mercredi 29 avril 2015

« Voulez-vous tuer avec moi ce soir ? » de Céline Denjean

Résumé :

Marcel a 47 ans. Il est conducteur de bus à Toulouse. Sa vie est bien réglée ; tous les vendredi soirs, il tue. Le lieutenant Girard et son équipe sont sur sa trace, aidés par le docteur Charlotte Lanoux, alors qu'un début de psychose s'installe et que la pression de la hiérarchie est importante.







Mon avis :

Le premier roman de cet auteur est très prometteur. Le scénario est original, bien trouvé et comporte une dose d’action intéressante.
Il y a peut-être quelques maladresses de style et je n’ai pas aimé la rédaction des titres de chapitres, trop scolaires et descriptifs, mais malgré tout, cet ouvrage montre tout le potentiel de l’auteur.
Je n’ai pas trouvé les personnages principaux très creusés côté enquêteurs. Par contre, le personnage du tueur est intéressant d’un point de vue psychologique.
Le moment de lecture est sympathique. J’ignore si Céline Denjean a prévu d’écrire d’autres romans, mais je les lirai avec plaisir.


Lu en : 3 jours.

« Dix-sept ans » de Colombe Schneck

Résumé :

L’année de son bac, la narratrice doit faire face à une épreuve particulièrement douloureuse : un avortement.









Mon avis :

Le témoignage de la narratrice est intéressant. En quelques pages, elle écrit comment sa vie sera à jamais bouleversée par l’avortement qu’elle subit alors qu’elle n’est qu’une adolescente.
Sans tomber dans l’excès d’émotionnel, elle parvient à rendre son histoire émouvante tout en témoignant de l’extrême solitude vécue dans l’épreuve.
Le moment de lecture peut difficilement être qualifié d’agréable compte tenu du sujet, mais le livre est bien écrit et appréciable.


Lu en : 1 jour.

dimanche 26 avril 2015

« Potens » de Ingrid Desjours

Résumé :

La psycho-criminologue Garance Hermosa doit intégrer le club des surdoués, Potens, dans le cadre de son enquête sur le meurtre atroce de Charlotte Delaumait, jeune femme mère de cinq enfants, membre du club. Si Garance se sent armée pour manipuler les surdoués du club, son passé refait surface et l’affaiblit.





Mon avis :

Je suis très déçue par ce roman d’Ingrid Desjours. J’avais découvert cet auteur avec son excellent ouvrage Sa vie dans les yeux d'une poupée et je m’attendais à lire un thriller passionnant, mais la déception était au rendez-vous.
Je n’ai pas du tout accroché avec le personnage principal, Garance Hermosa, psycho-criminologue très paradoxale sans être attachante, légèrement nymphomane tout en étant très intellectuelle. La relation entretenue avec le commandant Patrik Vivier m’a semblé manquer de réalisme.
Quant à l’enquête elle-même, il vaut mieux avoir une bonne mémoire et bien intégrer chacun des personnages pour s’y retrouver.
Si je suis déçue de ma lecture, je persisterai néanmoins à lire cet auteur.


Lu en : 5 jours.

« Noir Ego » de Pierre Gaulon

Résumé :

En plein été, sur une aire d’autoroute, un père de famille disparaît en abandonnant ses enfants et son épouse. Sa famille le cherche, aidée d’un retraité de la police qui s’est pris d’amitié pour eux. L’angoisse et l’incompréhension augmentent alors que, coincés dans la tempête, ils apprennent qu’un écrivain ayant décimé sa famille rôde dans la région.






Mon avis :

J’ai beaucoup aimé le style de cet auteur que je découvre, fluide et efficace. L’auteur instaure une dose de suspense et de mystère très agréable, qui donne envie de tourner les pages. L’on ne peut s’empêcher de s’interroger sur le passé des protagonistes, sur les secrets qu’ils cachent.
Si certaines ficelles sont un peu grosses et le rôle de certains personnages facilement identifiable, il n’en reste pas moins que le dénouement est intéressant à suivre et que le moment de lecture est très satisfaisant


Lu en : 3 jours.

« Tromper la mort » de Maryse Rivière

Résumé :

Le tueur Yann Morlaix réapparaît alors que la police était persuadée qu’il était mort lors d’une précédente enquête. Il tue des jeunes femmes et terrorise l’Irlande, là où il s’est enfui. Les polices française et irlandaise coopèrent. Damien Escoffier, de la brigade criminelle, part en Irlande afin d’arrêter celui qui a hanté ses nuits.






Mon avis :

Ce polar se lit bien, le style est agréable et l’enquête, bien que traditionnelle, plutôt bien menée.
De là à lui décerner le Prix du Quai des Orfèvres, je trouve cela plutôt étonnant.
Je n’ai pas trouvé les personnages très attachants ni particulièrement bien construits. Par contre, l’auteur maîtrise la coopération européenne entre les polices, ainsi que l’histoire de l’Irlande. Cette très bonne connaissance de la matière donne un gage de crédibilité à l’histoire tout à fait appréciable.
L’ambiance irlandaise m’a beaucoup plu.
J’ai eu du mal à m’habituer au fait que j’en savais plus que le personnage principal sur l’avancée de l’enquête. En effet, les chapitres alternent entre le point de vue de l’enquêteur et le point de vue omniscient d’un tiers.

Je lirai avec plaisir d’autres livres de l’auteur par curiosité.


Lu en : 2 jours.

« A mains nues » de Paola Barbato

Résumé :

Le soir de son anniversaire, Davide est kidnappé et enfermé à l’arrière d’un camion. Un inconnu l’agresse et essaie de le tuer, mais Davide se défend et le tue. Il est alors amené dans un local où d’autres prisonniers sont là pour combattre. Davide se trouve un nom d’emprunt et comprend très vite que pour survivre, il faudra tuer.






Mon avis :

Le scénario de ce roman est extrêmement original. Il s’apparente plus à un roman noir qu’à un thriller, même s’il comporte quelques scènes d’une grande violence physique et psychologique.
Il n’y a pas d’enquête à mener, simplement l’histoire d’un jeune homme confronté à la violence des autres et à la sienne. Pour survivre, il doit tuer. Au fur et à mesure que se déroulent les combats, il s’attache à Minuto, un homme dont il perçoit difficilement le rôle au début et qui le protège.
Davide souhaite s’enfuir. Lorsqu’il le peut, il ne retrouvera pas sa vie d’avant. Le souhaite-t-il d’ailleurs vraiment ?
J’ai trouvé la relation entre Davide et Minuto très curieuse. Cet attachement qui lie les deux hommes m’a étonnée, dans la mesure où j’aurais cru que Davide se rebellerait contre Minuto, responsable en partie de sa séquestration.
J’ai regretté certaines longueurs dans le livre qui met en scène de très nombreux combats, lesquels m’ont un peu lassée. Je n’ai pas trouvé insupportables les scènes violentes qui parsèment l’ouvrage, contrairement à d’autres lecteurs.
Par contre, le dénouement est sensationnel. Rien que pour les dernières lignes du livre, je ne regrette pas de l’avoir lu. Je n’ai rien vu venir et je me suis surprise à relire plusieurs fois la fin pour être bien certaine de l’avoir comprise.
Globalement, le livre est de qualité mais je ne le trouve pas inoubliable pour autant.


Lu en : 6 jours.

« Miserabilis » de Anthony Signol

Résumé :

Rédemption : Jack est un violeur. Alors qu’il jette son dévolu sur une nouvelle proie, une femme intervient. Pour se racheter, il doit commettre un acte qu’il ne peut refuser.

Galica : Anna est une jeune biologiste qui a intégré la base scientifique de Galica pour une mission avec des collègues. L’un d’entre eux rentre d’une sortie, victime d’un grave accident. Son comportement devient de plus en plus étrange. Anna assiste à sa transformation.

Éternité : Simon, jeune homme légèrement attardé, se retrouve enseveli dans une galerie souterraine suite à un éboulement. Il parvient miraculeusement à s’en sortir mais une fois dehors, le monde a quasiment disparu.

Mon avis :

Ce recueil de nouvelles est excellent.
Anthony Signol confirme son talent avec des histoires bien construites, inventives et aux dénouements étonnants.
J’aime décidément beaucoup cet auteur qui a de l’imagination à revendre.
Les nouvelles sont très différentes les unes des autres mais il est tout autant difficile de déterminer celle que j’ai préféré.
Le premier recueil de nouvelles d’Anthony Signol m’avait beaucoup plu. Avec ce second recueil, je trouve que l’auteur a mûri la construction des nouvelles, lesquelles sont plus fouillées, plus étudiées.
Bref, il y a tout pour passer un moment de lecture de grande qualité.


Lu en : 2 jours.

lundi 6 avril 2015

« Ressacs » de David-James Kennedy

Résumé :

Tom Castille est interne dans un hôpital militaire près de Bayonne. Avec ses confrères Pierre Bellanger et Jean-Christophe d’Orgeix, ils forment une équipe soudée.
Lors d’une nuit d’orage, Jean-Christophe disparaît. Ensuite, Pierre est assassiné. Tom Castille se lance sur les traces de Jean-Christophe en même temps que les gendarmes que dirige le lieutenant Bost. Il découvre alors qu’il y a plusieurs centaines d’années et même récemment, d’autres disparitions ont eu lieu, dans des circonstances similaires. Aidé de Sophie, une magnifique jeune femme vivant en face de la plage, il alterne les gardes à l’hôpital et l’enquête.

Mon avis :

J’ai trouvé la construction du livre un peu brouillon, confuse. Il manquait de liant entre les personnages. Je pense que l’intrigue aurait gagné en qualité si l’auteur avait plus accentué la collaboration entre le lieutenant Bost et Tom Castille. Les chapitres alternent entre le point de vue du lieutenant et celui de Tom, sans fluidité.
De la même manière, les rencontres que Tom Castille est amené à faire ne sont pas assez creusées à mon goût.
Malgré tout, le suspense est présent jusqu’à la fin du roman et le dénouement, bien que classique, est bien amené et est très efficace.
L’environnement dans lequel se déroule l’action est un personnage à part entière sur lequel l’auteur insiste beaucoup. Les orages, les tempêtes, la mer déchaînée sont un véritable fil rouge. J’avais presque l’impression d’être trempée en lisant le livre !
« Ressacs » montre que son auteur a un potentiel certain qui se développera sûrement dans de futurs ouvrages.


Lu en : 6 jours.

« L’enfer de Church Street » de Jake Hinkson

Résumé :

Alors que Geoffrey Webb se fait braquer sur un parking, son agresseur est stupéfait : Geoffrey lui propose un marché. En échange des trois mille dollars qu’il possède, ils se rendent en voiture en Arkansas. Sur le chemin, Geoffrey se confesse.







Mon avis :

Ce livre est un petit bijou.
Il s’agit du premier roman de l’auteur, mais alors quel talent ! Le style est noir, sans être déprimant, drôle, cynique, anti-clérical. J’ai pensé par moments à Ken Bruen, ce qui constitue une référence en la matière pour moi.
L’intrigue originale est très bien construite et le personnage principal, Geoffrey Webb, parvient à être très attachant bien qu’étant très manipulateur.
Le moment de lecture est excellent, j’ai hâte de lire d’autres romans de cet auteur que j’aimerais beaucoup découvrir. S’il continue sur cette lancée, il fera très certainement partie de mes auteurs favoris.


Lu en : 2 jours.

« Maintenant le mal est fait » de Pascal Dessaint

Résumé :

Un membre d’un groupe d’amis disparaît dans le petit village dans lequel la plupart du groupe vit.
Ses amis vivent la situation personnellement très différemment les uns des autres.







Mon avis :

Je n’ai pas beaucoup apprécié la lecture de ce livre, qui comportait pourtant quelques ingrédients pour me plaire.
En effet, chaque chapitre est écrit du point de vue de l’un des amis du groupe. Leur association permet de retracer l’histoire vécue par tous. Je n’ai pas trouvé les personnages très attachants. Certains passages très crus ne m’ont pas paru utiles à l’histoire.
Ayant assisté, pendant la lecture de ce livre, à une conférence au festival Quais du polar à laquelle participait Pascal Dessaint, sur le thème de l’écologie, j’ai lu les dernières pages du livre avec un autre regard. Mais évoquer cette thématique dans un livre sur le suicide ne m’a pas semblé très cohérent. Il s’agit d’un sujet qui touche certes beaucoup l’auteur, toutefois je ne pense pas avoir su percevoir le sens de son propos.


Lu en : 4 jours.

« Gravé dans le sable » de Michel Bussi

Résumé :

Lors du débarquement du 6 juin 1944, Lucky, jeune soldat américain à qui la vie souriait, a mis sa vie en jeu contre une somme d’argent considérable.
Sa fiancée, Alice, apprend quelques années plus tard le pari fou de Lucky et se met en tête de chercher la vérité alors qu’elle n’a rien touché de l’argent en jeu.






Mon avis :

Ce livre est sorti il y a sept ans sous le nom d’ « Omaha crimes ». Depuis, Michel Bussi a clairement amélioré son style et a su instaurer du suspense dès le début.
Mais le scénario très original de ce livre permet de passer un moment de lecture très agréable. Un peu long peut-être à démarrer, l’histoire avance ensuite assez vite et la dernière partie du livre est pleine de suspense.
Les personnages sont plus curieux qu’attachants. Toutefois, la peine et le manque ressentis par les veuves des soldats morts sur les plages du débarquement sont extrêmement bien décrits, j’ai trouvé cela très touchant. Cela l’est d’autant plus qu’il y a une forte dose de réalisme dans les émotions évoquées.

Il ne s’agit pas là de mon roman préféré de Michel Bussi, mais l’auteur a tout de même du talent.

Lu en : 9 jours.

mardi 31 mars 2015

« Les cendres froides » de Valentin Musso

Résumé :

Lorsque le grand-père d’Aurélien Cochet décède, celui-ci découvre une facette de sa famille qu’il ignorait jusqu’à présent : l’aïeul qu’il admirait tant aurait travaillé dans une maternité nazie accueillant des jeunes femmes enceintes de SS.
Simultanément, une octogénaire décède lors d’un apparent cambriolage.
Aidé d’Héloïse, une universitaire en contact avec le grand-père d’Aurélien avant sa mort, le jeune professeur va mener l’enquête sur l’héritage familial.



Mon avis :

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce roman de Valentin Musso, auteur que j’ai découvert dernièrement et qui décidément me plaît beaucoup.
L’histoire est captivante, l’aspect historique est bien amené et bien traité, l’auteur sait très bien mêler l’Histoire au polar.
Les pages se tournent toutes seules grâce au style fluide et agréable de Valentin Musso.
Les personnages ne sont pas charismatiques mais ils sont humains et réalistes.
L'enquête est bien construite.
Le moment de lecture est très bon.


Lu en : 2 jours.

« Le samouraï qui pleure » de Laurent Scalese

Résumé :

Des meurtres particulièrement atroces ont lieu à Paris. Déguisés en suicides, ils ne trompent pas Elie Sagane, lieutenant de police aguerri, aidé de Sarah, criminologue spécialiste de l’Asie. Sur la piste de la mafia japonaise, l’enquête s’annonce particulièrement piégeuse.







Mon avis :

J’ai aimé le style de l’auteur, même si j’ai eu du mal à adhérer à l’univers japonais décrit avec minutie tout au long du roman.
L’écriture fluide fait que le livre se lit facilement et que l’on est vite dans l’histoire.
L’auteur a construit le personnage d’Elie Sagane, flic expérimenté, de manière à en faire un élément central du scénario qui ne laisse pas indifférent.
Je n’ai pas trouvé l’intrigue passionnante, mais l’auteur me semble avoir du potentiel.


Lu en : 2 jours.

dimanche 29 mars 2015

« Le sang des Atrides » de Pierre Magnan

Résumé :

Les meurtres de cyclistes s’enchaînent régulièrement dans la ville de Digne. Le commissaire Laviolette est sur la piste de celui qui les tue avec un galet. Amené à collaborer avec le juge Chabrand, il est déterminé à trouver le coupable s’il veut pouvoir rester en poste à Digne.







Mon avis :

Ce roman policier a gagné le prix du Quai des Orfèvres 1978.
J’ai été quelque peu déroutée par le style d’écriture de l’auteur et ai eu un peu de mal à m’y habituer.
Le personnage principal, le commissaire Laviolette, n’a rien du héros d’un polar. Il ne tient pas à se mettre en avant, il veut plutôt rester tranquille dans la ville qu’il aime tant mais il ne cesse pourtant de mener l’enquête en réfléchissant, quitte à prendre le temps pour cela.
L’enquête se déroule sur plusieurs mois. Elle avance peu, doucement, je regrette ce manque de rythme qui a accompagné la lenteur de l’enquête.
La dernière partie du roman s’accélère un peu et l’histoire devient enfin intéressante. Je ne peux pas dire que j’ai passé un moment de lecture excellent, mais le dénouement reste bien trouvé.


Lu en : 5 jours.

« J’attraperai ta mort » de Hervé Commère

Résumé :

Paul Serinen est un voleur particulièrement futé et audacieux. Il a réussi quelques gros coups et a décidé de se reposer à Etretat où il a fait enterrer un diamant sous sa véranda. Mais le diamantaire à qui il a dérobé la pierre ne l’entend pas de cette façon.







Mon avis :

La première partie du livre met en scène Paul Serinen, voleur de haut niveau, qui possède une technique permettant de faire travailler pour lui des personnes qui ne se connaissent pas, dans l’objectif de récupérer des magots de valeur inestimable.
J’ai trouvé cette partie très lente, à la limite de l’ennui. Elle manque de rebondissements et m’a semblé très narrative.
En revanche, la suite du livre m’a beaucoup plu. Les pages se sont tourné toutes seules, je n’osais pas croire aux rebondissements, un vrai régal. Je n’ai pas regretté d’avoir continué ma lecture.
La construction de l’intrigue, qui se déroule sur plusieurs années, est de grande qualité.


Lu en : 5 jours.

dimanche 15 mars 2015

« Code 93 » de Olivier Norek

Résumé :

Victor Coste est capitaine de police dans le 93 depuis quinze ans. Il a mené de nombreuses enquêtes mais celle qu’il s’apprête à diriger est dangereuse pour lui : un cadavre émasculé se réveille sur la table d’autopsie, un jeune toxicomane s’est auto-enflammé. Lorsqu’il reçoit des lettres portant le « code 93 », Coste est amené à découvrir quelques secrets de sa hiérarchie.






Mon avis :

Le début de ce livre m’a complètement captivée. L’auteur étant policier, il décrit avec un réalisme génial le déroulement d’une enquête policière et l’ambiance au sein d’une équipe d’un commissariat du 93. Le style d’écriture est fluide, direct et d’une efficacité redoutable.
Olivier Norek instaure la dose suffisante de suspense, d’action et d’humour pour tenir en haleine le lecteur et je dois admettre que je me suis laissée prendre au jeu avec plaisir.
Les personnages ont des caractères bien trempés, la complicité et la solidarité qui les lient permettent de faire avancer l’intrigue.
Le dénouement m’a semblé banal par rapport aux premiers chapitres. Il n’en reste pas moins que le moment de lecture est excellent et que je suivrai cet auteur de près.


Lu en : 5 jours.

« Et ils oublieront la colère » de Elsa Marpeau

Résumé :

Durant l’été 2015, un professeur, Mehdi Azem, est retrouvé mort près d’un lac. Garance Calderon est la gendarme chargée de l’enquête. Persuadée que le décès de Mehdi Azem est lié à la tonte de Marianne, jeune femme de caractère, qui a eu lieu durant l’été 1944, Garance creuse le passé, retrouve la famille de Marianne, au risque de créer quelques inimitiés et de déterrer des secrets de famille.





Mon avis :

J’ai beaucoup apprécié ce roman qui alterne les passages se déroulant en 1944 et en 2015. L’aspect historique qui imprègne l’intégralité du roman est très bien traité. La jonction entre les deux périodes se fait de manière naturelle.
Elsa Marpeau fait du personnage principal, la gendarme Garance Calderon, une enquêtrice attachante, profondément humaine, presque poétique.
Les pages s’enchaînent rapidement, de manière très fluide. Ce roman est assez différent des autres écrits d’Elsa Marpeau qui se renouvelle avec brio.


Lu en : 3 jours.

« Blueberry Hill » de Fredrik Ekelund

Résumé :

« Blueberry Hill » est une zone de squats située sur un chantier naval désaffecté à Malmö. Une bande de SDF a investi les lieux, ce qui déplaît fortement à de nombreux habitants du quartier. Lorsque des incendies se déclarent dans ce bidonville, Hjalmar Lindström et Monica Gren mènent l’enquête. Au fur et à mesure que leur histoire d’amour grandit, ils sont sur la piste d’un groupuscule néonazi particulièrement dangereux.





Mon avis :

J’ai beaucoup apprécié cette deuxième enquête de Hjalmar Lindström et de Monica Gren. Outre l’enquête, intéressante et bien menée, comme dans le premier opus Le garçon dans le chêne, l’auteur aborde une réflexion tout à fait pertinente sur l’exclusion sociale de personnes qui avaient auparavant un foyer et un métier. Ce thème est évoqué avec intelligence, dans un pays où la solidarité est perçue comme forte, de même que la tolérance.
L’équipe d’enquêteurs formée par Hjalmar et Monica a pris de l’importance. L’histoire d’amour qui les unit n’a rien de niais, j’ai apprécié que l’auteur évite cet écueil.
Fredrik Ekelund a une réelle capacité à montrer l’humanité, à travers ses qualités et ses défauts, dans chacun de ses personnages.
Le dénouement est classique mais je ne l’avais pas deviné.
J’attends de lire avec impatience « Casal Ventoso », la suite des enquêtes de Hjalmar et de Monica.


Lu en : 2 jours.

samedi 14 mars 2015

« Le convoyeur du IIIème Reich » de CJ Box

Résumé :

Paul Parker est un avocat qui s’apprête à sortir son chien. Sur le pas de sa porte, deux hommes l’embarquent à bord d’un pick-up, en direction d’une maison perdue au milieu de nulle part. Paul reconnaît ses ravisseurs, Lyle et Juan, puisqu’il a gagné un procès contre le grand-père de Lyle. Lors du trajet, les langues se délient.






Mon avis :

Cette courte nouvelle se lit très vite et très bien. Dans un style complètement différent des écrits habituels de CJ Box, le scénario historique est toutefois intéressant et comporte une petite dose de suspense agréable.
Cette nouvelle met en scène le petit-fils d’un homme dont l’ancien associé l’a arnaqué et a par la suite fait fortune. Lyle, le petit-fils, veut laver l’honneur de son aïeul et récupérer ce qui lui est dû.
Paul Parker est quant à lui persuadé que Lyle a une confiance aveugle envers son grand-père et qu’il n’a pas bien intégré tous les tenants et les aboutissants.
Tout au long du trajet, Paul comprend que Lyle n’entendra pas raison. Et pour cause, le dénouement de la nouvelle est très surprenant à la fois pour Paul et pour le lecteur.
Le moment de lecture est plutôt agréable.


Lu en : 1 jour.

« Imagine le reste » de Hervé Commère

Résumé :

Karl et Fred sont deux amis de très longue date. Ils se font voler leur voiture qui contient un sac contenant lui-même deux millions d’euros. Le propriétaire du sac est bien déterminé à le récupérer. Pendant ce temps, Nino, chanteur d’un groupe à succès, a disparu du jour au lendemain.







Mon avis :

J’ai mis du temps à rentrer dans l’histoire de ce roman, trop lent à démarrer à mon goût.
Le genre de ce livre est difficilement définissable : ce n’est ni un thriller, ni un polar, ni un roman noir, ni un roman d’enquête et pourtant, il y a une dose de chaque dans « Imagine le reste ».
Le scénario est bien construit, à l’image d’une belle boucle où le dénouement est très bon. Une lecture attentive est toutefois nécessaire pour profiter de toute l’intelligence de la construction.
Hervé Commère dépeint quelques personnages intéressants, comme Marcel, un veuf qui a beaucoup réfléchi sur la vie, contrairement aux apparences. L'amitié de Karl et Fred, une amitié qui frôle la fraternité, est aussi bien abordée.
Malgré quelques beaux passages comportant de belles réflexions sur la vie, je n’ai pas réussi à vraiment accrocher.


Lu en : 2 jours.

dimanche 8 mars 2015

« Echanges » de Danielle Thiéry

Résumé :

La commissaire Edwige Marion a repris le travail, après avoir été opérée à la suite de blessures par balles à la tête qui lui ont laissé des séquelles particulières. En effet, elle est victime d’hallucinations et de pulsions sexuelles inexpliquées. Mais Marion n’est pas encore sur le terrain. Elle est chargée de reprendre de vieilles affaires non élucidées. A cette occasion, elle croit faire le lien entre la disparition actuelle d’un enfant de 5 ans et une enquête qu’elle a menée il y a 20 ans. Son ancienne équipe, composée de Valentine Cara et de Luc Abadie, n’est pas facile à convaincre.



Mon avis :

Cette enquête de la commissaire Edwige Marion m’a laissée perplexe et m’a un peu déçue, alors que je l’attendais avec impatience.
J’ai beaucoup apprécié la qualité de la construction de l’intrigue, les rebondissements, l’action, la technique policière bien retracée ainsi que la psychologie du coupable.
Je regrette par contre le manque d’humour et la solennité qui se dégage par moments à travers certains passages.
L’auteur fait clairement ressentir l’affaiblissement de Marion. Je n’ai pas lu les ouvrages précédant sa blessure à la tête et je pense qu’ils sont à lire pour comprendre l’évolution du personnage qui donne l’impression d’être très différente d’avant, avec un dynamisme moins prononcé mais une intuition toujours aussi brillante. Je ne parviens pas à m'attacher au personnage principal.
Je continuerai à lire les enquêtes d’Edwige Marion, curieuse de voir évoluer cet excellent policier.


Lu en : 5 jours.

« Froid mortel » de Johan Theorin

Résumé :

Lorsque Jan Hauger intègre la Clairière en tant que puériculteur, il ignore tout du fonctionnement de ce centre qui a pour particularité de veiller sur les enfants de patients de l’hôpital psychiatrique qui se situe juste à côté. Il a notamment pour mission de veiller au bon déroulement des rencontres organisées entre les enfants et les patients, dont l’identité est autant mystérieuse que passionnante pour Jan.





Mon avis :

Le scénario original de ce livre m’a permis de passer un très bon moment de lecture. Il est rare d’avoir un personnage principal au passé aussi mystérieux que celui de Jan Hauger, que l’on soupçonne de certaines choses, sans trop savoir lesquelles précisément. Au fur et à mesure, le mystère prend de l’importance, jusqu’à un dénouement particulièrement difficile à anticiper, où le passé et le présent se rejoignent.
Sans être très attachant, le personnage principal est intéressant à suivre. L’auteur laissant peu de place aux personnages secondaires, il était risqué de centrer l’intrigue sur Jan Hauger, mais le pari me semble réussi. Le lecteur se demande quasiment tout le temps pourquoi ce jeune puériculteur se montre si déterminé à pénétrer dans l’hôpital psychiatrique d’à côté.
Je regrette toutefois que l’intrigue n’ait pas plus fait intervenir les patients de l’hôpital psychiatrique, certaines scènes de violence ou de folie auraient pu trouver leur place dans ce type d’ouvrage. L’auteur n’a toutefois pas choisi cette direction.
L’écriture de Johan Theorin, que je découvre avec de thriller, est d’une fluidité impressionnante. Les pages se tournent toutes seules. Johan Theorin est un auteur que je vais suivre.


Lu en : 2 jours.

lundi 2 mars 2015

« Transfixions » de Brigitte Aubert

Résumé :

Bo’ est un travesti qui aime passionnément Johnny, mais Johnny ne l’aime pas. Des meurtres particulièrement sanglants se multiplient dans l’entourage de Bo’ qui finit par être soupçonné par la police. Pour se défendre, Bo’ mène sa propre enquête.







Mon avis :

Avec « Transfixions », j’ai enfin retrouvé le style et la qualité d’écriture qui me manquaient dans les derniers romans que j’avais lus de Brigitte Aubert.
L’intrigue est solide, bien menée, elle comporte des rebondissements bienvenus.
Le personnage principal, Beaudoin alias Bo', est particulièrement touchant. Dès les premières pages, le lecteur ne peut que s’attacher à ce travesti prêt à tout supporter pour attirer l’attention de celui qu’il aime. En effet, Bo’ supporte la violence, l’humiliation, les déceptions et en retour, Johnny lui accorde à peine un regard. Certes il s’agit d’une fiction, mais il n’en reste pas moins que l’auteur parvient à évoquer en filigrane des questions telles que la tolérance, la différence, la difficulté de s’accepter. Et je ne doute pas que de nombreuses personnes travesties ont déjà vécu certaines situations rencontrées par Bo’.
Brigitte Aubert fait encore preuve de réalisme lorsqu’elle relate l’enquête menée par Bo’, dans la mesure où justement, Bo’ n’a pas de ligne directrice claire lorsqu’il enquête. Ce sont plutôt les évènements qui ont lieu autour de lui qui l’amènent à s’interroger sur l’identité d’un meurtrier très cruel. Il m’aurait semblé irréaliste qu’une personne dans la situation de Bo’, c’est-à-dire précaire, parvienne à garder les idées claires pour faire le travail de la police.
Le moment de lecture m’a paru très bon, il me permet de renouer avec Brigitte Aubert.


Lu en : 2 jours.

dimanche 1 mars 2015

« Sara la noire » de Gianni Pirozzi

Résumé :

Guillermo est un flic impliqué dans divers trafics. Hanté par la disparition d’une enfant il y a plusieurs années, il a fait la promesse à ses parents de la retrouver. Lorsqu’il a fait la rencontre d’une brillante étudiante marocaine, Hafzia, il en est vite devenu accro, au point d’être prêt à tout pour la protéger de son mari violent. Mais il doit aussi lui-même se protéger de Djibril, qui a accepté de régler son compte à Guillermo, contre beaucoup d’argent.




Mon avis :

Ce roman de Gianni Pirozzi est noir. Très noir. Il m’a fait penser, par moments, au brillant La faux soyeuse, d’Eric Maravélias.
Peu de personnages sont présents dans ce roman, mais chacun a une histoire personnelle très dure. J’ai trouvé celle d’Hafzia particulièrement triste et touchante ; c’est l’histoire d’une brillante étudiante marocaine venue en France avec beaucoup de rêves mais aussi d’illusions. Elle se marie avec un homme particulièrement violent, vit l’enfer de la drogue et s’éloigne peu à peu de son idéal de vie.
Le personnage de Guillermo est peut-être le plus noir : un flic pourri, violent, impliqué dans des trafics mais aussi très marqué par la disparition d’une enfant il y a de cela plusieurs années. Le roman est bien plus axé sur les trafics dans lesquels trempe Guillermo que sur ses enquêtes. C’est en cela que Guillermo n’a de flic que la carte.
Le style de l’auteur est original, j’ai eu un peu de mal à m’y faire. Comme avec tout roman noir que je lis, il me faut un certain temps avant de rentrer dans l’histoire.
Sans trouver ce roman sensationnel, je dois toutefois en reconnaître la qualité.


Lu en : 2 jours.

« Apnée noire » de Claire Favan

Résumé :

Depuis que le lieutenant Sandino a perdu sa femme et sa fille lors d’un braquage qu’il n’a pas pu contrôler, il a sombré dans l’alcool. Seul le capitaine Red Grier continue de le protéger et de vouloir l’aider.
Megan Halliwell est un agent du FBI dont l’ambition est forte. Elle a permis l’arrestation d’un tueur psychopathe qui vient d’être exécuté, Vernon Chester.
Mais lorsque le meurtre récent d’une jeune femme correspond étrangement au même mode opératoire que Chester, le doute s’installe sur la véritable culpabilité de celui qui a été condamné.
Vince Sandino et Megan Halliwell font équipe pour percer le mystère.

Mon avis :

J’ai passé un moment de lecture génial avec ce thriller au suspense et au rythme haletants. L’intrigue est tout simplement captivante. Le style est fluide et d’une efficacité redoutable.
L’auteure parvient à construire un scénario très bien ficelé, tout en accordant une importance à la psychologie des enquêteurs. Ceux-ci sont très attachants, à la fois brillants dans leur domaine et fragiles dans leur histoire personnelle. Le duo qu’ils forment est intéressant sans être à aucun moment cliché.
Quant au dénouement, il est particulièrement difficile à deviner (voire impossible pour ma part).
Ce roman m’a donné envie de découvrir les autres ouvrages de Claire Favan, dont j’avais lu et entendu beaucoup de bien. Je comprends désormais le pourquoi de tous ces éloges.


Lu en : 3 jours.

dimanche 22 février 2015

« Dans le creux de ta main » de Michèle Reiser

Résumé :

Marie dirige l’institut des sciences philosophiques, morales et politiques. Baptiste est un chef d’orchestre mondialement connu. Ils aiment se retrouver dans des chambres d’hôtel et entament une relation amoureuse en s’écrivant via leurs téléphones.







Mon avis :

Dès les premières pages de ce court roman, j’ai craint de découvrir un ouvrage très niais, plat et inintéressant.
Je n’irais pas jusqu’à écrire que c’est au contraire tout l’inverse que j’ai su apprécier, mais au fil des pages, l’intrigue a présenté un intérêt qui a légèrement dépassé mes espérances.
Le dénouement plutôt noir ne m’a pas déplu, chose plutôt curieuse pour un roman de littérature blanche.


Lu en : 1 jour.

« Satan était un ange » de Karine Giébel

Résumé :

François Davin est un avocat brillant. Atteint d’une maladie quasiment incurable, il prend la fuite. Il fait alors la rencontre de Paul, jeune homme poursuivi par des trafiquants de drogue. Ils prennent la route, sans trop savoir où aller, mais avec le besoin d’être ensemble.







Mon avis :

Il me tardait de lire le nouvel opus de Karine Giébel et comme d’habitude, je ne suis pas déçue par cette auteure dont j’apprécie énormément le talent.
Karine Giébel délaisse les histoires d’amour impossibles et les meurtres sanglants pour relater une belle histoire d’amitié entre deux hommes qu’a priori tout oppose et qui finissent par être, chacun dans leur style, attachants.
Karine Giébel laisse peu de place aux femmes, ce qui est plutôt étonnant.
Si à quelques moments, les « je t’aime moi non plus » m’ont un peu agacée car répétitifs, j’ai néanmoins beaucoup apprécié le rythme du roman, le style toujours aussi percutant et l’originalité de l’intrigue.
Quant à l’épilogue, il est vraiment très bon. Au risque de me répéter : comme d’habitude !


Lu en : 2 jours.

« La femme du monstre » de Jacques Expert

Résumé :

Lorsqu’elle a épousé Simon Darget, elle n’avait que 22 ans. Seize ans plus tard, il est accusé du viol et de l’assassinat d’une mineure. Celle qui a côtoyé le monstre ignorait-elle vraiment tout de son époux ?








Mon avis :

La narratrice du livre a épousé un monstre à qui elle a été dévouée pendant de nombreuses années et pour qui elle a sacrifié beaucoup, de sa dignité à sa carrière professionnelle.
Son point de vue est narré avec brio par un auteur masculin qui doit très bien connaître les femmes.
Le récit est caractérisé par un réalisme impressionnant. C’est celui d’un couple de classe moyenne, à l’histoire banale, tout du moins en apparence.
Derrière les apparences, le lecteur découvre au fur et à mesure la personnalité d’un homme pervers, obsédé et vulgaire. Beaucoup de passages sont très crus, ce que je n’ai pas particulièrement apprécié. Peut-être étaient-ils nécessaires pour bien faire comprendre au lecteur qui est l’homme jugé au cours d’un procès auquel l’on assiste.
Car en effet, le récit se déroule à plusieurs niveaux dans le temps : la narratrice raconte la première rencontre avec Simon, le mariage, les multiples déménagements du couple, la venue au monde des enfants mais ces passages sont entrecoupés du procès de son époux.
Ce roman n’a d’intérêt que si la personnalité de l’épouse est abordée. En effet, l’on se doute bien que celle-ci joue un rôle qu’elle ne dévoile pas. Je regrette un peu que le dénouement arrive si vite et ne soit pas aussi bien creusé que le reste du livre que j’ai dévoré par ailleurs.


Lu en : 3 jours.