. J’ai presque eu l’impression de lire un manuel de pêche, ce qui n’était évidemment pas l’objectif que je recherchais.
L’enquête ne démarre pas réellement alors qu’il y avait un certain potentiel. L’histoire personnelle et compliquée de l’enquêteur aurait pu être mieux exploitée et accrocher le lecteur.
Au final, le dénouement s’en oublierait presque.


Lu en : 2 jours.

« Mère parfaite » de Casey B. Dolan

Résumé :

Amber est retrouvée morte dans sa chambre d’hôpital, atteinte d’un cancer très agressif. Dans sa chambre, trois hommes sont passés : Wade, son mari, Tyler, son fils et Joshua, le meilleur ami de son fils avec qui elle a eu une liaison.
Les trois hommes sont auditionnés par une psychologue pour identifier lequel des trois avait le plus de raisons de la tuer.





Mon avis :

Ce livre n’est pas à proprement parler un polar, il s’agit plutôt d’un thriller psychologique qui tourne autour des confidences de la victime et des suspects potentiels que sont les trois hommes de sa vie : son mari, son fils et son jeune amant.
Amber est une femme à l’enfance malheureuse, dont le passage à l’âge adulte est marqué par des grossesses difficiles et des fausses couches.
Entourée d’un ami aimant, elle a du mal à aimer son fils, Tyler, qui lui rend la vie dure.
Lorsqu’elle rencontre Joshua, le meilleur ami de Tyler, il n’est pas encore adolescent. Quelques années plus tard, il vient s’installer chez eux et commence alors leur liaison.
Lorsque Tyler et Wade l’apprennent, la vie d’Amber est dévastée.
Très malade, elle meurt à l’hôpital après avoir reçu la visite de chacun des trois hommes.
Tout au long du livre, les confidences d’Amber s’alternent avec les auditions des personnes suspectées de l’avoir tuée.
L’ambiance est triste, glauque et dérangeante. La vie d’Amber est marquée par le malheur, ce que l’auteur arrive parfaitement à décrire.
J’ai trouvé le livre un peu long, mais cette longueur était peut-être nécessaire pour instaurer cette trame si particulière et si lourde qui laisse un goût amer en clôturant la lecture.


Lu en : 7 jours.